“Les autorités françaises ont perquisitionné les bureaux parisiens de X, le réseau social d’Elon Musk, et convoqué le milliardaire pour des ‘auditions libres’, une étape majeure dans la bataille des régulateurs européens contre la plateforme”, écrit The Wall Street Journal ce 3 février.

Elon Musk a en effet été convoqué le 20 avril par le parquet de Paris, tout comme l’ancienne directrice générale de X, Linda Yaccarino, dans le cadre d’une enquête qui a débuté l’an dernier, rappelle The Guardian. Celle-ci a été ouverte après un signalement du député macroniste Éric Bothorel dénonçant des algorithmes politiquement biaisés, avant d’être élargie à la diffusion d’images pédopornographiques, de deepfakes à caractère sexuel et de contenus négationnistes.

Même si le parquet a insisté sur la nature “constructive” de sa démarche, le Wall Street Journal voit dans cette perquisition et ces convocations “de nouveaux signes d’un clivage transatlantique de plus en plus marqué”, fondé sur des “conceptions différentes de la liberté d’expression”.

“Un point critique”

Aujourd’hui, “les tensions qui couvent de longue date entre les États-Unis et l’Europe à propos de la gestion des contenus sur des plateformes comme TikTok, Instagram ou X arrivent à un point critique. Les régulateurs européens durcissent la mise en œuvre d’un nouvel arsenal de règles sur la modération des contenus, tandis que le gouvernement Trump et d’autres responsables aux États-Unis accusent les Européens de vouloir étouffer les voix dissidentes”, explique le Wall Street Journal.

Le quotidien note qu’à Washington, la commission judiciaire de la Chambre des représentants a publié ce mardi un rapport accusant la Commission européenne de mener une “campagne mondiale de censure”.

“Les autorités françaises en particulier ont montré qu’elles étaient prêtes à s’en prendre à des réseaux sociaux à l’étranger”, ajoute le Wall Street Journal, rappelant le précédent de Telegram.

Elles ne sont pas seules pour autant. Ce mardi, le régulateur britannique Information Commissioner’s Office a annoncé une enquête sur le robot conversationnel d’Elon Musk, Grok, rapporte la BBC. Il prend ainsi le relais d’une enquête lancée en janvier par un autre régulateur britannique, l’Ofcom, sur la diffusion d’images à caractère sexuel. Fin janvier, la Commission européenne avait quant à elle annoncé une enquête sur la société mère xAI.

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