Il y a un candidat de moins à la mairie de Grenoble en mars prochain. Pierre-Edouard Cardinal, candidat centriste soutenu par Renaissance et le Modem, a décidé de rejoindre Alain Carignon. Les deux hommes ont posé ensemble pour la photo ce vendredi matin.
Quelques jours après un sondage publié par le quotidien régional Le Dauphiné Libéré, le candidat centriste Pierre-Edouard Cardinal a décidé de rejoindre Alain Carignon. Dans ce sondage, « PEC » était crédité de 6% des intentions de vote, Alain Carignon 25%.
Cardinal et « l’éparpillement des candidatures »
Pierre-Edouard Cardinal a expliqué ce ralliement ce vendredi matin dans les rues de Grenoble : « Il y a eu un sondage et les résultats sont clairs : les Grenoblois ne veulent pas de Laurence Ruffin, ils veulent une alternance. Le match est installé et l’éparpillement des candidatures ne peut conduire qu’à une seule chose, la reconduction de Piolle, de Madame Ruffin et de la quinzaine d’adjoints qui figurent toujours sur la liste de Madame Ruffin. Ce n’est pas une décision d’individualité, nous avons procédé à un vote de notre liste. Ce vote, à 90%, a été en faveur de cette grande coalition contre Laurence Ruffin et le bilan de Piolle. Nous allons maintenant travailler ensemble pour porter cette vision d’alternance et gagner la ville en mars prochain. »
Carignon salue ce ralliement
Alain Carignon, principal concurrent pour la mairie de Grenoble à Laurence Ruffin, assure que le bilan Piolle pousse au rassemblement. Même s’il y a six ans, la candidate Renaissance Emilie Chalas, qui se rallie donc elle aussi, ne voulait pas entendre parler d’une alliance avec lui : « Ce qui a changé c’est que nous avons travaillé ensemble dans l’opposition pendant six ans. Depuis six ans en conseil municipal, nous nous sommes retrouvés. Il y a surtout le bilan catastrophique de la municipalité Piolle, nous avons un diagnostic commun et nous pouvons élaborer des solutions communes. »
Des sanctions seront-elles prises contre Emilie Chalas de la part de son parti ? L’intéressée répond : « Concernant Renaissance, les choses sont simples. La décision que nous avons prise, c’est une décision qui n’appartient pas au parti mais à un collectif. Nous avons pris nos responsabilités, nous verrons ce qu’en décideront les partis. »