Avant le début de la saison 2026 du Super Rugby, nous vous proposons chaque jour une preview pour toutes les équipes. Aujourd’hui, place au finaliste sortant : les Chiefs.

Le récap de 2025

Éternels losers ! Finaliste du Super Rugby en 2023, 2024 et 2025, cette génération des Chiefs n’a de cesse de glisser sur la dernière marche avant le trophée tant convoité. Pourtant l’an passé, Damian McKenzie et les siens ont été dominants comme jamais, affichant le rugby le plus complet de la compétition. Puissance, jeu au pied, défense… rien ne semblait pouvoir leur arriver. Mais après leur défaite en barrage contre les Blues, les gars d’Hamilton ont perdu l’avantage du terrain par rapport aux Crusaders lors de la finale. Résultats : ils ont été crucifiés par leurs ennemis de Christchurch (16-12). Encore une grosse désillusion…

Les objectifs pour 2026

Malgré les quelques changements dans l’effectif et dans le staff, l’objectif reste le même pour les Chiefs : remporter le Super Rugby. Triple finaliste en titre de l’épreuve, la franchise néo-zélandaise peut toujours compter sur le meilleur artilleur de la compétition en la personne de Damian McKenzie, alors que les Emoni Narawa, Cortez Ratima, Quinn Tupaea, Luke Jacobson, Wallace Sititi ou encore Samisoni Taukei’aho garniront toujours l’effectif. Avec une telle armada, la question est surtout de savoir dans quel état d’esprit les Chiefs seront. Pourront-ils retrouver la rage pour triompher ? Si ce n’est pas le cas, il en sera peut-être définitivement fini pour cette génération dorée mais (pour le moment) maudite.

La force de l’équipe : la mêlée

Meilleure attaque, meilleure défense, équipe qui joue le plus au pied… L’an dernier, les Chiefs ont été les meilleurs quasiment partout. Difficile donc de trouver un point précis sur lequel les gars d’Hamilton surnagent particulièrement. Et comme il aurait été trop évident de parler des qualités de buteur du maestro Damian McKenzie, il faut évoquer surpuissante la mêlée de la franchise néo-zélandaise. Car lorsqu’on navigue toute la saison à 97% de mêlées gagnées sur son introduction, on peut véritablement parler de force collective. En démonstration plusieurs fois la saison dernière, la mêlée des Chiefs pourrait continuer de faire des ravages cette saison. Certes, le départ d’Aidan Ross pourrait faire mal. Mais avec des piliers tels que George Dyer, Ollie Norris et Reuben O’Neill, les joueurs d’Hamilton devraient être difficiles à prendre cette saison encore.

L’homme à suivre : Jono Gibbes

Clayton McMillan a clairement été une des grandes forces des Chiefs à travers les dernières années. Arrivé en 2021, le technicien a guidé les siens vers tellement de succès qu’il a même été récemment pressenti pour devenir sélectionneur de la Nouvelle-Zélande. En quête de nouveauté, il a finalement choisi l’Europe et le Munster. Un départ qui a ouvert la porte à son successeur : Jono Gibbes. L’ancien troisième ligne a vécu toute sa carrière de joueur chez les Chiefs et était récemment en quête d’un nouveau projet. En fin de parcours en France, celui qui a eu un grand rôle dans le titre de Clermont en 2017 a connu plusieurs échecs lors de ses passages à La Rochelle, à Lyon et lors de son retour à Clermont. En Nouvelle-Zélande, il aura la lourde tâche de remobiliser une équipe meurtrie par ses trois échecs en finale. Son évolution et la direction qui donnera au jeu des Chiefs seront intéressantes à suivre.

Jono Gibbes est le nouveau patron des Chiefs

Jono Gibbes est le nouveau patron des Chiefs
Icon Sport – Dave Lintott/lintottphoto

Le départ qui fait mal : Anton Lienert-Brown

À l’instar d’autres franchises de Super Rugby, les Chiefs voient certains de leurs talents partir dans des championnats étrangers, plus attractifs économiquement. C’est le cas cette saison de l’arrière Shaun Stevenson et du centre Anton Lienert-Brown, tous les deux partis au Japon. Le dernier cité est une perte particulièrement difficile à encaisser, tant son talent n’est plus à prouver. Le All Black (30 ans, 88 sélections) a décidé d’activer son « année sabbatique » et ne reviendra au pays qu’en 2027. Il manquera grandement aux siens. Par sa justesse technique et ses grosses capacités défensives, il représentait ce qui marchait parfaitement du côté d’Hamilton ces dernières saisons. En son absence, c’est la recrue australienne Lalakai Foketi qui aura sûrement de grandes responsabilités au milieu du terrain.

Au niveau du mercato…

Arrivées notables :

  • Lalakai Foketi (centre, Waratahs)
  • Kyren Taumoefolau (ailier, Moana Pasifika)
  • Jono Gibbes (entraîneur, Lyon)

Départs notables :

  • Aidan Ross (pilier, Reds)
  • Bradley Slater (talonneur, Blues)
  • Manaaki Selby-Rickit (deuxième ligne, Urayasu)
  • Jimmy Tupou (deuxième ligne, Moana Pasifika)
  • Malachi Wramping-Alec (troisième ligne, Blues)
  • Anton Lienert-Brown (centre, Kobelco Steelers)
  • Rameka Poihipi (centre, BlackRams Tokyo)
  • Gideon Wrampling (centre, Tokyo Sungoliath)
  • Shaun Stevenson (arrière, Kubota Spears)
  • Clayton McMillan (entraîneur, Munster)