{"id":1040055,"date":"2026-07-03T05:26:17","date_gmt":"2026-07-03T05:26:17","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/1040055\/"},"modified":"2026-07-03T05:26:17","modified_gmt":"2026-07-03T05:26:17","slug":"des-chercheurs-creent-des-cafards-cyborgs-amphibies-qui-pourraient-bientot-sauver-des-vies","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/1040055\/","title":{"rendered":"Des chercheurs cr\u00e9ent des cafards-cyborgs amphibies qui pourraient bient\u00f4t sauver des vies"},"content":{"rendered":"<p class=\"dm_article-chapeau\">Pr\u00e9sent\u00e9s cette semaine par des chercheurs de Singapour et du Japon, des cafards-cyborgs amphibies pourraient aider les secouristes \u00e0 retrouver des survivants apr\u00e8s des catastrophes.<\/p>\n<p>Ils pourraient bient\u00f4t s&rsquo;inviter aux c\u00f4t\u00e9s des \u00e9quipes de secours. Des chercheurs de la <a href=\"https:\/\/www.ntu.edu.sg\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">Nanyang Technological University<\/a> (NTU) de Singapour et de l&rsquo;universit\u00e9 Waseda, au Japon, ont mis au point des cafards-cyborgs capables de se d\u00e9placer aussi bien sur terre que sous l&rsquo;eau. Une avanc\u00e9e qui pourrait faciliter les recherches apr\u00e8s un s\u00e9isme ou une catastrophe naturelle, comme au Venezuela il y a peu.\u00a0<\/p>\n<p>Le principe est simple : utiliser les capacit\u00e9s naturelles des insectes plut\u00f4t que de miser uniquement sur des robots. Dans les gravats, les canalisations ou les espaces les plus \u00e9troits, ces cafards peuvent se faufiler l\u00e0 o\u00f9 les machines peinent encore \u00e0 acc\u00e9der.<\/p>\n<p>Pour cela, les chercheurs ont choisi des blattes de Madagascar, aussi appel\u00e9es cafards siffleurs. Longs de pr\u00e8s de 7 cm, ils ont \u00e9t\u00e9 \u00e9quip\u00e9s d&rsquo;une petite \u00abcombinaison de plong\u00e9e\u00bb imprim\u00e9e en 3D. D\u00e9crit dans la revue <a href=\"https:\/\/www.nature.com\/ncomms\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">Nature Communications<\/a>, ce dispositif recouvre leur abdomen et produit de l&rsquo;oxyg\u00e8ne \u00e0 partir de dioxyde de mangan\u00e8se et d&rsquo;une faible quantit\u00e9 de peroxyde d&rsquo;hydrog\u00e8ne.\u00a0<\/p>\n<p>\u00c9quip\u00e9s de ce syst\u00e8me, les cafards peuvent \u00e9voluer sous l&rsquo;eau ou dans des environnements pauvres en oxyg\u00e8ne pendant pr\u00e8s de trois heures. De quoi atteindre des zones jusqu&rsquo;ici quasiment impossibles \u00e0 explorer.<\/p>\n<p>D\u00e9j\u00e0 utilis\u00e9s apr\u00e8s des s\u00e9ismes<\/p>\n<p>En r\u00e9alit\u00e9, ces insectes-cyborgs ne sont pas nouveaux. Depuis plusieurs ann\u00e9es, les chercheurs savent les diriger \u00e0 distance gr\u00e2ce \u00e0 de faibles impulsions \u00e9lectriques. Les cafards utilisent alors leurs propres muscles pour se d\u00e9placer, ce qui consomme beaucoup moins d&rsquo;\u00e9nergie qu&rsquo;un robot classique.<\/p>\n<p>Ils ont d&rsquo;ailleurs d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 d\u00e9ploy\u00e9s lors d&rsquo;op\u00e9rations de recherche. En mars dernier, apr\u00e8s le s\u00e9isme de magnitude 7,7 qui a frapp\u00e9 le Myanmar, plusieurs d&rsquo;entre eux ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s pour explorer les d\u00e9combres. Gr\u00e2ce \u00e0 leur petite taille, ils peuvent transporter de minuscules capteurs capables de d\u00e9tecter la pr\u00e9sence de victimes et de guider les secouristes.<\/p>\n<p>L&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, les chercheurs \u00e9taient \u00e9galement parvenus \u00e0 piloter simultan\u00e9ment une vingtaine de ces insectes. Contr\u00f4l\u00e9s par ordinateur, ils \u00e9taient capables de converger vers une m\u00eame zone afin de l&rsquo;explorer de mani\u00e8re coordonn\u00e9e.<\/p>\n<p>Jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, l&rsquo;eau et le manque d&rsquo;oxyg\u00e8ne restaient toutefois leurs principales limites. \u00abC&rsquo;est un point crucial, car les sites de catastrophe peuvent pr\u00e9senter des conditions difficiles apr\u00e8s de fortes pluies ou des inondations, qui bloquent les voies d&rsquo;acc\u00e8s au milieu des d\u00e9combres, des canalisations et des espaces \u00e9troits\u00bb, explique Hirotaka Sato, professeur \u00e0 l&rsquo;<a href=\"https:\/\/www.studentum.fr\/institutions\/nanyang-technological-university-ntu\/meng-en-ingenierie-mecanique-et-aerospatiale\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">\u00c9cole de g\u00e9nie m\u00e9canique et a\u00e9rospatial<\/a> de NTU Singapore et principal auteur de l&rsquo;\u00e9tude. Selon lui, cette \u00e9volution pourrait am\u00e9liorer les op\u00e9rations de recherche dans les situations les plus difficiles.<\/p>\n<p>D&rsquo;autres missions \u00e0 l&rsquo;avenir ?\u00a0<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 des catastrophes, les chercheurs voient d\u00e9j\u00e0 d&rsquo;autres applications. Ces cafards amphibies pourraient inspecter des canalisations, des r\u00e9seaux souterrains ou d&rsquo;autres infrastructures difficiles d&rsquo;acc\u00e8s.\u00a0<\/p>\n<p>\u00c0 plus long terme, certains imaginent m\u00eame les utiliser lors de futures missions d&rsquo;exploration sur Mars.<\/p>\n<p>Les scientifiques assurent enfin que les dispositifs peuvent \u00eatre install\u00e9s puis retir\u00e9s sans blesser les insectes.\u00a0<\/p>\n<p>Selon eux, tous les essais ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s dans le respect des protocoles de recherche et aucun cafard n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 bless\u00e9 au cours des exp\u00e9rimentations.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Pr\u00e9sent\u00e9s cette semaine par des chercheurs de Singapour et du Japon, des cafards-cyborgs amphibies pourraient aider les secouristes&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1040056,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[7],"tags":[4732,1011,27,16705,14551,43,40,41,39,59759,42,44],"class_list":["post-1040055","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-sciences-et-technologies","tag-catastrophe-naturelle","tag-fr","tag-france","tag-insecte","tag-sauvetage","tag-science","tag-science-and-technology","tag-sciences","tag-sciences-et-technologies","tag-su00e9isme","tag-technologies","tag-technology"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/116854390560219770","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1040055","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1040055"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1040055\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1040056"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1040055"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1040055"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1040055"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}