{"id":1108237,"date":"2026-08-04T23:20:15","date_gmt":"2026-08-04T23:20:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/1108237\/"},"modified":"2026-08-04T23:20:15","modified_gmt":"2026-08-04T23:20:15","slug":"congolais-de-paris-les-terroirs-du-congo-un-magasin-de-produits-congolais-bio-en-plein-paris-3-5-reportage-afrique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/1108237\/","title":{"rendered":"Congolais de Paris: les Terroirs du Congo, un magasin de produits congolais bio en plein Paris [3\/5] &#8211; Reportage Afrique"},"content":{"rendered":"<p>\n                                                Feuilles de manioc, arachides et patates douces\u00a0: tous ces produits frais du Congo-Brazzaville manquent aux Congolais de la diaspora. Dans le quartier de Ch\u00e2teau Rouge, la boutique Les Terroirs du Congo fait le pari d&rsquo;importer des produits bio tout droit du pays, du champ \u00e0 l&rsquo;\u00e9tal parisien, sans interm\u00e9diaire ou presque. Lydie, la patronne, a cr\u00e9\u00e9 une fili\u00e8re qui soutient des dizaines de familles au Congo. Reportage de Tom Schneider\u00a0dans une boutique bio pas comme les autres.                    <\/p>\n<p>Les cartons de produits frais s&#8217;empilent \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e des Terroirs du Congo, une petite boutique nich\u00e9e aux abords de Ch\u00e2teau Rouge \u00e0 <strong><a href=\"https:\/\/www.rfi.fr\/fr\/tag\/paris\/\" target=\"_self\" class=\"gtm-add-suggested-tag\" rel=\"nofollow noopener\">Paris<\/a><\/strong>. \u00ab\u00a0Dans la semaine, on a trois arrivages\u00a0: deux de Brazzaville et un de Pointe-Noire\u00a0\u00bb, explique Lydie, la patronne.<\/p>\n<p>Lunettes de soleil et pagne color\u00e9, elle organise la livraison et oriente les clients fid\u00e8les, comme Shelly. \u00ab\u00a0Aujourd&rsquo;hui, je vais acheter le manioc et l&rsquo;huile de palme. Mon produit pr\u00e9f\u00e9r\u00e9, c&rsquo;est le saka saka\u00a0\u00bb, explique cette derni\u00e8re. Le saka saka, pr\u00e9par\u00e9 \u00e0 base de feuilles de manioc pil\u00e9, est l&rsquo;un des plats les plus populaires du <strong><a href=\"https:\/\/www.rfi.fr\/fr\/tag\/congo-brazzaville\/\" target=\"_self\" class=\"gtm-add-suggested-tag\" rel=\"nofollow noopener\">Congo-Brazzaville<\/a><\/strong>. Il est aussi appr\u00e9ci\u00e9 par une autre habitu\u00e9e, qui se fait appeler Joy Manioc :\u00a0\u00ab\u00a0Je fais acheter la nourriture du pays. Il y a tout ici pour le Congo. Raison pour laquelle je viens le jour m\u00eame de la livraison.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le succ\u00e8s de sa boutique, Lydie le doit \u00e0 sa renomm\u00e9e. Sa s\u0153ur \u00e9tait l&rsquo;une des premi\u00e8res Congolaises \u00e0 vendre des produits africains dans le quartier, au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990. Bien qu&rsquo;il n&rsquo;existe que tr\u00e8s peu de labels certifiant de la qualit\u00e9 au Congo, Lydie s&rsquo;assure elle-m\u00eame de la fra\u00eecheur de ses produits : \u00ab\u00a0C&rsquo;est naturel, c&rsquo;est frais, juste cueilli, emball\u00e9 dans des cartons la veille et le lendemain matin, c&rsquo;est arriv\u00e9 \u00e0 Roissy. Ce sont des produits bio. L&rsquo;huile de palme, par exemple, c&rsquo;est de l&rsquo;huile bio sans rien d&rsquo;ajout\u00e9, faite artisanalement par des paysans.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Lydie a pu construire un mod\u00e8le d&rsquo;approvisionnement durable et circulaire qui profite aux productrices du Congo-Brazzaville. \u00ab\u00a0J&rsquo;ai recens\u00e9 quelques mamans qui vendaient au march\u00e9 et qui font du tr\u00e8s bon manioc. Cela leur \u00e9vite d&rsquo;aller rester au march\u00e9, de ne pas terminer leur quantit\u00e9 de marchandises \u00e0 vendre. Elles ont des commandes toutes les semaines, cela leur fait un compl\u00e9ment de revenus\u00a0\u00bb, confie-t-elle.<\/p>\n<p>Un kilo de feuilles de manioc achet\u00e9 environ deux euros \u00e0 Brazzaville est souvent revendu pr\u00e8s de dix fois plus cher \u00e0 Paris. Le fret a\u00e9rien constitue souvent plus de la moiti\u00e9 du prix final. Lydie avoue donc se fournir aupr\u00e8s d&rsquo;autres pays africains, m\u00eame si c&rsquo;est une situation qu&rsquo;elle aimerait voir \u00e9voluer ces prochaines ann\u00e9es.<\/p>\n<p class=\"a-read-more\">\u00c0 lire aussi<a href=\"https:\/\/www.rfi.fr\/fr\/podcasts\/reportage-afrique\/20260803-congolais-de-paris-les-jeunes-de-la-diaspora-font-vivre-la-rumba-congolaise-2-5\" target=\"_self\" class=\"a-read-more__link\" rel=\"nofollow noopener\">Congolais de Paris: les jeunes de la diaspora font vivre la rumba congolaise [2\/5]<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Feuilles de manioc, arachides et patates douces\u00a0: tous ces produits frais du Congo-Brazzaville manquent aux Congolais de la&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1108238,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[1888],"tags":[11,879,258,113608,130,12376,1777,674,1011,27,12,626,12373,25,104],"class_list":["post-1108237","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-paris","tag-actualites","tag-afrique","tag-alimentation","tag-congo-brazzaville","tag-consommation","tag-diaspora","tag-eu","tag-europe","tag-fr","tag-france","tag-news","tag-paris","tag-reportage-afrique","tag-republique-francaise","tag-societe"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/117039807042265987","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1108237","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1108237"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1108237\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1108238"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1108237"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1108237"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1108237"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}