Isabelle Perrein a présenté lundi 2 février plusieurs mesures axées sur l’emploi et le pouvoir d’achat. La candidate sans étiquette aux élections municipales revendique une gestion « rigoureuse », fondée sur des économies budgétaires, une baisse de 15 % des impôts locaux et l’abandon de projets jugés coûteux.
Première candidate a avoir remis en cause la gratuité des transports, Isabelle Perrein a dévoilé ce lundi 2 février une partie de ses mesures en faveur de l’emploi et du pouvoir d’achat. Fustigeant « la vision infantilisante » de ceux qui « promettent la gratuité à longueur de temps », la candidate sans étiquette s’est positionnée « en gestionnaire, loin des gabegies financières ». Des mesures en faveur du pouvoir d’achat, oui, mais avant tout des économies !
Priorité aux économies
Pour remplir les caisses, la notaire mise sur un vaste audit financier qu’elle compte lancer au lendemain de son élection. Et anticipe déjà les coupes budgétaires. Cinq millions d’économies annuelles sur « les subventions clientélistes à des associations sans bilan, sans utilité démontrée et sans ancrage montpelliérain », quatre autres sur « la rationalisation de coûts d’une communication qui a surtout servi à promouvoir l’image du maire », et même dix millions de plus en mettant fin « aux emplois fictifs ou placardisés ».
Une gestion en bonne maire de famille, avec abandon « des projets pharaoniques inutiles » – « n’y avait-il pas mieux à faire que de dépenser tout ces millions pour refaire la Comédie et l’Esplanade ? » – et, plus symbolique, la suppression des indemnités des élus absents des conseils municipaux et métropolitains.
Baisse d’impôts et fonds de soutien
En face, la candidate promet de recentrer ses actions, et donc ses dépenses, sur la vie quotidienne des Montpelliérains. Avec une mesure forte : la baisse de 15 % des impôts locaux, principalement via un abaissement de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM). Mais aussi la création de deux fonds d’un million d’euros chacun pour favoriser l’accès au logement et aux études supérieures, un plan à un milliard d’euros sur six ans pour soutenir le monde économique local, ou la mise en place d’un contrat d’électricité municipal à tarif avantageux.
Désormais contre le CSR
Adieu le CSR. Au départ opposée à la construction de la chaudière dans le quartier de Garosud, Isabelle Perrein acte désormais l’abandon du projet en cas d’élection. « Je ne suis pas dogmatique. Les études que j’ai pu consulter n’apportent pas les garanties suffisantes pour la santé des citoyens », détaille la candidate. Sa solution : « réduire toujours plus nos déchets grâce à une taxe incitative liée au volume de déchets produits, et continuer de travailler avec les incinérateurs des territoires voisins. »