{"id":1134473,"date":"2026-08-18T12:46:31","date_gmt":"2026-08-18T12:46:31","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/1134473\/"},"modified":"2026-08-18T12:46:31","modified_gmt":"2026-08-18T12:46:31","slug":"au-neuhof-des-soignants-face-aux-ravages-sanitaires-des-bouilloires-thermiques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/1134473\/","title":{"rendered":"Au Neuhof, des soignants face aux ravages sanitaires des bouilloires thermiques"},"content":{"rendered":"<p class=\"has-drop-cap wp-block-paragraph\">\u00c0 quelques encablures de l\u2019arr\u00eat de tram Saint-Christophe, au Neuhof, quelques passants se sont rassembl\u00e9s sous un parasol pour boire un verre. Ils sont presque les seuls dehors. Le thermom\u00e8tre affiche 33 \u00b0C, mardi 11 ao\u00fbt, et la chaleur doit encore s\u2019installer plusieurs jours. Autour, les programmes immobiliers donnent l\u2019image d\u2019un quartier neuf, en pleine transformation. Mais \u00e0 quelques m\u00e8tres de l\u00e0, les tours et les anciennes b\u00e2tisses rappellent une autre r\u00e9alit\u00e9 : au Neuhof, de nombreux habitants vivent encore dans des logements vieillissants, difficiles \u00e0 rafra\u00eechir et qui emmagasinent la chaleur tout l\u2019\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Des renoncements aux soins<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un peu plus loin se trouve <a href=\"https:\/\/www.rue89strasbourg.com\/dans-le-bas-rhin-les-maisons-et-centres-de-sante-communautaires-abasourdis-380209\" type=\"post\" id=\"380209\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\">la maison de sant\u00e9 du Neuhof<\/a>. Une dizaine de professionnels y travaillent : m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes, infirmi\u00e8res, kin\u00e9sith\u00e9rapeutes, orthophoniste, psychologue, m\u00e9diatrice et autres praticiens. \u00c0 l\u2019int\u00e9rieur, la temp\u00e9rature varie selon les \u00e9tages. Les infirmi\u00e8res et les kin\u00e9sith\u00e9rapeutes travaillent sans climatisation. Seul le cabinet de m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale en est \u00e9quip\u00e9.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">R\u00e9unis pour leur r\u00e9union hebdomadaire mardi midi, les professionnels d\u00e9crivent une cons\u00e9quence moins visible des \u00e9pisodes de chaleur : le renoncement aux soins. Les patients ne viennent plus, y compris lorsqu\u2019ils souffrent de pathologies chroniques ou d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives. \u00ab\u00a0Ils renoncent parce qu\u2019ils ont trop chaud. Ils ne veulent pas marcher\u00a0\u00bb, raconte Julie Fritz, kin\u00e9sith\u00e9rapeute.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les professionnels ont d\u2019abord propos\u00e9 d\u2019avancer les rendez-vous, mais cela ne fonctionne pas. Certains patients ont ainsi manqu\u00e9 plus d\u2019une dizaine de s\u00e9ances. Elise Nesci, orthophoniste de la maison de sant\u00e9, observe la m\u00eame difficult\u00e9. \u00ab\u00a0Nos patients n\u2019osent pas bouger de chez eux plus t\u00f4t parce qu\u2019ils ont souvent des passages infirmiers t\u00f4t le matin \u00e0 domicile.\u00a0\u00bb Le reste de la journ\u00e9e, sortir devient parfois tout simplement impossible.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"792\" height=\"528\" data-id=\"394927\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/55469707716-6ad705ddc3-k-792x528.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-394927\"  \/> \u00c0 14h, mardi 11 ao\u00fbt, la salle d\u2019attente est enti\u00e8rement vide. Photo\u00a0: Eva Chibane \/ Rue89 Strasbourg \/ cc<\/p>\n<p>\t\t\u00ab\u00a0Ils arrivent d\u00e9j\u00e0 tremp\u00e9s de sueur\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour ceux qui franchissent malgr\u00e9 tout la porte de la maison de sant\u00e9, la chaleur se lit imm\u00e9diatement sur les visages. Les patients arrivent \u00e9puis\u00e9s, avec des nuits difficiles derri\u00e8re eux. \u00ab\u00a0Le repos est moins qualitatif. Ils sont pour beaucoup dans des logements v\u00e9tustes o\u00f9 il fait plus de 30 degr\u00e9s. Ils sont plus fatigu\u00e9s et ont du mal \u00e0 faire leurs exercices\u00a0\u00bb, constate Julie Fritz.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En kin\u00e9sith\u00e9rapie, cela se traduit directement dans les progr\u00e8s des patients. \u00ab\u00a0Ils arrivent, ils sont d\u00e9j\u00e0 tremp\u00e9s de sueur, fatigu\u00e9s. On n\u2019a pas la climatisation\u00a0\u00bb, explique Thomas Lingelser, le deuxi\u00e8me kin\u00e9sith\u00e9rapeute de la maison de sant\u00e9. Alors les s\u00e9ances sont adapt\u00e9es. Les exercices sont r\u00e9duits, parfois au minimum. \u00ab\u00a0Ils n\u2019en peuvent plus. On observe une stagnation de la progression, voire un d\u00e9clin.\u00a0\u00bb Et lorsque les efforts ne produisent plus les m\u00eames r\u00e9sultats, la motivation finit elle aussi par s\u2019\u00e9roder, poursuit-il. <\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"792\" height=\"528\" data-id=\"394923\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/53024886924-5012c974cd-k-792x528.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-394923\"  \/> La maison de sant\u00e9 du Neuhof enregistre une centaine de passage par jour. Photo\u00a0: Eva Chibane \/ Rue89 Strasbourg \/ cc<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Thomas Lingelser et Julie Fritz interviennent \u00e9galement au domicile des patients. Ils voient alors une autre cons\u00e9quence de la chaleur : l\u2019isolement. \u00ab\u00a0On a envie de les faire sortir parce qu\u2019ils sont clo\u00eetr\u00e9s chez eux, mais sinc\u00e8rement, l\u00e0, c\u2019est impossible de les faire sortir\u00a0\u00bb, d\u00e9taille Thomas Lingelser. Il pense \u00e0 une patiente de 80 ans qui ne marche qu\u2019avec lui\u00a0: \u00ab\u00a0Elle ne sort jamais en dehors des exercices que l\u2019on fait ensemble dehors, mais l\u00e0 elle ne veut pas. Elle en a marre. M\u00eame pour simplement marcher dans l\u2019escalier, elle est tremp\u00e9e de sueur.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Des logements qui ne refroidissent plus<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lors de leurs visites, les kin\u00e9sith\u00e9rapeutes constatent les m\u00eames situations dans tout le quartier. Certains patients n\u2019a\u00e8rent pas leur logement, parfois m\u00eame lorsque les temp\u00e9ratures ext\u00e9rieures deviennent plus cl\u00e9mentes. La nuit, ouvrir les fen\u00eatres n\u2019est pas toujours envisageable. \u00ab\u00a0Au Neuhof, il y a aussi des probl\u00e8mes de nuisances sonores, de bruit la nuit, de s\u00e9curit\u00e9. Alors ils n\u2019ouvrent pas la nuit\u00ab\u00a0, rapporte Thomas Lingelser.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"792\" height=\"528\" data-id=\"394929\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/55469877129-426ec22da7-k-792x528.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-394929\"  \/> Thomas, kin\u00e9, tente de maintenir des s\u00e9ances malgr\u00e9 la chaleur tr\u00e8s intense dans sa partie du b\u00e2timent. Photo\u00a0: Eva Chibane \/ Rue89 Strasbourg \/ cc<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"792\" height=\"528\" data-id=\"394924\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/55092342022-e6fec76789-k-792x528.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-394924\"  \/> Le cabinet de m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale est le seul espace climatis\u00e9 dans la maison de sant\u00e9 du Neuhof. Photo\u00a0: Pascal Bastien \/ Rue89 Strasbourg<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La chaleur se retrouve ainsi prise dans un empilement de contraintes : logements mal isol\u00e9s, manque de fra\u00eecheur, fatigue, difficult\u00e9s \u00e0 se d\u00e9placer, mais aussi peur du bruit ou de l\u2019ins\u00e9curit\u00e9. Pour certains habitants, il n\u2019existe pas de moment dans la journ\u00e9e o\u00f9 sortir ou a\u00e9rer son logement devient facile. Et les soignants eux-m\u00eames en ressentent les effets. \u00ab\u00a0On est moins disponibles cognitivement\u00a0\u00bb, r\u00e9sument-ils.<\/p>\n<p>Un d\u00e9c\u00e8s probable li\u00e9 \u00e0 la chaleur<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Claire Dumas, m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste, constate aussi un renoncement aux soins et des \u00e9pisodes particuli\u00e8rement durs. Mais surtout, elle voit arriver des patients \u00ab\u00a0\u00e0 cran\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Au bout de dix minutes de consultation, on constate des patients \u00e0 bout, un mal-\u00eatre global, des fatigues fortes, des d\u00e9compensations de pathologies chroniques.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Fin juin, lors de la pr\u00e9c\u00e9dente vague de chaleur, un \u00e9pisode a particuli\u00e8rement marqu\u00e9 l\u2019\u00e9quipe de la maison de sant\u00e9. Un patient est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 son domicile. \u00ab\u00a0Un matin, il ne s\u2019est pas r\u00e9veill\u00e9 alors qu\u2019il \u00e9tait stable\u00a0\u00bb, raconte la m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste qui le suivait. Elle fait le lien avec la vague de chaleur qui se d\u00e9roulait au m\u00eame moment.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 l\u2019\u00e9chelle nationale, les chiffres montrent combien ces \u00e9pisodes peuvent \u00eatre meurtriers. Selon Sant\u00e9 publique France, la canicule du 17 juin au 2 juillet 2026 a entra\u00een\u00e9 au moins 5 764 d\u00e9c\u00e8s en exc\u00e8s toutes causes confondues, soit une hausse de 36,2 % dans les 92 d\u00e9partements concern\u00e9s. Toutes les classes d\u2019\u00e2ge \u00e0 partir de 15 ans ont \u00e9t\u00e9 touch\u00e9es. Les personnes \u00e2g\u00e9es de 75 ans et plus repr\u00e9sentent \u00e0 elles seules les deux tiers de cet exc\u00e8s de mortalit\u00e9. Dans le Bas-Rhin, entre le 16 et le 30 juin 2026, le nomre de d\u00e9c\u00e8s a augment\u00e9  de 42% dans le Bas-Rhin et de 32% dans le Haut-Rhin,<a href=\"https:\/\/www.ici.fr\/grand-est\/alsace-cea\/un-pic-de-surmortalite-confirme-lors-de-la-canicule-de-juin-en-alsace-4089428\" type=\"link\" id=\"https:\/\/www.ici.fr\/grand-est\/alsace-cea\/un-pic-de-surmortalite-confirme-lors-de-la-canicule-de-juin-en-alsace-4089428\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\"> selon des donn\u00e9es de l\u2019Insee d\u00e9crypt\u00e9es par <\/a><a href=\"https:\/\/www.ici.fr\/grand-est\/alsace-cea\/un-pic-de-surmortalite-confirme-lors-de-la-canicule-de-juin-en-alsace-4089428\" type=\"link\" id=\"https:\/\/www.ici.fr\/grand-est\/alsace-cea\/un-pic-de-surmortalite-confirme-lors-de-la-canicule-de-juin-en-alsace-4089428\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\">Ici Alsace<\/a>.  <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le travail psychique est beaucoup plus difficile\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans son cabinet de la maison de sant\u00e9 du Neuhof, G\u00e9raldine Boehli, psychologue, re\u00e7oit notamment des jeunes \u00e2g\u00e9s de 11 \u00e0 25 ans. Au del\u00e0 de la sant\u00e9 physique, c\u2019est aussi la sant\u00e9 mentale qui est touch\u00e9e. La chaleur perturbe directement les s\u00e9ances. La psychologue d\u00e9crit\u00a0: \u00ab\u00a0Le travail psychique est beaucoup plus difficile \u00e0 mettre en place. La concentration est moindre, ils ne dorment pas, ne se reposent pas.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 cela s\u2019ajoutent les tensions familiales, dans des logements souvent petits, v\u00e9tustes o\u00f9 il est plus difficile de sortir ou prendre l\u2019air pendant la canicule. \u00ab\u00a0Tout cela se substitue. Le cumul est tr\u00e8s lourd.\u00a0\u00bb Les s\u00e9ances sont parfois raccourcies. \u00ab\u00a0Je les pr\u00e9viens. M\u00eame moi, je n\u2019arrive pas \u00e0 mettre la m\u00eame concentration.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nida Akkus, secr\u00e9taire m\u00e9dicale, observe elle aussi un changement dans les comportements. \u00ab\u00a0\u00c7a chauffe vite\u00a0\u00bb, constate-t-elle. Les patients ont moins de patience, les \u00e9changes deviennent plus tendus et la fatigue se fait sentir jusque dans l\u2019accueil.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"792\" height=\"528\" data-id=\"394928\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/55469823733-0e2ef3ac86-k-792x528.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-394928\"  \/> Nidda, \u00e0 l\u2019accueil t\u00e9l\u00e9phonique, constate une mont\u00e9e de la violence verbale. Photo\u00a0: Eva Chibane \/ Rue89 Strasbourg \/ cc<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 l\u2019accueil justement, Alexia Durr, m\u00e9diatrice accueillante, constate une autre cons\u00e9quence de la chaleur. \u00ab\u00a0Depuis deux mois, nous avons plus de phl\u00e9bites parce que les gens ne bougent pas.\u00a0\u00bb Pour ces situations, le temps compte. Mais l\u2019\u00e9t\u00e9 complique encore les choses\u00a0: \u00ab\u00a0Tout est dans l\u2019urgence quand il s\u2019agit de la circulation du sang, indique Alexia Durr, mais on se heurte aux vacances des sp\u00e9cialistes. On fait ce qu\u2019on peut, mais le service n\u2019est pas adapt\u00e9 l\u2019\u00e9t\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au secr\u00e9tariat, les professionnels voient \u00e9galement davantage de personnes arriver sans rendez-vous pour des insolations ou des coups de chaleur.<\/p>\n<p>Des enfants \u00ab\u00a0clo\u00eetr\u00e9s\u00a0\u00bb chez eux<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Chez les enfants, la chaleur bouleverse aussi les habitudes. Elise Nesci re\u00e7oit r\u00e9guli\u00e8rement des familles nombreuses\u00a0: \u00ab\u00a0Les enfants sont tr\u00e8s tristes. Les familles que je suis au Neuhof sont des familles qui g\u00e9n\u00e9ralement ne partent pas en vacances, ils sont habitu\u00e9s. Mais d\u2019habitude, les enfants sortent, font des activit\u00e9s, jouent entre copains, vont \u00e0 la piscine.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette ann\u00e9e, les \u00e9pisodes de fortes chaleurs changent la donne. \u00ab\u00a0L\u00e0, ils me racontent qu\u2019ils ne font rien, qu\u2019ils s\u2019ennuient. Ils sont oblig\u00e9s de rester clo\u00eetr\u00e9s \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour la professionnelle, ces t\u00e9moignages permettent aussi de voir autrement ce qui se passe derri\u00e8re les portes des logements. La canicule a eu un effet inattendu : elle a rendu certaines discussions plus faciles. \u00ab\u00a0\u00c7a a ouvert la discussion. Ils racontent plus facilement comment \u00e7a se passe \u00e0 la maison, leur mani\u00e8re de vivre\u00a0\u00bb, observe-t-elle.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dehors, sous le parasol pr\u00e8s de Saint-Christophe, quelques personnes continuent pourtant de boire un verre. \u00c0 quelques m\u00e8tres, les fa\u00e7ades des immeubles accumulent encore la chaleur de la journ\u00e9e. Pour les habitants qui vivent derri\u00e8re ces murs, la journ\u00e9e n\u2019est pas termin\u00e9e : il faudra encore tenir jusqu\u2019\u00e0 la nuit. Et attendre que les logements refroidissent.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00c0 quelques encablures de l\u2019arr\u00eat de tram Saint-Christophe, au Neuhof, quelques passants se sont rassembl\u00e9s sous un parasol&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1134474,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[2820],"tags":[1111,11,6698,1777,674,1011,27,775,224,41468,12,5140,25,71,640],"class_list":["post-1134473","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-strasbourg","tag-actu","tag-actualites","tag-canicule","tag-eu","tag-europe","tag-fr","tag-france","tag-grand-est","tag-medecine","tag-neuhof","tag-news","tag-rechauffement-climatique","tag-republique-francaise","tag-sante","tag-strasbourg"],"share_on_mastodon":{"url":"","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1134473","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1134473"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1134473\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1134474"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1134473"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1134473"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1134473"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}