Le lundi 28 octobre 2024, le tribunal correctionnel de Saint-Étienne a jugé Thierry Mandon pour abus de biens sociaux, faux et usage de faux, escroquerie. La justice reprochait à l’ancien directeur de la Cité du design de s’être servi dans la caisse en détournant 20 000 euros pour financer un voyage en Chine, un escalier hélicoïdal dans son duplex parisien et 43 billets de train.

À l’audience, le procureur avait dénoncé « des faits d’une particulière gravité faisant écho au ressenti populaire de nos concitoyens, qui ont aujourd’hui un rejet de la politique et des élites ». Il avait requis (la peine maximale encourue étant de dix ans de prison) dix-huit mois avec sursis, 30 000 euros d’amende et une inéligibilité pendant cinq ans.

La peine prononcée devient définitive

Me André Buffard, avocat de l’ancien secrétaire d’État socialiste, avait contre-attaqué en expliquant « qu’il s’agit d’un homme politique qui a eu une brillante carrière et non d’un voyou ou quelqu’un de connu pour ses agissements troubles. Il assume ses erreurs, il est même atterré. Et en fin de compte, il a remboursé  ».

Le tribunal avait condamné l’ancien directeur de la Cité du design à douze mois avec sursis, une amende de 22 000 euros et l’interdiction définitive d’exercer la fonction de président ou directeur d’un établissement public à titre définitif. Thierry Mandon devait également verser aux parties civiles l’euro de dommages et intérêts qu’elles avaient demandé et les indemniser de leurs frais de justice.

Le mois suivant, ce dernier avait formé un appel après sa condamnation. L’AFP a appris auprès de son avocat ce lundi 5 mai que l’ancien directeur de la Cité du design renonce à son appel. La peine prononcée devient donc définitive.