{"id":1128650,"date":"2026-08-15T15:21:11","date_gmt":"2026-08-15T15:21:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/1128650\/"},"modified":"2026-08-15T15:21:11","modified_gmt":"2026-08-15T15:21:11","slug":"justice-francis-boyer-figure-du-parquet-de-toulouse-et-memoire-des-grandes-affaires-criminelles-est-decede-a-65-ans","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/1128650\/","title":{"rendered":"Justice : Francis Boyer, figure du parquet de Toulouse et m\u00e9moire des grandes affaires criminelles, est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 65 ans"},"content":{"rendered":"<p>\n                                                                    l&rsquo;essentiel<br \/>\n                                                                Entr\u00e9 dans la magistrature \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980 apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 enseignant, Francis Boyer avait rejoint le parquet de Toulouse en 2006. En pr\u00e8s de vingt ans, il en \u00e9tait devenu le magistrat le plus ancien et l\u2019une des m\u00e9moires de l\u2019histoire criminelle r\u00e9cente de la juridiction. Il avait 65 ans.\n                            <\/p>\n<p>Il avait fini par conna\u00eetre l\u2019histoire judiciaire toulousaine comme peu d\u2019autres. Les dossiers, les affaires criminelles, les magistrats qui s\u2019\u00e9taient succ\u00e9d\u00e9, les proc\u00e9dures anciennes dont il fallait parfois retrouver le fil : au parquet de Toulouse, Francis Boyer \u00e9tait devenu, au fil des ann\u00e9es, une m\u00e9moire autant qu\u2019un magistrat.\u00a0Il est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le vendredi 7 ao\u00fbt,\u00a0chez lui,\u00a0\u00e0 Tournefeuille.<\/p>\n<p>N\u00e9 le 15 avril 1961 \u00e0 Limoges, il avait chang\u00e9 de voie apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 enseignant pour int\u00e9grer l\u2019\u00c9cole nationale de la magistrature, au sein de la promotion 1987.<\/p>\n<p>Sa carri\u00e8re d\u00e9bute deux ans plus tard en Ard\u00e8che. En 1989, Francis Boyer est nomm\u00e9 substitut du procureur de la R\u00e9publique \u00e0 Privas. Il y demeure trois ans avant de rejoindre Cahors, en 1992, cette fois comme juge d\u2019instruction. Il exerce ces fonctions jusqu\u2019en 1996 puis poursuit dans la m\u00eame voie \u00e0 Perpignan. C\u2019est l\u00e0, dans le secret des cabinets d\u2019instruction et au contact des dossiers p\u00e9naux les plus lourds, qu\u2019il construit une part importante de son exp\u00e9rience. En 2005, il rejoint le parquet de N\u00eemes comme vice-procureur.<\/p>\n<p>Les grandes affaires\u00a0<\/p>\n<p>Son passage dans le Gard sera bref. Il quitte N\u00eemes en 2006. Cet \u00e9pisode le conduit \u00e0 Toulouse. Pendant vingt ans, Francis Boyer accompagne les transformations du parquet toulousain, voit passer les procureurs, les g\u00e9n\u00e9rations de substituts et les grandes affaires qui ont marqu\u00e9 la ville et son ressort :\u00a0il avait notamment suivi l\u2019un des premiers dossiers de \u00ab\u00a0cold case\u00a0\u00bb lorsqu\u2019une instruction au cabinet de Monsieur F. Rives\u00a0avait permis d\u2019aboutir \u00e0 la condamnation de Joel Bourgeon en 2022, pour le meurtre de Martine Escadillas commis en 1986.<\/p>\n<p>Cette long\u00e9vit\u00e9 lui conf\u00e8re progressivement une place singuli\u00e8re au sein de la juridiction. Il en \u00e9tait devenu le magistrat le plus ancien.\u00a0Au parquet, Francis Boyer \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019une des m\u00e9moires de l\u2019activit\u00e9 judiciaire criminelle de Toulouse.<\/p>\n<p>Sa vie personnelle avait \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9e par la disparition, il y a six ans, de son \u00e9pouse, \u00c9liane Boyer. Greffi\u00e8re, elle avait achev\u00e9 sa carri\u00e8re \u00e0 la cour d\u2019appel de Toulouse. Tous deux avaient ainsi consacr\u00e9 une large part de leur vie professionnelle \u00e0 la justice, chacun \u00e0 sa place, dans deux m\u00e9tiers diff\u00e9rents mais \u00e9troitement li\u00e9s. Le couple avait une fille.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"l&rsquo;essentiel Entr\u00e9 dans la magistrature \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980 apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 enseignant, Francis Boyer avait&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1128651,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[2816],"tags":[1111,11,12655,1777,674,1011,27,2722,12,2680,25,104,2312],"class_list":["post-1128650","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-toulouse","tag-actu","tag-actualites","tag-carnet-noir","tag-eu","tag-europe","tag-fr","tag-france","tag-haute-garonne","tag-news","tag-occitanie","tag-republique-francaise","tag-societe","tag-toulouse"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/117100208964319683","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1128650","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1128650"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1128650\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1128651"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1128650"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1128650"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1128650"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}