La belle et le boulanger : nouvelle adaptation d'une saga israélienne, que raconte la série avec Amir ?

TF1 lance ce lundi une nouvelle série, « La belle et le boulanger », avec le chanteur Amir dans le rôle principal…

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Programme TNT

TF1 | Lundi 2 février 2026, à 21h10

La belle et le boulanger : le titre de la série vous rappellera peut être un vieux film des années 1930 avec Raimu. Mais le programme que TF1 lance ce lundi 2 février 2026 n’a pourtant pas grand chose à voir, si ce n’est le métier du personnage principale et l’histoire d’amour compliquée qu’elle raconte. La comédie romantique en quatre épisodes suit les tribulations sentimentales de Benjamin Mercier, boulanger de son état, sur le point de se marier avec Vanessa pour le plus grand bonheur de sa mère Myriam.

La mini-série débute par un anniversaire : Benjamin et Vanessa fêtent leurs cinq ans dans un restaurant branché parisien. Ce que Benjamin ignore, c’est que Vanessa a tout préparé pour le demander en mariage. Mais la gêne est immédiate quand elle se met à chanter (faux soi dit en passant). Sueurs froides, tachycardie : Ben fuit lâchement aux toilettes et tombe comme par hasard sur la sublime Louise Meyer, top-model international. Le décor et le scénario de La belle et le boulanger sont posés : entre ces deux-là, ce sera explosif, même si leur relation démarre sur un énorme mensonge. Et tant pis pour la pauvre Vanessa.

La belle et le boulanger, une première pour Amir dans une série

La belle et le boulanger ne sera sans doute pas la série de l’année, ni le scénario le plus original. Elle vaut surtout pour l’arrivée à l’écran d’Amir Haddad, révélé par The Voice en 2014 et l’Eurovision en 2016. Le passage devant la caméra est un tournant et un petit risque dans la carrière de l’artiste, bien connu du public. L’interprète de « J’ai cherché » ou « Rétine » se lance ici dans une aventure inédite en endossant le costume d’acteur principal de la romance. Un filon déjà exploré par TF1 qui a déjà confié des rôles à Julien Doré dans « Panda », Kendji Girac dans « Champion », ou encore Matt Pokora dans « Oradour, ne m’oublie pas ». Avec plus ou moins de réussite.

Avant La belle et le boulanger, Amir avait incarné le nageur d’Auschwitz Alfred Nakache il y a quatre ans au théâtre. Mais la fiction télé, c’est encore autre chose. « J’étais comme un enfant émerveillé », confie d’ailleurs le chanteur de 41 ans au Parisien, évoquant un tournage « magique » et une expérience qu’il espère bien renouveler. Argument massue de la promo de TF1 : pour se préparer à son rôle de boulanger, Amir a suivi une formation spécifique avec un ancien professionnel, apprenant les gestes techniques nécessaires pour être crédible à l’écran dans la manipulation de la pâte et la confection des viennoiseries. Nous voilà rassurés.

La belle et le boulanger met aussi à l’affiche Ludmilla von Claer dans le rôle de Louise Meyer, le mannequin dont va s’éprendre le personnage principal. Lionnel Astier, connu notamment pour son rôle dans la série culte « Kaamelott », et Mathilda May interprètent les parents du héros, Philippe et Myriam, en pleine crise de couple. Gary Mihaileanu complète cette famille de boulangers en jouant Roman, le frère du protagoniste.

La belle et le boulanger, nouvelle adaptation d’un concept israélien

Mais la La belle et le boulanger ne s’appuie pas que sur un casting pour tenter de séduire les téléspectateurs. La chaîne continue d’explorer un autre filon en adaptant une série israélienne à succès, « The Baker and the Beauty » (Lehiyot Ita en hébreu), créée par Assi Azar et diffusée entre 2013 et 2017 sur la chaîne israélienne Keshet 12. Cette série originale, portée par les acteurs Avraham Aviv Alush et Rotem Sela, avait connu un succès retentissant dans son pays avec trois saisons, avant d’être adaptée dans plusieurs pays dont les États-Unis, l’Australie et les Pays-Bas.

La production de La belle et le boulanger, assurée par Terence Films et Marathon Studio, a adapté le scénario original au contexte français tout en conservant l’essence de l’histoire qui a séduit le public du monde entier. Les scénaristes Caroline Franc, Marion Michau et Jane Rioufol ont travaillé à cette transposition culturelle, créant une version qui résonne avec les spécificités de la société française contemporaine (le boulanger étant sans doute perçu à ce titre comme un profil parfait).

Il faut dire qu’avant La belle et le boulanger, les adaptations de séries israéliennes en France ont eu le vent en poupe ces dernières années. Après le triomphe phénoménal d' »En thérapie » (adaptation de « BeTipul ») sur Arte, qui a cumulé plus de 100 millions de vues avec ses deux saisons diffusées en 2021 et 2022, les chaînes françaises regardent avec intérêt les productions venues d’Israël. Dernier exemple en date dans un tout autre registre : la diffusion en novembre, par TF1, de la série internationale Menace imminente, tirée du roman à succès « Unité 8200 » de l’écrivain et journaliste Dov Alfon, avec Patrick Bruel en vieux briscard de l’espionnage pour Tsahal.

Les premiers échos de la presse spécialisée sur La belle et le boulanger sont pourtant nuancés. Télé-Loisirs trouve la série « agréable à visionner » tout en pointant « quelques longueurs » dans une histoire « dont on devine malheureusement l’issue dès le début ». Télérama se montre évidemment plus critique encore, citant la référence « Coup de foudre à Notting Hill […], mais sans le charme britannique… Et avec de gros sabots en plus ». Quand certains titres apprécient une « comédie feel-good », l’hebdomadaire y voit surtout « une série qui sent le cramé ». Comme on le dit souvent ici, c’est à vous de voir.