L’île de Curaçao… en plein hiver. Voilà une destination plage-soleil qui peut faire rêver. Si l’on en parle ici, c’est que c’est de cette ancienne colonie néerlandaise des Caraïbes qu’est originaire Kristy Zimmerman, la gardienne du Toulon Métropole Var handball. Qu’elle a quitté à l’âge de 4 ans. « Mes parents souhaitaient une meilleure vie, et ont rejoint les Pays-Bas », confie celle qui, à 30 ans, vit sa deuxième saison dans le Var. On l’a retrouvée sur le terrain en ce début d’année 2026, après trois mois d’arrêt consécutifs à une commotion cérébrale, due à un tir en pleine tête face à Paris 92.

Comment êtes-vous venue au handball ?

Ma mère m’a mis au sport pour calmer mon énergie, car j’étais une enfant très agitée. Après le judo, la natation, un jour, je vais à un entraînement de hand. Mais comme je n’étais pas très coordonnée au niveau des mouvements, je me suis mise dans la cage, et je n’en ai jamais bougé. Pour la plus grande tristesse de ma mère, qui trouvait que je ne me dépensais pas assez !

Cette année vous retrouvez un peu du pays avec l’arrivée de Jessy Kramer comme coach adjointe ?

Oui, c’est trop cool de reparler ma langue !

Comment avez-vous vécu ces trois mois d’arrêt ?

Ça a été vraiment compliqué… Pendant deux mois j’ai eu la vue « bizarre » et de violents maux de tête. Je ne supportais plus le bruit non plus, je ne pouvais même pas venir au gymnase les soirs de match. J’ai travaillé avec un préparateur physique spécifiquement, j’ai presque réappris à marcher, ça m’a fait tout drôle. Et aujourd’hui, tout est rentré dans l’ordre.

Et au moment de la reprise, vous n’avez pas eu d’appréhension ?

Non, je n’ai pas peur du tout, c’est reparti comme avant.

Que pensez-vous de cette saison ?

Elle est très bonne. Bien sûr que ces cinq points de pénalité nous font du mal au classement, mais on a gagné de beaux matchs, quasiment tous ceux que l’on avait ciblés.

Sauf peut-être celui à Saint-Maur ?

Oui, celui-là, on ne peut pas l’expliquer, c’était un day off (jour sans) pour tout le monde… On a redressé la barre en battant Plan-de-Cuques et Le Havre, surtout ce dernier match avec beaucoup de filles qui étaient touchées par un virus. C’est comme un nouveau départ, car il y a une vraie osmose entre le groupe et le secteur administratif depuis les problèmes. Et ce soir contre Sambre, c’est super important de prendre encore trois points.

Reprendre de l’altitude

Avant le déplacement à Metz mercredi prochain, le coach Rémi Faugères avait ciblé deux matchs contre des mal classés, que le TMV se doit de gagner pour compenser la perte de cinq points de pénalités et reprendre de l’altitude en se sortant de la zone des relégables.

Vainqueures au Havre (39-33), ses joueuses doivent confirmer avec la réception de Sambre-Avesnois ce soir (20 h). « Je suis méfiant car cette équipe joue mieux depuis quelque temps, confie le technicien varois. C’est beaucoup plus équilibré que Le Havre. Tactiquement c’est pas mal aussi, et comme elles sont à la recherche de points, on va devoir sortir un match sérieux. »

Le groupe sera privé de Beatriz Sousa, qui s’est cassé un doigt au Havre.