En cas de victoire, l’ancien international français se verrait confier le poste d’adjoint aux sports à Toulon (Var). David Gérard, numéro 2 sur la liste de la députée du Rassemblement national (RN) Laure Lavalette, candidate aux prochaines élections municipales, confie ce lundi dans un entretien à La Dépêche ce qui l’a poussé à se lancer en politique.
« Cette proposition-là est arrivée de nulle part, parce que je ne suis pas quelqu’un qui est attiré fondamentalement par la politique. Et c’est même quelque chose avec quoi je n’étais pas en accord du tout, clairement », explique-t-il.
« Laure (Lavalette) est venue me chercher avant l’été, m’a présenté son projet, ce qu’elle voulait faire… Puis surtout, j’ai essayé de connaître la personne, parce que pour moi, c’est important. C’est surtout la personne qui m’importe, pas forcément ce qu’elle représente », poursuit l’ancien deuxième ligne.
« Ce qui m’intéressait, c’est la personne »
Passé par Bègles-Bordeaux, Toulouse et Northampton, David Gérard a depuis la fin de sa carrière de joueur endossé plusieurs rôles d’entraîneur. Depuis 2024, il est sélectionneur de la Roumanie et intervient également comme consultant pour Canal + sur la Pro D2.
Auprès du médial local, il évoque les réactions suscitées par sa présence sur la liste : « Déjà, je n’ai pas eu beaucoup de comportements négatifs, clairement. J’en ai eu beaucoup de positifs. Après, c’est sûr que dès que tu te mets sur une liste qui a plutôt une tendance, les gens qui sont contre ta tendance, sans te connaître, ils vont te démonter. »
Bien qu’elle soit sans étiquette, la liste de Laure Lavalette est soutenue par le RN. « Moi, le deal avec elle, c’est déjà de n’être encarté nulle part. Et je ne serai encarté nulle part. Si je venais, c’était sur une liste sans étiquette », explique David Gérard. Selon lui « 35 des 59 personnes sur la liste sont apolitiques ».
Il défend d’ailleurs la candidate en tête de liste : « Moi, ce qui m’intéressait, c’est la personne. Ça fait six mois que je suis à ses côtés et il n’y a pas une fois où je me suis relevé sur ma chaise en me disant qu’elle est barge, tordue, folle, facho ou raciste. »
L’entraîneur de la Roumanie n’est pas le seul sportif à figurer sur la liste menée par la députée du RN. Frédéric Seillier, ancien champion d’Europe de boxe, en fait partie lui aussi.
Pour conquérir la mairie de Toulon, la très médiatique députée Laure Lavalette affrontera notamment le sénateur Les Républicains Michel Bonnus, adoubé par Hubert Falco, qui conserve une influence notable malgré ses déboires judiciaires. À gauche, l’universitaire Magali Brunel mènera une liste « Toulon en commun ».