Le tablier du pont Anne de Bretagne va reprendre sa route vers Nantes. D’abord stationné dans le port de Cadix, avant de repasser le détroit de Gibraltar et de se replier vers Almeria à cause du mauvais temps, on apprend ce lundi soir qu’il s’apprête à repartir sur un autre navire, semi-submersible.
Le tablier du futur pont Anne de Bretagne, parti d’Italie fin octobre et bloqué en Espagne depuis début décembre, va enfin reprendre sa route vers Nantes. D’abord stationné dans le port de Cadix, il a même dû repasser le détroit de Gibraltar pour se mettre à l’abri à Almeria, côté Méditerranée. Mais face à la houle persistante en Atlantique, le groupement responsable du convoi, composé de GTM Ouest, Dodin Campenon Bernard et Cimolai, a décidé de faire appel à un nouveau navire.
Le tablier et sa barge se préparent à repartir à bord d’un semi-submersible de grande capacité. Moyen de transport utilisé pour traverser les océans, ce navire pourra affronter une houle plus forte et assurer le trajet vers les côtes françaises. En fonction de la météo à son arrivée, le chargement sera déposé au large de Saint-Nazaire ou sur un autre site abrité, le long de la côte bretonne. La barge supportant la charpente métallique sera ensuite remorquée jusqu’à l’estuaire de la Loire, puis aux portes de Nantes à Cheviré.
Ce navire semi-submersible est spécialement conçu pour le transport de charges lourdes. Le navire est capable de s’immerger pour le chargement puis de revenir à flot. C’est ainsi qu’il a pu prendre en charge le tablier avec sa barge et que dès lors il peut assurer le convoi jusqu’en France. Car il offre une meilleure tolérance aux hauteurs de vagues et permet des vitesses de déplacement plus élevées.
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