{"id":1044359,"date":"2026-07-05T05:18:18","date_gmt":"2026-07-05T05:18:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/1044359\/"},"modified":"2026-07-05T05:18:18","modified_gmt":"2026-07-05T05:18:18","slug":"sommet-anchorage-russie-etats-unis-ukraine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/1044359\/","title":{"rendered":"Sommet Anchorage Russie \u00c9tats-Unis Ukraine"},"content":{"rendered":"<p>\n    Imprimer l\u2019article \ud83d\udda8\ufe0f<\/p>\n<p>      \u00c9couter \ud83d\udd0a<br \/>\n      Stop<\/p>\n<p>lediplomate.media \u2014 imprim\u00e9 le 05\/07\/2026<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/TEXTE-868-Giuseppe-1024x576.jpg\" alt=\"la guerre diplomatique\" class=\"wp-image-23587\"  \/><strong>R\u00e9alisation\u00a0Le Lab Le Diplo<\/strong><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Par Giuseppe Gagliano, Pr\u00e9sident du Centro Studi Strategici Carlo De Cristoforis (C\u00f4me, Italie)\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Moscou accuse Washington, mais le message s\u2019adresse aussi \u00e0 l\u2019Europe<\/strong><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La Russie reparle du sommet d\u2019Anchorage comme d\u2019une occasion trahie. Elle ne le fait pas par nostalgie diplomatique, mais parce que la guerre en Ukraine est entr\u00e9e dans une phase o\u00f9 le Kremlin sent se r\u00e9duire son espace politique, militaire et \u00e9conomique. En quelques jours, trois hauts responsables russes ont accus\u00e9 les \u00c9tats-Unis de ne pas avoir donn\u00e9 suite aux engagements qui, selon Moscou, auraient \u00e9t\u00e9 pris lors de la rencontre en Alaska entre Vladimir Poutine et Donald Trump. Le probl\u00e8me est que personne, \u00e0 Washington, n\u2019a jamais vraiment clarifi\u00e9 ce qui avait \u00e9t\u00e9 convenu. Et c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment cette ambigu\u00eft\u00e9 qui devient aujourd\u2019hui une arme politique.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La pr\u00e9tendue \u00ab formule d\u2019Anchorage \u00bb demeure une construction aux contours volontairement flous. Pour Moscou, elle aurait signifi\u00e9 le gel de la ligne de front, la r\u00e9duction du soutien militaire occidental \u00e0 Kiev et, surtout, la reconnaissance implicite de la centralit\u00e9 russe dans le Donbass. En d\u2019autres termes, l\u2019Ukraine aurait d\u00fb accepter une paix territoriale d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9e, laissant \u00e0 la Russie le contr\u00f4le de toute la r\u00e9gion orientale en \u00e9change de la suspension des hostilit\u00e9s ailleurs. Pour le Kremlin, cela aurait \u00e9t\u00e9 le point d\u2019\u00e9quilibre. Pour Washington, du moins publiquement, rien de tout cela n\u2019est jamais devenu un engagement formel.<\/p>\n<p><strong>Le retour de la m\u00e9fiance entre Moscou et Washington<\/strong><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Youri Ouchakov a accus\u00e9 l\u2019une des deux parties de ne pas avoir respect\u00e9 les accords. Sergue\u00ef Lavrov a laiss\u00e9 entendre que le sommet avait peut-\u00eatre servi aux \u00c9tats-Unis \u00e0 gagner du temps et \u00e0 r\u00e9armer Kiev. Sergue\u00ef Riabkov a parl\u00e9 d\u2019un \u00e9cart par rapport aux \u00ab accords fondamentaux \u00bb conclus en Alaska, tout en laissant la porte ouverte au dialogue. Ce ne sont pas de simples d\u00e9clarations de circonstance. Elles signalent que Moscou craint d\u2019avoir perdu le seul canal utile pour imposer une solution n\u00e9goci\u00e9e favorable.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Kremlin sait bien que l\u2019Europe n\u2019offrira pas une m\u00e9diation acceptable pour la Russie. La France, le Royaume-Uni et d\u2019autres pays europ\u00e9ens sont d\u00e9sormais per\u00e7us \u00e0 Moscou comme partie int\u00e9grante de l\u2019effort de guerre ukrainien. Lavrov l\u2019a dit ouvertement : en fournissant un soutien militaire \u00e0 Kiev, l\u2019Europe deviendrait une menace pour la paix et la s\u00e9curit\u00e9 internationales. La formule est dure, mais coh\u00e9rente avec le r\u00e9cit russe : l\u2019Ukraine ne combat pas seule, elle agit comme terminal op\u00e9rationnel de l\u2019Occident.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le point politique est que les \u00c9tats-Unis eux-m\u00eames, aux yeux de Moscou, seraient en train d\u2019abandonner leur r\u00f4le de m\u00e9diateurs pour se rapprocher de la ligne plus intransigeante des alli\u00e9s europ\u00e9ens. C\u2019est l\u00e0 que na\u00eet la frustration russe : Poutine avait probablement mis\u00e9 sur la possibilit\u00e9 que Trump utilise la n\u00e9gociation comme levier pour fermer le conflit aux conditions du Kremlin. Au contraire, apr\u00e8s Anchorage, le pr\u00e9sident am\u00e9ricain a m\u00eame laiss\u00e9 entendre que l\u2019Ukraine pourrait reconqu\u00e9rir tous les territoires occup\u00e9s. Pour Moscou, il s\u2019agit d\u2019une rupture politique, pas seulement rh\u00e9torique.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>\u00c0 lire aussi : <\/strong><a href=\"https:\/\/lediplomate.media\/entretien-diplomate-leonardo-dini-apres-anchorage-nouveau-dialogue-trump-poutine\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\">L\u2019Entretien du\u00a0Diplomate\u00a0avec Leonardo Dini\u00a0\u2013 L\u2019apr\u00e8s Anchorage : Le nouveau dialogue entre Trump et Poutine<\/a><\/p>\n<p><strong>La guerre entre sur le territoire russe<\/strong><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La dimension militaire explique la nervosit\u00e9. Les attaques ukrainiennes en profondeur contre le territoire russe, y compris contre des installations p\u00e9troli\u00e8res dans la r\u00e9gion de Moscou, ont modifi\u00e9 le cadre psychologique de la guerre. La Russie ne peut plus pr\u00e9senter le conflit comme une campagne lointaine, contr\u00f4l\u00e9e et confin\u00e9e \u00e0 l\u2019espace ukrainien. La guerre revient \u00e0 la maison, frappe les infrastructures \u00e9nerg\u00e9tiques, produit de l\u2019incertitude dans la population et impose au Kremlin une r\u00e9ponse visible.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u2019un point de vue strat\u00e9gique, Kiev cherche \u00e0 compenser ses difficult\u00e9s sur le front terrestre en frappant la profondeur logistique, industrielle et \u00e9nerg\u00e9tique russe. Raffineries, d\u00e9p\u00f4ts, centres de commandement et infrastructures critiques deviennent des cibles non seulement militaires, mais aussi politiques. Chaque attaque sert \u00e0 d\u00e9montrer que la Russie poss\u00e8de des vuln\u00e9rabilit\u00e9s internes et que la guerre ne peut pas \u00eatre g\u00e9r\u00e9e par Moscou comme un conflit \u00e0 sens unique.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">De son c\u00f4t\u00e9, le Kremlin consid\u00e8re que de telles op\u00e9rations ne peuvent avoir lieu sans assistance occidentale, surtout am\u00e9ricaine. C\u2019est ici que la guerre militaire rejoint la guerre diplomatique. Si Washington encourage Kiev \u00e0 frapper plus durement, la Russie voit s\u2019effondrer l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une m\u00e9diation am\u00e9ricaine. Si Washington se limite \u00e0 garder le silence, Moscou interpr\u00e8te ce silence comme un consentement op\u00e9rationnel.<\/p>\n<p><strong>Le calcul \u00e9conomique de la pression<\/strong><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La partie \u00e9conomique est tout aussi d\u00e9cisive. La Russie continue \u00e0 soutenir l\u2019effort de guerre, mais \u00e0 des co\u00fbts croissants. Les pertes militaires indiqu\u00e9es par les \u00c9tats-Unis, environ quarante mille morts et bless\u00e9s chaque mois, doivent \u00eatre lues non seulement comme une donn\u00e9e op\u00e9rationnelle, mais comme un signal d\u2019usure syst\u00e9mique. Chaque mois de guerre consume des hommes, des moyens, des r\u00e9serves financi\u00e8res, des capacit\u00e9s productives et de la stabilit\u00e9 sociale.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les attaques ukrainiennes contre les infrastructures \u00e9nerg\u00e9tiques russes frappent un secteur essentiel pour le budget de l\u2019\u00c9tat et pour la projection g\u00e9o\u00e9conomique de Moscou. M\u00eame lorsqu\u2019elles ne paralysent pas la production, elles augmentent les co\u00fbts d\u2019assurance, de logistique et de maintenance. Le message est clair : la Russie peut poursuivre la guerre, mais non sans payer un prix croissant sur le plan int\u00e9rieur.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour Kiev, soutenue par l\u2019Occident, la logique est inverse : transformer l\u2019innovation militaire, surtout dans les a\u00e9ronefs sans pilote, en levier permettant \u00e0 un pays plus petit de frapper un adversaire plus grand. Ce n\u2019est pas seulement une question de technologie. C\u2019est une nouvelle forme de guerre industrielle l\u00e9g\u00e8re, distribu\u00e9e, moins co\u00fbteuse que les syst\u00e8mes traditionnels et capable d\u2019affecter les cha\u00eenes \u00e9nerg\u00e9tiques et militaires de l\u2019adversaire.<\/p>\n<p><strong>La diplomatie de la force<\/strong><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le soutien priv\u00e9 que Kiev affirme avoir re\u00e7u de la Maison-Blanche pour accro\u00eetre la pression sur Moscou s\u2019inscrit dans la doctrine de la \u00ab paix par la force \u00bb. Selon la reconstruction ukrainienne, Trump aurait invit\u00e9 Zelensky \u00e0 agir avec plus d\u2019audace, en affichant son scepticisme sur la r\u00e9elle volont\u00e9 de Poutine de n\u00e9gocier sans contraintes ext\u00e9rieures. Si cette ligne se confirmait dans les faits, cela signifierait que Washington ne cherche plus \u00e0 convaincre Moscou par des concessions pr\u00e9ventives, mais \u00e0 l\u2019obliger \u00e0 n\u00e9gocier depuis une position moins favorable.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au Conseil de s\u00e9curit\u00e9 des Nations unies, les \u00c9tats-Unis ont r\u00e9affirm\u00e9 leur engagement en faveur de la souverainet\u00e9 ukrainienne et de la d\u00e9fense des infrastructures critiques, d\u00e9non\u00e7ant \u00e9galement les attaques russes contre le patrimoine culturel, y compris contre le monast\u00e8re des Grottes de Kiev. Le message politique est net : le temps ne travaille plus pour Moscou. Cette formule vise \u00e0 frapper le c\u0153ur de la strat\u00e9gie russe, fond\u00e9e sur l\u2019id\u00e9e que la dur\u00e9e du conflit use davantage l\u2019Occident que la Russie.<\/p>\n<p><strong>La n\u00e9gociation impossible et n\u00e9cessaire<\/strong><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lavrov affirme que Moscou est pr\u00eate \u00e0 reprendre les pourparlers avec Kiev l\u00e0 o\u00f9 ils s\u2019\u00e9taient interrompus, en rappelant Istanbul et les tentatives de n\u00e9gociation engag\u00e9es apr\u00e8s le d\u00e9but de la guerre, puis reprises en 2025. Mais aujourd\u2019hui, il n\u2019existe aucun v\u00e9ritable processus diplomatique structur\u00e9. Il n\u2019y a pas d\u2019accord sur la table, pas de lieu partag\u00e9, pas de formule accept\u00e9e par les deux parties. Il n\u2019y a qu\u2019une guerre qui s\u2019\u00e9largit dans la profondeur territoriale, \u00e9conomique et psychologique des deux adversaires.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La Russie veut n\u00e9gocier, mais \u00e0 ses conditions. L\u2019Ukraine veut n\u00e9gocier, mais apr\u00e8s avoir augment\u00e9 le co\u00fbt de la guerre pour Moscou. Les \u00c9tats-Unis veulent une solution, mais n\u2019entendent pas appara\u00eetre comme ceux qui livrent \u00e0 Poutine une victoire territoriale. L\u2019Europe soutient Kiev, mais ne poss\u00e8de pas de strat\u00e9gie diplomatique autonome capable de fermer le conflit.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Anchorage n\u2019est donc pas seulement un sommet du pass\u00e9. C\u2019est le nom d\u2019un malentendu strat\u00e9gique. Moscou pensait avoir ouvert une issue favorable. Washington a maintenu l\u2019ambigu\u00eft\u00e9. Kiev a utilis\u00e9 le temps pour renforcer sa capacit\u00e9 de pression. Aujourd\u2019hui, le Kremlin d\u00e9nonce la trahison des accords parce qu\u2019il voit que la guerre ne se fige pas : elle se transforme en \u00e9preuve de r\u00e9sistance totale, o\u00f9 le territoire, l\u2019industrie, l\u2019\u00e9nergie, le consensus int\u00e9rieur et la diplomatie deviennent les parties d\u2019un m\u00eame champ de bataille.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>\u00c0 lire aussi : <\/strong><a href=\"https:\/\/lediplomate.media\/analyse-alaska-poutine-signe-victoire-totale-trump\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\">ANALYSE \u2013 En Alaska, Poutine signe une victoire totale sur Trump<\/a><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">#Anchorage, #SommetAnchorage, #Ukraine, #Russie, #EtatsUnis, #Poutine, #Trump, #Zelensky, #Lavrov, #Donbass, #GuerreUkraine, #Diplomatie, #Geopolitique, #RelationsInternationales, #CriseUkraine, #ConflitUkraine, #StrategieMilitaire, #PolitiqueInternationale, #OTAN, #Europe, #Washington, #Moscou, #NegociationsPaix, #SecuriteInternationale, #AnalyseGeopolitique, #ActualiteInternationale, #GuerreRussieUkraine, #TensionsInternationales, #PaixParLaForce, #ConseilDeSecurite, #ONU, #SanctionsRussie, #EnergieRusse, #DronesUkrainiens, #DonbassConflict, #Geostrategie, #DiplomatieDeCrise, #EquilibreDesPuissances, #RelationsRussieUSA, #PolitiqueEtrangere<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Imprimer l\u2019article \ud83d\udda8\ufe0f \u00c9couter \ud83d\udd0a Stop lediplomate.media \u2014 imprim\u00e9 le 05\/07\/2026 R\u00e9alisation\u00a0Le Lab Le Diplo Par Giuseppe Gagliano,&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1044360,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[1591],"tags":[11,16403,73,1887,12,1885,1886,132],"class_list":["post-1044359","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-russie","tag-actualites","tag-decryptage","tag-etats-unis","tag-federation-de-russie","tag-news","tag-russia","tag-russian-federation","tag-russie"],"share_on_mastodon":{"url":"","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1044359","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1044359"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1044359\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1044360"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1044359"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1044359"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1044359"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}