Dans les coulisses de la production d’Avatar: Fire & Ash, la redoutable créature Nightwraith de Varang portait un nom bien moins effrayant que celui utilisé à l’écran, révélant une facette surprenante du processus créatif.

Tl;dr

  • Varang, chef Mangkwan, chevauche le dragon Nightwraith.
  • Le Nightwraith s’appelait « Ashley » en coulisses.
  • Design inspiré par la mode et l’agressivité.

Un antagoniste marquant pour « Avatar : Fire and Ash »

Au cœur du dernier opus réalisé par James Cameron, un nouveau personnage attire l’attention : Varang. Incarnée par Oona Chaplin, elle dirige la redoutable tribu des Mangkwan, installée au bord d’un volcan de Pandore. Marquée par la disparition tragique de son village dans une catastrophe volcanique, la cheffe a durci sa communauté, rejetant désormais la paix prônée par Eywa, l’esprit tutélaire de la planète. Sous ses ordres, les Mangkwan sèment la terreur parmi les autres clans Na’vi, un choix radical qui bouleverse l’équilibre traditionnel.

L’émergence du Nightwraith : dragon d’un nouveau genre

C’est à dos d’une créature impressionnante que Varang impose sa suprématie : le Nightwraith. Différent des habituels ikran, ce dragon affiche des ailes plus larges, agrémentées de plumes qui rappellent celles d’une libellule et offrent une agilité redoutable en vol. Son apparence, accentuée par des crocs proéminents et des teintes rouge, noir et gris — en harmonie avec le style vestimentaire de Varang — lui confère un aspect presque lovecraftien. La bête constitue à elle seule un symbole visuel fort du film.

Coulisses : quand le Nightwraith devient « Ashley »

Pour concevoir ce prédateur ailé, le réalisateur et son producteur, Jon Landau, sollicitent l’imagination du designer Zach Berger. Nommée tardivement dans le scénario officiel, la créature reçoit d’abord un sobriquet amusant sur le plateau : « Ashley », clin d’œil aux Ash People. Ce choix prête à sourire à Cameron, qui y voit une ironie entre le prénom évoquant une jeune Californienne superficielle et la férocité de l’animal. Selon Berger :

  • Ashley reçoit des ailes semblables à celles d’un paon.
  • Une corne imposante évoque le bec d’un calao.
  • L’ensemble vise une allure intimidante et élégante.

Ce surnom restera jusqu’à ce qu’un nom plus menaçant soit proposé : « Nightwraith », puis finalement traduit chez les Na’vi par « Ska’avum ». Néanmoins, « Ashley » n’aura jamais été que la coqueluche officieuse de l’équipe artistique.

L’art subtil du design pandorien

Ce savant mélange entre humour interne et exigence esthétique illustre bien la méthode Cameron : accorder autant de place à la création narrative qu’à l’esprit de groupe en coulisses. Résultat ? Un antagoniste charismatique porté par une monture inédite, donnant à cet épisode attendu d’Avatar une signature visuelle supplémentaire — un pari risqué, mais assumé par toute l’équipe autour du cinéaste.

Derrière chaque créature iconique se cachent souvent anecdotes insolites et clins d’œil inattendus…