LA TRIBUNE DIMANCHE – Quel bilan faites-vous de la situation actuelle de l’économie bordelaise ?
THOMAS CAZENAVE – On vit un peu sur nos acquis avec beaucoup de talents et de réussites alors que tous nos secteurs économiques sont impactés par des mutations profondes : la viticulture, le numérique, le commerce, le logement. Le nombre d’implantations d’entreprises à Bordeaux est en baisse et le nombre de liquidations d’entreprises est à un niveau très élevé. Notre tissu économique s’essouffle, il faut absolument fixer un nouvelle ambition. La question économique doit être au cœur des élections municipales parce qu’une ville ne peut pas réussir si l’économie ne suit pas !
Les maires ne disposent pourtant que de compétences très limitées en matière économique…
Oui mais le maire a une responsabilité métropolitaine et territoriale et quand 150 chefs d’entreprises girondins appellent à soutenir ma candidature c’est parce qu’ils sont convaincus qu’il faut renouer le dialogue entre le maire de Bordeaux et le monde économique. Mon ambition c’est de donner un temps d’avance à Bordeaux en matière économique et nous avons donc des combats communs à mener avec les entreprises.
Quels outils comptez-vous mobiliser ?
Je proposerai aux chefs d’entreprise, aux artisans, aux commerçants, aux entrepreneurs de nouer un pacte pour porter Bordeaux Métropole dans le trio de tête des grandes métropoles françaises en matière de poids économique (*). Je nommerai un chef d’entreprise de premier plan comme adjoint chargé de la mise en œuvre de ce pacte, j’associerai davantage le monde économique aux décisions prises par la mairie en matière d’aménagement et de circulation, j’améliorerai les délais de paiement et je n’augmenterai pas la taxe foncière ni la CFE.