Si elles restent encore discrètes en Europe, les stations d’échange de batteries pour les voitures électriques de Nio fonctionnent à plein régime. La barre des 250 000 « swaps » vient juste d’être franchie sur le continent.
La recharge des voitures électriques reste encore un point qui chiffonne de très nombreux automobilistes. Et ce même si les choses ne cessent de s’améliorer, et que l’opération est de moins en moins longue. Surtout que certains constructeurs ont trouvé des solutions pour réduire encore plus le temps passé à l’arrêt. C’est par exemple le cas de Nio, qui a développé ses propres stations d’échange de batterie.
Et on peut dire que le succès est au rendez-vous pour cette technologie révolutionnaire, qui permet de repartir avec un accumulateur plein en moins de trois minutes. Sur son compte X (anciennement Twitter), la marque chinoise indique qu’elle vient de passer la barre des 250 000 « swaps » depuis son arrivée en Europe. Pour mémoire, l’entreprise commercialise ses autos électriques sur le Vieux Continent depuis 2021. Et dès la fin de cette année, elle avait ouvert sa 10ᵉ station.
Dans son post, Nio indique qu’environ un échange de batterie a été réalisé en Europe toutes les 2,77 minutes en moyenne en 2025. Au total, la marque a fourni pas moins de 14,5 millions de kWh à ses clients. Une très bonne nouvelle, alors que tout n’est pas rose pour le constructeur, fondé en 2014. Et pour cause, nous avions récemment annoncé qu’il avait pris la décision de fermer sa seule station d’échange de batterie installée au Danemark à la fin de l’année 2025.
Une situation encore fragile
En effet, Nio n’a vendu que 54 voitures électriques dans ce pays depuis son arrivée. Au total, seules 6 000 autos ont été écoulées depuis 2021 sur l’ensemble du continent. Des chiffres très décevants pour l’entreprise, qui est présente dans plusieurs pays dont la Norvège ou encore l’Allemagne. Elle souhaite également étendre ses activités à la Grèce, au Portugal et à l’Autriche, mais la France ne devrait en revanche pas encore être servie.
À noter que le constructeur avait prévu de mettre en service pas moins de 120 stations d’échange de batterie en Europe d’ici à 2023. Au total, elles ne sont que 60, réparties dans cinq pays. Parmi eux, citons également la Belgique, les Pays-Bas ou encore la Suède. C’est nettement moins que les prévisions, tandis que la situation de la marque reste encore assez fragile. Toutefois, une lueur d’espoir se profile enfin à l’horizon.
Une station d’échange de batterie Nio
Car pour la toute première fois depuis 11 ans, Nio est enfin devenu rentable au 4e trimestre 2025. Le constructeur rejoint ainsi BYD et Li Auto, les deux autres marques chinoises qui gagnent réellement de l’argent. Et cela alors qu’il en existe actuellement plus d’une centaine. Désormais, la firme devrait notamment miser sur sa petite Firefly en Europe, une citadine électrique à moins de 25 000 euros qui chasse notamment sur les terres de la Renault 5 E-Tech. Reste à savoir quand elle finira par arriver en France…

