Le candidat socialiste Emmanuel Grégoire dévoile auprès du Parisien le 9 février un ambitieux projet de revégétalisation de la capitale à l’approche des élections municipales. Ce plan est critiqué par ses adversaires qui dénoncent « une végétalisation au rabais » et la promesse d’une « capacité d’investissement que la ville n’a pas ».
Le candidat de la gauche unie, Emmanuel Grégoire, a dévoilé au Parisien son programme pour adapter la ville au réchauffement climatique dans un article paru lundi 9 février. Le candidat du Parti socialiste et son équipe ont prévu de transformer profondément l’espace public de la capitale. Le périphérique pourrait notamment devenir un « boulevard urbain », ouvert aux transports en commun et offrant de l’espace à de la végétation et au passage des vélos.
Dans cette promesse d’un « Paris plus vert », on peut mentionner que « des premiers tronçons seront métamorphosés, comme la porte de Gentilly », comme souligne le programme d’Emmanuel Grégoire qui souhaite donner vie à « une grande ceinture verte, culturelle et sportive » pour réunir des places emblématiques de la métropole.
Des places publiques emblématiques végétalisées
Les places de la Concorde, du Trocadéro, d’Italie, de la Bataille-de-Stalingrad et Gambetta seront verdies et aménagées, notamment pour faire face aux températures des canicules estivales. Enfin, ce programme ambitionne aussi de revégétaliser la place de la République, critiquée pour sa minéralisation depuis sa rénovation en 2013, ayant coûté près de 20 millions d’euros. Dès l’annonce de ce programme, plusieurs critiques ont émergé de la part des concurrents d’Emmanuel Grégoire aux municipales.
“Une dégradation de Paris avec des arbres plantés dans 20 cm de terre”
Pierre-Yves Bournazel du Parti Horizons fustige dans Le Parisien le projet et le caractérise comme « une végétalisation au rabais » ainsi que d’un « aveu d’échec ». « Réaménager les places de la République et de Gambetta après les avoir déjà aménagées ces dernières années, cela veut dire que les 30 millions d’euros d’argent du contribuable parisien y ont été jetés en l’air », estime-t-il auprès du Parisien. L’équipe de Rachida Dati, présente dans la campagne des municipales de la capitale, se montre aussi dubitative sur les ambitions affichées par Emmanuel Grégoire.
« Les Parisiens sont conscients qu’il faut arrêter de croire à des propositions sur papier glacé qui nécessitent une capacité d’investissement que la Ville n’a pas », juge Nelly Garnier, porte-parole de Rachida Dati. « Les forêts urbaines, on les a vues sur plaquettes, la réalité n’a été qu’une dégradation de Paris avec des arbres plantés dans 20 cm de terre », déplore la conseillère régionale d’Île-de-France.
publié le 9 février à 15h42, Axel Juin, 6Medias
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