Également appelée « Skif », cette opération chercherait à « enterrer des missiles balistiques équipés d’ogives nucléaires dans des silos sous-marins à plusieurs centaines de mètres de profondeur », rapportent nos confrères. De cette manière, les missiles seraient quasiment indétectables pour les puissances hostiles à la Russie.
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Selon l’enquête, ces armes seraient acheminées via Severodvinsk, une ville située sur les rives de la mer Blanche, qui se trouve à 1 000 km au nord de la capitale russe.
Une ville où est situé le « Zvezdochka », un navire de 96 mètres de long pour environ 18 mètres de large, potentiellement capable de transporter ces armements lourds, en haute mer et même dans des eaux glacées telles que celles de l’Arctique.
Ces missiles balistiques seraient capables de rester immergés pendant très longtemps, et d’être activés à distance pour leur lancement, en cas d’ordre officiel.
Les services de renseignement de l’OTAN estiment également que le sous-marin « Sarov », « un navire expérimental précédemment lié à des essais secrets de technologies maritimes avancées », pourrait intervenir dans la pose des silos en mer Blanche.
Un tournant dans le conflit en Ukraine ? Kiev gagnerait du terrain, les gains les plus importants depuis l’été 2024Faille juridique
Une faille juridique du Traité de désarmement sur le fond des mers et des océans aurait été exploitée par la Russie, qui travaille sur le projet « Scythian » depuis plusieurs années.
Signé en 1971 par l’URSS, les États-Unis et le Royaume-Uni, le texte interdit l’usage des armes nucléaires dans les eaux internationales… mais pas à l’intérieur des eaux côtières d’un état.
Selon cette convention, la Russie pourrait donc placer ses silos à moins de 12 milles, soit environ 22 km, de ses côtes, explique le Parisien.