Par

Marie Lamarque

Publié le

3 févr. 2026 à 12h52

Les policiers se seraient bien passés de ce voyage nocturne entre Toulouse et Carcassonne. Dans la nuit de ce lundi 2 à ce mardi 3 février 2026, ils se sont lancés à la poursuite d’un automobiliste, âgé de 30 ans, qui a multiplié les infractions pour échapper à tout prix aux forces de l’ordre. Un déplaisant et dangereux jeu du chat et de la souris sur pas moins de 94 km et qui aura duré plus d’une heure. Que voulait cacher le conducteur ?

Un automobiliste au comportement étrange

Le début de l’histoire est commun. Les policiers de Toulouse sont en patrouille, route de Seysses, non loin de l’avenue du Général Eisenhower, au sud-ouest de la Ville rose. Quand ils notent le comportement étrange d’un automobiliste, aux alentours de 23h30.

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« Ils étaient derrière ce véhicule qui s’est mis à tourner d’un coup avant d’accélérer et de griller un feu rouge », raconte une source policière d’Actu Toulouse. Il est pris en chasse. Et c’est le début d’une rocambolesque course-poursuite.

A 150 km/h sur l’autoroute

Au volant de sa Peugeot 307, l’homme prend de la vitesse, s’engage sur le périphérique toulousain avant d’arriver au péage de l’A61, au sud de Toulouse. A plus de 100 km/h, il casse la barrière. Les policiers appellent du renfort. La BAC (brigade anticriminalité) intervient.

A quatre véhicules, les forces de l’ordre viennent encercler la Peugeot. La pluie battante altère la visibilité sur la route. Pour éviter un drame, « il fallait à la fois prévenir les autres usagers de l’autoroute et tenter d’intercepter » l’individu.

Mais ce dernier ne cède pas facilement. Il heurte un véhicule de police à l’arrière et poursuit sa course folle à 150 km/h jusqu’à arriver à la célèbre cité médiévale. A plusieurs reprises, « il fait des embardées, à droite, à gauche » pour déstabiliser les forces de l’ordre.

Il finit par quitter l’autoroute à la sortie de Carcassonne ouest, là encore, en cassant la barrière de péage. La 307 s’engage maintenant sur des petites routes et des chemins.

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Ejecté de son véhicule, il prend la fuite en courant

Le conducteur gagne le centre de la ville, tandis que les policiers de Toulouse alertent leurs homologues carcassonnais pour mettre fin à l’improbable voyage. L’homme est mis en difficulté au niveau d’un rond-point. Il force le passage et vient heurter un véhicule de la BAC de la Ville rose. Il perd alors le contrôle sur un terre-plein. « Il fait un double tête-à-queue. Il s’est retrouvé à l’arrêt et s’est éjecté du véhicule », poursuit notre source.

Pas de quoi arrêter le fuyard, visiblement extrêmement déterminé. Il part en courant, tentant le tout pour le tout ! Il finit par être arrêté, plaqué au sol.

Malgré toutes ces péripéties, il s’en tire avec une légère blessure à l’arcade. Après avoir été pris en charge par les pompiers, il est ramené à Toulouse et placé en garde à vue. Son véhicule, à la fourrière de Carcassonne.

Que voulait cacher l’automobiliste ?

Que voulait cacher cet homme de 30 ans aux policiers ? Pour quelle raison a-t-il pris autant de risques ?

Après analyses, il ne conduisait ni sous l’emprise de l’alcool ni de stupéfiants. Mais il roulait, simplement, sans permis. Il est déjà connu des services pour refus d’obtempérer.

Un policier a été légèrement blessé au genou lors de l’interpellation. Quatre fonctionnaires ont porté plainte.

Le nombre refus d’obtempérer « en augmentation », dit le ministre

Les refus d’obtempérer rythment tristement l’actualité, avec des courses-poursuites dont l’issue est parfois plus dramatique. Ce mardi 3 février, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, l’indiquait sur le plateau de nos confrères de TF1 : en plus de cette intervention à Toulouse, un autre fait a marqué la nuit, à Saint-Cyr-l’Ecole, dans les Yvelines où « un policier municipal a été légèrement blessé », indique-t-il.

En France, neuf policiers ont été blessés après des refus d’obtempérer en l’espace de 24 heures. Il ont « augmenté de 11% par rapport à l’année dernière […] C’est un constat, il y a de moins en moins de respect de l’autorité dans notre pays. Il faut la réaffirmer », a déclaré le ministre ce matin.

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