Jeanne Barseghian sera-t-elle réélue ? Les 15 et 22 mars prochains, les Strasbourgeois et les Strasbourgeoises devront se rendre aux urnes pour élire le ou la maire de leur ville.

Le Parisien fait le point sur les quinze candidatures déclarées à ce stade.

Jeanne Barseghian, Les Écologistes

Elle a été la première écologiste à s’emparer de la ville. Jeanne Barseghian, élue en 2020, est candidate à sa réélection pour « continuer à se battre pour faire face à l’urgence écologique et sociale ».

Elle souhaite poursuivre le projet d’extension du tramway vers le nord, la transformation de la gare, ou encore la vaste rénovation de l’opéra.

Catherine Trautmann, Parti socialiste

L’ancienne ministre Catherine Trautmann, qui fut maire (PS) de la ville de 1989 à 1997 puis de 2000 à 2001, a annoncé sa candidature en octobre dernier aux élections municipales de mars prochain. Elle a également été députée européenne (1989-1997 et 2004-2014).

En 2020, elle avait déjà conduit une liste aux municipales, et était arrivée en troisième position au second tour, obtenant 23,33 % des voix. Âgée de 74 ans, elle a avancé que, si elle est élue, « ce sera un mandat de réparation », pour « retrouver des marges de manœuvre financières » et « apaiser la ville ».

Pierre Jakubowicz, Horizons

Pierre Jakubowicz a reçu l’investiture du parti Horizons pour les prochaines élections municipales à Strasbourg. Natif de la ville, le trentenaire propose notamment la création d’une brigade de sécurité des transports active 24 heures sur 24, ainsi que des transports « adaptés aux horaires décalés pour aider ceux qui travaillent très tôt ou très tard ».

En octobre dernier, il rapportait avoir subi une importante vague de haine en ligne, mêlant propos à caractère antisémite ou homophobe, et avoir porté plainte. Il avait reçu des messages de soutien publics de tous bords politiques, dont notamment de Jean-Philippe Vetter, candidat Les Républicains à la mairie de Strasbourg.

Jean-Philippe Vetter, LR

Déjà candidat en 2020, Jean-Philippe Vetter part à la conquête de la mairie. Le candidat (LR) s’engage notamment à mettre fin à toute augmentation de taxes et d’impôts pour les Strasbourgeois, mais aussi à mettre en place un stationnement résident à 15 euros par mois pour tous.

Mi-janvier, il avait présenté la trentaine de personnalités qui figureront sur sa liste et il avait déclaré qu’il ne ferait d’alliance avec aucune autre liste pour le second tour des élections municipales.

Florian Kobryn, La France Insoumise

Florian Kobryn est le candidat insoumis aux municipales à Strasbourg. Ingénieur et conseiller départemental à la Collectivité européenne d’Alsace, il défend « un projet municipal centré sur la justice sociale, l’écologie populaire et la démocratie locale ».

Pour lutter contre le surtourisme et financer des places d’hébergement d’urgence, il propose notamment que les personnes extérieures à la métropole de Strasbourg paient 10 euros pour accéder au marché de Noël les jours de week-end, les plus fréquentés du marché, qui a attiré 3,4 millions de visiteurs l’an dernier.

Virginie Joron, Rassemblement national

Le Rassemblement national a fait de Strasbourg (Bas-Rhin) une cible de sa campagne pour les municipales 2026. Pour cela, elle a investi la députée européenne Virginie Joron. L’eurodéputée est très populaire sur les réseaux sociaux, avec près de 137 000 abonnés sur X, notamment en raison de son engagement largement antivax sur la crise du Covid.

En janvier, elle a porté plainte contre la diffusion d’une « fausse information » à son égard. Elle a démenti avoir été placée sur une « liste noire » de l’UE pour des « faux voyages d’observation électorale » en Crimée occupée par la Russie en 2020.

Linda Ibiem, Parti socialiste

La conseillère régionale Linda Ibiem se présente aussi lors du scrutin du 15 mars prochain. Dans un communiqué de presse, officialisant sa candidature, elle expliquait que sa campagne avait pour objectif de proposer un « socialisme municipal renouvelé et rassembleur, renouant avec les valeurs historiques de la solidarité ».

Selon Pokaa, elle envisage notamment d’éradiquer la pauvreté et de créer et ancrer de nouveaux emplois dans nos territoires en redynamisant le tissu économique.

Thibaut Vinci, Parti radical de gauche

Thibaut Vinci est le candidat du Parti radical de gauche (PRG) aux municipales à Strasbourg. Selon Les Dernières Nouvelles d’Alsace, il plaide pour un « rassemblement large de la gauche et des écologistes ».

« Aujourd’hui, avec autant de listes, on risque d’offrir [Strasbourg] sur un plateau à la droite (…) J’appelle, en ce tout début d’année, Catherine Trautmann et Jeanne Barseghian à ouvrir immédiatement des discussions pour une liste unie dès le premier tour », déclarait-il, dans un communiqué consulté par nos confrères.

Clément Soubise, NPA

Déjà candidat en 2020, le cheminot Clément Soubise est la tête de liste du NPA-Révolutionnaires aux municipales à Strasbourg. Auprès de BFM Alsace, il veut « faire entrer les réalités des travailleurs dans l’arène électorale ».

Il n’est pas soutenu par Philippe Poutou. Ce dernier soutient Cem Yoldas, le candidat d’extrême gauche.

Cem Yoldas, « Strasbourg c’est nous »

Cem Yoldas incarne la liste « Strasbourg c’est nous », soutenue par Philippe Poutou (NPA). Souhaitant « parler à chaque Strasbourgeois avec la langue qu’il ou elle maîtrise le mieux », il a eu l’idée de traduire une partie de sa propagande électorale en langue étrangère.

Un tract, où il propose notamment la gratuité des transports publics et une baisse des loyers a donc été traduit en alsacien, en turc et en arabe. L’initiative a été critiquée par l’extrême droite.

Le 11 novembre dernier, SOS Racisme Alsace avait aussi exprimé sa « profonde indignation » et sa « solidarité » envers le candidat extrême gauche, victime d’insultes racistes en ligne, des « attaques ignobles et intolérables ».

Mohamed Sylla, Utiles

Mohamed Sylla est le candidat du groupe de centre gauche, Utiles. Habitant à Strasbourg depuis 23 ans, le quadragénaire propose notamment un logement digne et abordable pour tous, des services publics de proximité.

L’annonce de sa candidature sur un site d’informations locales a suscité « 1 000 likes et… 500 commentaires haineux », rapporte le juriste originaire de Guinée. Le 14 décembre dernier, SOS Racisme Alsace a dénoncé avec « la plus grande fermeté ces actes inadmissibles » envers le candidat Mohamed Sylla (Utiles), « victime de propos racistes à la suite de l’annonce de sa candidature ».

Fahad Raja Muhammad, Mouvement Populaire Indépendant

Fahad Raja Muhammad a annoncé sa candidature à la mairie de Strasbourg, dans une vidéo publiée sur TikTok le 4 octobre dernier. Âgé de 20 ans, il est étudiant en ingénierie informatique et militant associatif.

Le jeune homme se dit proche des valeurs de la gauche mais estime que celle-ci « s’est éloignée du terrain, des classes populaires et de la réalité des gens ». Il propose de mesures sur la propreté, l’accès à Internet, l’énergie, le stationnement ou encore la réquisition de logements vacants.

Louise Fève, Lutte ouvrière

La liste Lutte ouvrière est conduite par Louise Fève, cheminote, aux municipales de Strasbourg. Dans un communiqué, le parti politique dit vouloir défendre le « camp des travailleurs ». « Le camp de celles et ceux qui font tourner la société, qui tentent de vivre de leur travail sans exploiter personne », poursuit cette même source.

Selon ICI Alsace, elle était déjà candidate en 2020 et avait obtenu 0,4 % des voix.

Ismaïl Becherirat, sans étiquette

Ismaïl Becherirat, candidat sans étiquette, brigue aussi la mairie de Strasbourg. Dénonçant « depuis quarante ans, les mêmes décisions », il estime que « Strasbourg mérite mieux ».

Dans Les Dernières Nouvelles d’Alsace, il détaille ses priorités qui se concentrent autour de « l’habitat insalubre et le manque de logements sociaux, des transports H24 le week-end ».