{"id":106503,"date":"2025-05-17T08:10:11","date_gmt":"2025-05-17T08:10:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/106503\/"},"modified":"2025-05-17T08:10:11","modified_gmt":"2025-05-17T08:10:11","slug":"ce-medicament-pris-avant-la-chirurgie-qui-pourrait-tout-changer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/106503\/","title":{"rendered":"ce m\u00e9dicament pris avant la chirurgie qui pourrait tout changer"},"content":{"rendered":"<p>Les cancers du sein triple n\u00e9gatif affectent pr\u00e8s de 15 % des patientes sur les 61 000 cancers du sein diagnostiqu\u00e9s chaque ann\u00e9e en France.\u00a0<\/p>\n<p>Tr\u00e8s agressif, il est aussi particuli\u00e8rement difficile \u00e0 traiter car insensible aux traitements hormonaux &#8211; \u0153strog\u00e8nes et progest\u00e9rones &#8211; et aux traitements ciblant la prot\u00e9ine HER 2\u00a0; c\u2019est pourquoi il a \u00e9t\u00e9 baptis\u00e9 \u00ab\u00a0triple n\u00e9gatif\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>La maladie, de mauvais pronostic, touche souvent les femmes jeunes qui pr\u00e9sentent une pr\u00e9disposition g\u00e9n\u00e9tique\u00a0(les mutations h\u00e9r\u00e9ditaires BRCA1 et BRCA2).<\/p>\n<p>Actuellement, le traitement standard consiste \u00e0 r\u00e9duire la tumeur par chimioth\u00e9rapie et immunoth\u00e9rapie puis \u00e0 la retirer chirurgicalement. Les trois ans qui suivent sont cruciaux, avec des risques de d\u00e9c\u00e8s et de r\u00e9cidive \u00e9lev\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>100 % des patientes ont surv\u00e9cu 3 ans apr\u00e8s l\u2019op\u00e9ration <\/strong><\/p>\n<p>Une nouvelle approche th\u00e9rapeutique pourrait bien r\u00e9volutionner le traitement des cancers \u201ctriple n\u00e9gatif\u201d. L\u2019essai Partner, men\u00e9 par des chercheurs de l\u2019universit\u00e9 de Cambridge (Angleterre), a test\u00e9 l\u2019ajout d\u2019Olaparib associ\u00e9 \u00e0 une chimioth\u00e9rapie, avant la chirurgie.<\/p>\n<p>Ce m\u00e9dicament a d\u00e9j\u00e0 montr\u00e9 une certaine efficacit\u00e9 en post-op\u00e9ratoire, pour emp\u00eacher les r\u00e9cidives chez les femmes porteuses de la mutation BRCA.<\/p>\n<p>Au Royaume-Uni, il est prescrit aux patientes pendant 12 mois apr\u00e8s l\u2019op\u00e9ration. Dans cet essai, les participantes l\u2019ont pris durant les 12 semaines qui pr\u00e9c\u00e9daient.<\/p>\n<p>Le m\u00e9dicament a ainsi \u00e9t\u00e9 administr\u00e9 avant la chirurgie, 48 heures apr\u00e8s la chimioth\u00e9rapie. Selon les r\u00e9sultats, publi\u00e9s le 13 mai dans la revue Nature Communications, sur les 39 patientes qui avaient subi une chimioth\u00e9rapie et pris l\u2019Olaparib, une seule d\u2019entre elles a vu son cancer r\u00e9cidiver et 100 % ont surv\u00e9cu dans les trois ans qui ont suivi.<\/p>\n<p>En comparaison, le taux de survie du groupe t\u00e9moin \u00e9tait de 88 % trois ans apr\u00e8s l&rsquo;op\u00e9ration. Sur les 45 patientes qui constituaient ce groupe, ayant re\u00e7u uniquement une chimioth\u00e9rapie, neuf ont rechut\u00e9, dont six sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9es.<\/p>\n<p>  <strong>Une indication pour l\u2019ensemble des cancers li\u00e9s aux g\u00e8nes BRCA\u00a0? <\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il est rare d&rsquo;obtenir un taux de survie de 100\u00a0% dans une \u00e9tude comme celle-ci, et pour ces types de cancer agressifs. Nous sommes extr\u00eamement enthousiastes quant au potentiel de cette nouvelle approche, car il est crucial de trouver un moyen de traiter et, esp\u00e9rons-le, de gu\u00e9rir les patients diagnostiqu\u00e9s avec des cancers li\u00e9s aux g\u00e8nes BRCA1 et BRCA2\u00a0\u00bb, s\u2019est r\u00e9joui le Pr. Jean Abraham, responsable de l\u2019essai \u00e0 l\u2019h\u00f4pital Addenbroke appartenant au Cambridge University Hospitals (CUH).<\/p>\n<p>Ces r\u00e9sultats tr\u00e8s prometteurs doivent encore \u00eatre valid\u00e9s par une \u00e9tude de grande ampleur.<\/p>\n<p>Mais on peut d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 imaginer que ce traitement pourrait \u00eatre appliqu\u00e9 \u00e0 d\u2019autres cancers dans lesquels les g\u00e8nes BRCA sont impliqu\u00e9s \u2013 ovaire, prostate et pancr\u00e9as.<\/p>\n<p><strong>Comment fonctionne l\u2019Olaparib<\/strong>\u00a0?<\/p>\n<p>Il s\u2019agit d\u2019un inhibiteur de PARP, une famille de prot\u00e9ines qui participent \u00e0 la r\u00e9paration de l\u2019ADN, de m\u00eame que la prot\u00e9ine BRCA. Dans le cancer du sein triple n\u00e9gatif, les g\u00e8nes BRCA 1 et BRCA 2 ne fonctionnent plus normalement et ne remplissent plus ce r\u00f4le de r\u00e9paration.<\/p>\n<p>Les cellules mut\u00e9es sont alors d\u00e9pendantes de PARP pour \u00eatre r\u00e9par\u00e9es. Mais les inhibiteurs de PARP emp\u00eachent la cellule canc\u00e9reuse d\u2019y avoir recours.<\/p>\n<p>Sans aucun syst\u00e8me de r\u00e9paration disponible, les erreurs sur l&rsquo;ADN s\u2019accumulent. Celles-ci ne pourront donc pas \u00eatre r\u00e9par\u00e9es, ni par PARP, ni par BRCA, et ce qui entra\u00eene la mort des cellules canc\u00e9reuses.<\/p>\n<p class=\"note\">Source\u00a0: University of Cambridge , Pactonco.fr \u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Les cancers du sein triple n\u00e9gatif affectent pr\u00e8s de 15 % des patientes sur les 61 000 cancers&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":106504,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[107,1011,27,329,72,1031,5362,71,273],"class_list":{"0":"post-106503","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-sante","8":"tag-fil-info","9":"tag-fr","10":"tag-france","11":"tag-france-monde","12":"tag-health","13":"tag-magazine","14":"tag-magazine-sante","15":"tag-sante","16":"tag-selection-de-la-redaction"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114522162775037925","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/106503","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=106503"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/106503\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/106504"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=106503"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=106503"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=106503"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}