Le scénario du match entre le Sluc Nancy et Gravelines ravive les regrets autour de l’absence de Phlandrous Fleming dont l’impact défensif et plus largement l’implication et le talent ont fait défaut au Sluc. Amorphes en défense, le cerveau trop souvent à l’envers, les mains moites et les tirs fébriles au moment de prendre leurs responsabilités, les Couguars ont cédé devant un adversaire à leur portée.
Triste match et désillusion pour le club du président Aurélien Fortier dont les bonnes intentions affichées à l’entame de la saison, fondent au fil du temps et des revers qui s’additionnent. Contre Gravelines dont il a subi la loi, le Sluc a multiplié les approximations et failli dans toutes les situations décisives. Ce n’est pas une nouveauté, encore moins un accident, plutôt une constante de ce groupe qui ne sait pas optimiser ses temps forts ni gérer les moments faibles. Ah oui, l’argument de la jeunesse revient sur le tapis. Pas totalement infondé mais le Sluc n’est pas le seul à faire appel à la bleusaille ; d’autres y ont recours et ne s’en portent pas plus mal.
La ligne de démarcation entre les ambitions exprimées (atteindre au moins le play-in) et la position actuelle situe bien ce qui fait défaut aux Couguars pour ne pas compromettre leurs chances de poursuivre l’aventure après la phase régulière. Nous voulons parler de la qualité collective, du niveau d’intensité requis dans les tâches défensives, du rythme et l’engagement qui ne doivent pas vriller comme observé lors du catastrophique troisième quart-temps.
Plus qu’une défaite, c’est une faillite
Cette déconvenue assombrit l’avenir. Elle interroge aussi sur les causes de cette fragilité. S’agit-il de défaillances individuelles ou de failles plus larges ? D’un état d’esprit en guimauve, d’un manque de confiance alors qu’il faut aborder ce type de rencontre gonflé à bloc ? Des conséquences du coup de mou du scoreur maison Landers Nolley désormais bien ciblé et muselé ? Au vu de cet inventaire, il appartient à Sylvain Lautié de remettre les choses en ordre et les têtes dans le bon sens. Ce qui est arrivé devant Gravelines est plus qu’une défaite, c’est une faillite qui ouvre de larges débats sur la complémentarité de l’équipe et sa capacité de réagir. Se questionner de la sorte, ce n’est pas tomber des nues, c’est plutôt chercher une idée directrice pour créer les conditions d’un sursaut.
Ce qui se passe en Meurthe-et-Moselle
En examinant le calendrier des Couguars : déplacement à Paris le 7 février 2026 et réception de Villeurbanne le 14, se réoxygéner tient de l’exploit. Mais comme rien ne sert de partir battu avant de jouer (Boulazac vient d’en faire la démonstration en infligeant une rouste aux parisiens humiliés devant leur public 87-103), autant s’inspirer de cet exemple et se convaincre que la nature aléatoire du sport peut avoir parfois d’improbables effets. Et si ce n’est pas le cas au moins résister et faire en sorte que ces deux tests d’évaluation apportent des enseignements positifs.