L’opération menée par les autorités françaises s’inscrit dans une procédure visant à déterminer la responsabilité de la plateforme dans la propagation de contenus illicites. Selon les premières informations rapportées par Associated Press, les enquêteurs scrutent la réactivité des équipes de X face aux signalements de contenus pédocriminels et de montages frauduleux (deepfakes).

« Les procureurs français ont fouillé les bureaux de la plateforme de médias sociaux X d’Elon Musk dans le cadre d’une enquête sur des infractions présumées, notamment la diffusion d’images d’abus sexuels sur enfants et de deepfakes » mentionne Associated Press.

Depuis le rachat par Elon Musk, les effectifs dédiés à la modération ont été drastiquement réduits, une décision qui inquiète les régulateurs européens.

Cette perquisition signale une volonté de faire respecter les lois nationales et le règlement européen (DSA) sur le contrôle des contenus toxiques (lire sur ce sujet : DSA : X risque gros après le déploiement non audité de Grok).

Fin de l’immunité pour les hébergeurs de contenu

Cette affaire souligne la fin de l’ère de l’immunité relative pour les hébergeurs de contenu.

La capacité technique à filtrer les deepfakes devient une obligation légale en Europe sous peine de sanctions pénales contre les dirigeants et les entités morales en France.

Côté entreprises utilisatrices de X, l’omniprésence de deepfakes sur la plateforme pose un risque de désinformation pouvant impacter la réputation des marques ou servir de vecteurs à des attaques d’ingénierie sociale ciblant les collaborateurs.

Vers une refonte des algorithmes de surveillance

L’enquête pourrait contraindre X à modifier ses algorithmes pour le marché européen. Le durcissement de la position française pourrait également créer une jurisprudence à l’échelle de l’UE.

Les plateformes américaines font désormais face à un arbitrage complexe entre :

  • Le maintien d’une liberté d’expression absolue prônée par Musk
  • Le respect des législations locales sur la protection des mineurs
  • La garantie de la véracité de l’information circulant sur le réseau