La présomption d’innocence en droit pénal français est un principe fondamental, pierre angulaire de la procédure pénale et des droits de la défense. « Toute personne suspectée ou poursuivie est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement établie par une juridiction pénale, après un jugement définitif et épuisement des voies de recours », selon l’article 9 de la déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen de 1789, l’article 2/2 de la Convention européenne des droits de l’Homme et la loi du 15 juin 2000 du Code de procédure pénale.
Le rappel de ces dispositions légales me paraît indispensable, alors que des accusations sont portées contre Patrick Bruel, pour des faits de viol et d’agressions sexuelles. Le combat mené partout pour le respect de la femme et des enfants mineurs contre les prédateurs sexuels commence à produire ses bienfaits. La libération de la parole permet aux victimes d’atteintes sexuelles, dont elles ont souffert sans rien dire, de s’exprimer dans les livres, sur les réseaux sociaux ou grâce aux médias et aussi auprès des autorités de police ou de justice.
« L’affaire Bruel est un cas d’école »
Mais comme toutes les révolutions, celle de la parole…