ANALYSE – Tandis que les juristes se perdent dans les méandres des arrêts de cassation, les magistrats s’apprêtent à affronter la suite du chemin de croix judiciaire de la leader d’extrême droite.
Au procès des assistants parlementaires FN, le thème de l’exécution provisoire a donc ressurgi dès les réquisitions. Et reviendra plus fort encore lorsque les juges d’appel se seront prononcés définitivement, à l’été. Car c’est ce dispositif qui barrera définitivement Marine Le Pen pour se présenter à l’élection présidentielle de 2027. Ou son absence qui, selon certains juristes, lui laisserait une très étroite marge de manœuvre.
Pour laisser à la plus emblématique des prévenus la possibilité de se pourvoir en cassation tout en conservant sa présomption d’innocence, le parquet général n’a pas requis l’exécution provisoire de sa peine d’inéligibilité de cinq ans. À noter que le ministère public a par ailleurs requis quatre ans de prison, dont seulement un an ferme – une année de moins qu’en première instance.
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