Dans un communiqué diffusé ce vendredi sur ses réseaux sociaux, le groupuscule lyonnais Lyon Populaire a réagi à l’annonce de sa dissolution par le ministère de l’Intérieur. Ses représentants affirment ne pas faire appel de la procédure.
« Le 28 avril 2025, le gouvernement nous a notifié son intention de dissoudre Lyon Populaire. Rien d’étonnant dans cette France 1984 où protéger son peuple est un crime », écrit le groupe dans un long message publié sur ses réseaux ce vendredi 2 mai.
Deux jours après l’annonce de Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, le groupuscule d’ultradroite né à Lyon sur les cendres du Bastion social, dissous en 2019, s’est dit visé pour ses activités militantes et sa ligne idéologique. Par ailleurs, Bruno Retailleau a également annoncé une procédure de dissolution à l’encontre de la Jeune Garde (ultra-gauche).
Pour ces derniers : « Cette dissolution manifeste combien notre idéal et notre combat pour le bien commun dérangent les élites planquées. […] Mais dans la France de Macron, il est interdit de penser. »
Le groupe, dont plusieurs membres avaient été interpellés en février 2024 pour des faits de violence en réunion lors d’une attaque présumée contre un local associatif, conteste les arguments du ministère.
« Il accuse notre discours guerrier d’inciter à la violence. Mais nos appels à l’autodéfense pour les Lyonnais et les Français sont les seules réponses possibles à la violence de l’invasion étrangère », affirme Lyon Populaire dans son communiqué.
Pour rappel, la préfecture du Rhône avait déjà interdit un forum organisé par le groupuscule en mars 2024, invoquant des affichages comportant « des symboles apparentés au nazisme ».
Dans leur réponse à la procédure administrative en cours, les membres du groupuscule ont annoncé qu’ils ne contesteraient pas la décision devant les juridictions. « Nous ne ferons pas appel de cette décision injuste […]. Nous préférons utiliser notre temps et notre argent au service de projets concrets et utiles à leur échelle. »