Après l’interpellation d’un individu à Marseille, une opération des policiers de la BRI a permis l’arrestation d’autres suspects à Alès. Les enquêteurs effectuent divers recoupements entre plusieurs dossiers criminels gérés par le pôle criminel de Nîmes et la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille (Jirs).
Ce mardi 3 février, les nombreux véhicules des policiers vêtus de noir et encagoulés de la Brigade de recherche et d’intervention de la police judiciaire (BRI) ne sont pas passés inaperçus dans le secteur de Bruèges, à quelques encablures du quartier des Cévennes, un haut lieu du trafic de stupéfiants à Alès.
Opérant sous commission rogatoire délivrée par un juge d’instruction du pôle criminel de Nîmes ou de la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille (Jirs), dans le cadre d’une enquête liée au narcotrafic, les policiers ont procédé à plusieurs interpellations à Alès. Les suspects, âgés de 16 à 26 ans, ont été placés en garde à vue et directement conduits à Marseille pour être interrogés.
Les investigations à Alès, ont semble-t-il été accélérées après une opération qui s’est déroulée ce lundi, à Marseille. Un individu de 22 ans aurait été interpellé. Il occuperait un rôle central dans plusieurs procédures. Deux Alésiens déjà détenus ont aussi été extraits de leur cellule pour répondre aux questions des enquêteurs.
Deux dossiers criminels font l’objet de recoupements
Outre le trafic de stups dont il est question, les investigations porteraient sur d’autres faits criminels. Les policiers effectueraient des recoupements sur d’autres dossiers en cours qui se seraient produits à Alès. Les enquêteurs s’intéressent notamment aux relations qu’entretenaient les suspects avec les victimes de deux fusillades.
Dans la nuit du 24 au 25 octobre 2025, une femme, âgée de 24 ans et défavorablement connue, avait été la cible d’un tireur qui lui avait logé trois balles de calibre 7,65 mm, rue Roucaute, dans le quartier de Tamaris alors qu’elle regagnait son domicile. Un temps engagé, le pronostic vital de la victime avait été rapidement levé. Une enquête pour tentative de meurtre était ouverte au pôle criminel de Nîmes.
Une semaine plus tard, dans la nuit du 30 au 31 octobre, le fils d’une avocate nîmoise était exécuté de trois balles dans la tête sur le parking d’un fast-food, toujours à Alès. L’arme utilisée, de gros calibre, pourrait être un colt 45. Piloté par la Jirs, ce dossier fait aussi l’objet de rapprochements avec les personnes interpellées.