{"id":1034278,"date":"2026-06-30T12:42:18","date_gmt":"2026-06-30T12:42:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/1034278\/"},"modified":"2026-06-30T12:42:18","modified_gmt":"2026-06-30T12:42:18","slug":"le-stock-en-manque-de-souffle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/1034278\/","title":{"rendered":"Le stock en manque de souffle"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/image-9.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-51356\"\/><\/p>\n<p>Cr\u00e9dit\u00a0: Archizoom Associati No-stop City -Internal Landscapes &#8211; 1970<\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0Invisibilisation du stock\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Nous vivons dans une soci\u00e9t\u00e9 qui n&rsquo;a jamais autant stock\u00e9, mais qui ne veut plus voir ses stocks. Derri\u00e8re la promesse d&rsquo;un monde fluide, connect\u00e9 et livr\u00e9 \u00e0 la demande, s&rsquo;\u00e9tend un continent discret d&rsquo;entrep\u00f4ts, de plateformes logistiques et de data centers dont l&#8217;emprise territoriale cro\u00eet \u00e0 un rythme soutenu. D&rsquo;ici \u00e0 2050, le parc immobilier logistique devrait augmenter de 50 %, soit pr\u00e8s de huit millions de m\u00e8tres carr\u00e9s suppl\u00e9mentaires. L&rsquo;exposition Stock, organis\u00e9e par le Pavillon de l&rsquo;Arsenal et pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 Paris dans les anciens locaux de La Poste Rodier, s&rsquo;ouvre sur cette perspective d&rsquo;expansion continue des plateformes logistiques, des entrep\u00f4ts de self-stockage et des data centers. La prolif\u00e9ration de ces architectures anonymes, toujours plus vastes et toujours plus \u00e9loign\u00e9es des centres urbains, est interpr\u00e9t\u00e9e par le commissaire de l&rsquo;exposition, Paul Landauer, comme le sympt\u00f4me d&rsquo;une \u00ab\u00a0invisibilisation du stockage\u00a0\u00bb. Selon cette lecture, la modernit\u00e9 fond\u00e9e sur l&rsquo;abondance \u00e9nerg\u00e9tique aurait consacr\u00e9 l&rsquo;infrastructure de transport au d\u00e9triment des lieux de r\u00e9serve, rel\u00e9gu\u00e9s aux marges du territoire, l\u00e0 o\u00f9 s&rsquo;articulent les diff\u00e9rents flux. Ce \u00ab refoulement \u00bb du stock hors du champ de la repr\u00e9sentation collective, alors m\u00eame que son empreinte spatiale ne cesse de s&rsquo;\u00e9tendre, constitue la th\u00e8se inaugurale de l&rsquo;exposition.<\/p>\n<p>Le parcours d\u00e9bute par un \u00e9tat des lieux des dynamiques qui fa\u00e7onnent les espaces contemporains du stockage. Des cartographies r\u00e9alis\u00e9es par l\u2019APUR r\u00e9v\u00e8lent le maillage discret mais structurant de cet immobilier sp\u00e9cialis\u00e9, \u00e9troitement d\u00e9pendant des r\u00e9seaux de transport et d\u2019\u00e9nergie qui assurent son fonctionnement. En contrepoint, des photographies d\u00e9pourvues de pr\u00e9sence humaine, repr\u00e9sentent ces architectures piran\u00e9siennes qui prennent une tonalit\u00e9 dystopiques. Face \u00e0 ces paysages de la logistique contemporaine, le commissaire pose une question\u00a0: \u00ab\u00a0pourquoi un refus si affirm\u00e9 d\u2019une architecture digne\u00a0?\u00a0\u00bb.\u00a0<\/p>\n<p><strong>La fonction du stockage dans le \u00ab\u00a0capitalisme algorithmique\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>On ne peut comprendre le d\u00e9veloppement de ces espaces sans les inscrire dans les reconfigurations du capitalisme \u00e0 l\u2019\u0153uvre depuis deux d\u00e9cennies, ce que l\u2019exposition ne parvient qu\u2019\u00e0 esquisser. L\u2019entrep\u00f4t et le data center forment les maillons d\u2019une g\u00e9ographie qui int\u00e8gre une multitude de micro-espaces (hubs, consignes, dark stores), ainsi que des infrastructures de transport et d\u2019\u00e9nergie. Cette g\u00e9ographie est celle du \u00ab\u00a0capitalisme algorithmique\u00a0<a href=\"https:\/\/C4879885-4D07-4F46-B6BD-802ABF8228DA#_ftn1\" rel=\"nofollow\">[1]<\/a>\u00bb, qui op\u00e8re une privatisation des donn\u00e9es immat\u00e9rielles sous la forme d\u2019une nouvelle accumulation primitive du capital. De fa\u00e7on comparable aux enclosures du XVIe si\u00e8cle, qui ont priv\u00e9 les paysans de la jouissance des communaux, l\u2019expropriation des donn\u00e9es num\u00e9riques correspond \u00e0 une valorisation capitalistique des traces, des productions culturelles et des communications humaines. Cet extractivisme propre au capitalisme correspond \u00e0 une d\u00e9possession des utilisateurs de leurs donn\u00e9es et \u00e0 une transformation des espaces traditionnels de stockage.<\/p>\n<p>Dans les faits, la massification de la consommation en ligne s\u2019accompagne d\u2019une prolif\u00e9ration des entrep\u00f4ts destin\u00e9s \u00e0 assurer la circulation des marchandises en flux tendu. Le gigantisme de ces infrastructures est paradoxalement inversement proportionnel \u00e0 la dur\u00e9e de stockage des biens qu\u2019elles accueillent. Ces espaces prennent la forme d\u2019immenses centres de distribution dont la vocation est de r\u00e9pondre le plus rapidement possible aux convulsions consum\u00e9ristes. Cette organisation rel\u00e8gue la responsabilit\u00e9 du stock en amont de la cha\u00eene logistique tout en exposant les territoires urbains aux vuln\u00e9rabilit\u00e9s de l\u2019\u00e9conomie mondialis\u00e9e. Paul Landauer \u00e9voque \u00e0 ce propos un \u00ab refoul\u00e9 du stock \u00bb, comme si cette \u00e9volution relevait d\u2019un processus inconscient, l\u00e0 o\u00f9 elle appara\u00eet davantage comme le produit d\u2019une captation m\u00e9thodique op\u00e9r\u00e9e par les GAFAM.<\/p>\n<p>Dans un second mouvement, cette logique de captation s\u2019\u00e9tend aux donn\u00e9es immat\u00e9rielles. Le traitement massif de l\u2019information par les algorithmes d\u2019intelligence artificielle requiert des infrastructures sp\u00e9cifiques, au premier rang desquelles figurent les data centers. Ces \u00e9difices condensent plusieurs contradictions caract\u00e9ristiques de notre \u00e9poque : ils constituent des r\u00e9ceptacles priv\u00e9s de donn\u00e9es produites collectivement, des lieux de m\u00e9moire aussi vastes que fragiles, et des \u00e9quipements extr\u00eamement consommateurs de ressources au sein d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 qui pr\u00e9tend poursuivre un horizon de sobri\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Reprendre le pouvoir sur le stock<\/strong><\/p>\n<p>La captation capitalistique ne se limite pas \u00e0 l\u2019appropriation des biens ou des donn\u00e9es ; elle s\u2019\u00e9tend \u00e9galement \u00e0 leur mise en forme. On pourra d\u00e9noncer l\u2019effacement de l\u2019architecture dans la conception de ces espaces, voire leur \u00ab d\u00e9sarchitecture \u00bb, il n\u2019en demeure pas moins qu\u2019ils sont bel et bien con\u00e7us par des architectes. Plus encore, ces programmes constituent l\u2019un des terrains privil\u00e9gi\u00e9s o\u00f9 l\u2019architecture organise consciemment et th\u00e9orise son propre effacement.\u00a0<\/p>\n<p>L\u2019exposition pr\u00e9sente certes quelques r\u00e9alisations qui semblent d\u00e9mentir ce constat. Par un travail attentif sur les fa\u00e7ades, les mat\u00e9riaux ou l\u2019insertion paysag\u00e8re, elles cherchent \u00e0 conf\u00e9rer une dignit\u00e9 architecturale \u00e0 ces b\u00e2timents utilitaires en les r\u00e9inscrivant dans le corpus disciplinaire. Ces exemples demeurent toutefois exceptionnels. Ils doivent \u00eatre distingu\u00e9s de la production logistique ordinaire, largement domin\u00e9e par une rationalit\u00e9 abstraite, standardis\u00e9e et d\u00e9sincarn\u00e9e.\u00a0<\/p>\n<p>D\u00e8s lors, la question formul\u00e9e par le commissaire prend une port\u00e9e \u00e9minemment politique : comment ces architectures pourraient-elles encore incarner les valeurs culturelles d\u2019une collectivit\u00e9 ? Plus fondamentalement, comment r\u00e9inventer une architecture du stock capable de r\u00e9sister aux logiques de d\u00e9pendance et aux risques de p\u00e9nurie, tout en garantissant les conditions mat\u00e9rielles de la transmission de nos productions, de nos savoirs et de nos m\u00e9moires ?<\/p>\n<p>Une piste de r\u00e9ponse, insuffisamment trait\u00e9e dans l\u2019exposition, pourrait se trouver du c\u00f4t\u00e9 des th\u00e9ories de l\u2019architecture autonome. L\u2019architecte Kersten Geers par son ouvrage Architecture without content<a href=\"https:\/\/C4879885-4D07-4F46-B6BD-802ABF8228DA#_ftn2\" rel=\"nofollow\">[2]<\/a>\u00a0participe \u00e0 la revalorisation de ces espaces de stockage en les pensant comme les t\u00e9moins d\u2019une architecture rationnelle, stable et g\u00e9n\u00e9rique, et dont la forme tol\u00e8re une multitude de programmes et l\u2019affranchirait des contingences socio-\u00e9conomiques. Cette autonomie demeure toutefois relative, puisque toute production architecturale reste inscrite dans des rapports sociaux et des rapports de production d\u00e9termin\u00e9s. Plus encore, elle contribue \u00e0 l&rsquo;\u00e9laboration d&rsquo;une esth\u00e9tique parfaitement compatible avec les exigences contemporaines du capital : hyper-rationalisation, flexibilit\u00e9, standardisation et s\u00e9curisation. Sous couvert d&rsquo;autonomie disciplinaire, cette position tend alors \u00e0 naturaliser les conditions de production existantes et \u00e0 fournir une l\u00e9gitimation culturelle \u00e0 ces nouveaux espaces de l&rsquo;\u00e9conomie algorithmique.<\/p>\n<p>L&rsquo;exposition emprunte une autre voie. Pour r\u00e9pondre \u00e0 ces interrogations, elle privil\u00e9gie une exploration historique des diff\u00e9rentes architectures du stock. L\u2019approche typo-chronologique met brillamment en parall\u00e8le les formes construites et les repr\u00e9sentations culturelles qui leur sont associ\u00e9es, plongeant dans la nostalgie d\u2019une \u00e9poque o\u00f9 les artefacts \u00e9tait l\u2019expression mat\u00e9rielle d\u2019une collectivit\u00e9\u00a0: l\u2019anthropomorphisme des greniers Dogon, les Njalla perch\u00e9s \u00e0 trois m\u00e8tres du sol dans lesquels les Samis conservaient leurs denr\u00e9es ou encore les greniers forteresse de l\u2019Atlas dont la gestion collective reposait sur des r\u00e8gles coutumi\u00e8res. La sc\u00e9nographie minimaliste &#8211; maquette bi-mat\u00e9riaux, photo, plans &#8211; sert un propos pr\u00e9cis et rigoureux. On regrettera encore le manque de contextualisation \u00e9conomique qui prive la forme architecturale de ses conditions de production et sugg\u00e8re une \u00e9volution historique trompeuse qui consiste \u00e0 inscrire les espaces de stockage dans une relative continuit\u00e9 jusqu\u2019au tournant moderne qui les rel\u00e8gue et les invisibilise. Il aurait \u00e9t\u00e9 plus f\u00e9cond d&rsquo;inscrire explicitement ces architectures dans les dispositifs de contr\u00f4le politique de la production et de la circulation des ressources, afin d&rsquo;identifier les leviers susceptibles d&rsquo;en permettre une r\u00e9appropriation contemporaine.<\/p>\n<p>L&rsquo;exposition s&rsquo;ach\u00e8ve sur une s\u00e9rie d&rsquo;exemples qui t\u00e9moigneraient d&rsquo;une possible r\u00e9appropriation architecturale du stock \u00e0 travers deux strat\u00e9gies principales : la visibilisation et la r\u00e9introduction d&rsquo;espaces de r\u00e9serve. La premi\u00e8re consiste \u00e0 rendre perceptibles les flux et les d\u00e9pendances dont ils sont porteurs. Des architectures mettant en sc\u00e8ne des programmes de logistique urbaine, des r\u00e9serves mus\u00e9ales ou certaines op\u00e9rations de r\u00e9habilitation seraient ainsi susceptibles de restaurer une conscience collective des infrastructures qui conditionnent notre quotidien. La seconde strat\u00e9gie vise \u00e0 r\u00e9habiliter des espaces de stockage dans la ville et dans le logement, en revendiquant un \u00ab droit au rangement \u00bb qui permettrait le d\u00e9veloppement de pratiques de troc, de r\u00e9paration et de r\u00e9emploi \u00e9chappant partiellement aux logiques marchandes.<\/p>\n<p>Cette conclusion a le m\u00e9rite d&rsquo;ouvrir des perspectives concr\u00e8tes, mais se place en de\u00e7\u00e0 de l&rsquo;ambition d\u2019\u00e9mancipation et de r\u00e9appropriation port\u00e9e par le constat initial. Le \u00ab\u00a0droit au rangement\u00a0\u00bb pour les personnes pr\u00e9caris\u00e9es sonne comme une r\u00e9signation coupable face \u00e0 un ordre \u00e9conomique dont on n\u2019imagine plus la transformation. Le propos s&rsquo;ach\u00e8ve sur des initiatives localis\u00e9es qui, malgr\u00e9 leur int\u00e9r\u00eat, ne paraissent ni destin\u00e9es ni capables de restaurer une souverainet\u00e9 collective sur les conditions de production, de stockage et de circulation des biens. Il est d\u00e8s lors surprenant d\u2019observer un tel repli disciplinaire sur l\u2019objet architectural quand les dynamiques \u00e0 l\u2019\u0153uvre imposent manifestement un positionnement transversal et holistique. Car finalement ne serait-ce pas de la contingence de l\u2019architecture dont t\u00e9moigne l\u2019invisibilisation du stock, ou encore de l\u2019impossible r\u00e9alisation d\u2019une architecture \u00e9mancipatrice dans un contexte o\u00f9 les formes sont largement d\u00e9termin\u00e9es par les imp\u00e9ratifs de valorisation \u00e9conomique.\u00a0<\/p>\n<p>Entre le refuge formaliste d&rsquo;une autonomie acritique et les impasses d&rsquo;une r\u00e9action n\u00e9oluddiste, une autre voie reste \u00e0 construire. La r\u00e9appropriation du stock et plus largement des espaces de production passe par une remise en question des rapports sociaux capitalistes impos\u00e9s par l\u2019\u00e9conomie algorithmique. La contingence formelle doit laisser place \u00e0 l\u2019organisation collective critique et planificatrice seule capable de r\u00e9pondre \u00e0 l\u2019expropriation par la socialisation des moyens de production. La capacit\u00e9 planificatrice de l\u2019urbanisme doit-\u00eatre retourn\u00e9e contre le capital pour cr\u00e9er les conditions d\u2019un front politique en capacit\u00e9 de subvertir son appropriation de tous les pans du r\u00e9el.\u00a0<\/p>\n<p>Autrement dit, comment l\u2019architecture peut r\u00e9armer le stockage en exprimant les contradictions qui traversent ces espaces ? Comment l\u2019urbanisme peut-il participer \u00e0 la d\u00e9finition d\u2019organisations sociales \u00e9mancip\u00e9es exer\u00e7ant une pleine souverainet\u00e9 sur leurs productions\u00a0?\u00a0\u00a0Ce sont sans doute ces questions que l&rsquo;exposition, au-del\u00e0 de ses qualit\u00e9s, laisse finalement ouvertes.<\/p>\n<p>Notes<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/C4879885-4D07-4F46-B6BD-802ABF8228DA#_ftnref1\" rel=\"nofollow\">[1]<\/a>\u00a0Jonathan Durand Folco et Jonathan Martineau,\u00a0Le capital algorithmique. Accumulation, pouvoir et r\u00e9sistance \u00e0 l\u2019\u00e8re de l\u2019intelligence artificielle, Montr\u00e9al : Ecosoci\u00e9t\u00e9, 2023.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/C4879885-4D07-4F46-B6BD-802ABF8228DA#_ftnref2\" rel=\"nofollow\">[2]<\/a>\u00a0Kersten Geers et Jelena Pancevac,\u00a0Architecture Without Content,\u00a0Bedford Press, 2015.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Cr\u00e9dit\u00a0: Archizoom Associati No-stop City -Internal Landscapes &#8211; 1970 \u00ab\u00a0Invisibilisation du stock\u00a0\u00bb Nous vivons dans une soci\u00e9t\u00e9 qui&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1034279,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[1888],"tags":[11,1350,24354,1777,674,1011,27,12,626,25,42406,1352],"class_list":["post-1034278","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-paris","tag-actualites","tag-architecture","tag-data-centers","tag-eu","tag-europe","tag-fr","tag-france","tag-news","tag-paris","tag-republique-francaise","tag-stock","tag-urbanisme"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/116839118963350732","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1034278","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1034278"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1034278\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1034279"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1034278"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1034278"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1034278"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}