« Le dialogue est engagé, et le Naalakkersuisut (le gouvernement groenlandais) va œuvrer avec détermination pour qu’il aboutisse à des résultats concrets », a dit devant l’Inatsisartut, le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen.

« Nous sommes protégés »

La première réunion du groupe de travail sur la question groenlandaise s’est tenue le 28 janvier à Washington. Elle rassemblait des hauts-fonctionnaires danois, groenlandais et américains. Le lendemain, le ministre des Affaires étrangères danois Lars Lokke Rasmussen a affirmé que « cela s’est bien passé, dans une atmosphère et un ton très constructifs ». « Je suis légèrement plus optimiste aujourd’hui (jeudi) qu’il y a une semaine », avait-il encore assuré.

Pour M. Nielsen, qui a rencontré, avec la Première ministre danoise, les dirigeants français et allemand, les discussions avec l’administration Trump doivent avoir lieu parallèlement au renforcement du « dialogue étroit avec les pays occidentaux » et de la coopération avec l’Union européenne. « Nous ne sommes pas seuls, et nous sommes protégés. Tous les pays de l’UE nous soutiennent », a-t-il souligné.

Et de rappeler, comme à chaque fois que revenait la proposition du président Donald Trump de prendre le contrôle du territoire autonome danois, que « le Groenland […] ne peut ni s’acheter ni se vendre ». Danemark et Groenland refusent tout transfert de souveraineté.

Les pourparlers entre le Danemark, le Groenland et les États-Unis interviennent après que M. Trump a renoncé à s’emparer par la force de l’île arctique, membre de l’Otan.

Les menaces du président américain concernant le Groenland ont provoqué une des crises les plus graves de l’histoire de l’Alliance atlantique, depuis sa création en 1949.