{"id":114019,"date":"2025-05-20T09:55:09","date_gmt":"2025-05-20T09:55:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/114019\/"},"modified":"2025-05-20T09:55:09","modified_gmt":"2025-05-20T09:55:09","slug":"78e-festival-de-cannes-cest-un-cadeau-offert-par-wes-anderson-michael-cera-a-laffiche-de-the-phoenician-scheme-se-confie-sur-sa-premiere-collaboration-avec-le-realisateur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/114019\/","title":{"rendered":"78e Festival de Cannes: \u00ab\u00a0C\u2019est un cadeau offert par Wes Anderson\u00a0\u00bb, Michael Cera \u00e0 l\u2019affiche de \u00ab\u00a0The Phoenician Scheme\u00a0\u00bb se confie sur sa premi\u00e8re collaboration avec le r\u00e9alisateur"},"content":{"rendered":"<p>Le Canadien de 36 ans a une filmographie longue comme le bras, c\u2019est le lot de ceux qui ont commenc\u00e9 tr\u00e8s jeune. Pourtant, c\u2019est la premi\u00e8re fois que l\u2019acteur vu dans les succ\u00e8s ind\u00e9pendants comme Juno, SuperGrave, int\u00e8gre la bande de Wes Anderson pour camper un personnage double dans cette fresque chorale, The Phoenician Scheme, men\u00e9e par Benicio del Toro. Rencontre avec un petit g\u00e9nie du jeu.<\/p>\n<p><strong>Qu\u2019est-ce qui vous a attir\u00e9 dans ce r\u00f4le de Bjorn?<\/strong><\/p>\n<p>\u00catre invit\u00e9 sur un film de Wes Anderson (rires). Je crois que j\u2019ai dit oui avant m\u00eame de conna\u00eetre les contours du personnage et du film. Mais en l\u2019\u00e9coutant, j\u2019\u00e9tais tellement excit\u00e9 par ce cadeau offert par Wes.<\/p>\n<p><strong>Comment vous a-t-il d\u00e9crit Bjorn?<\/strong><\/p>\n<p>En fait, il ne l\u2019a pas fait. Il m\u2019a simplement demand\u00e9 de lire le sc\u00e9nario et le personnage \u00e9tait tellement bien \u00e9crit que tout \u00e9tait limpide. Une tr\u00e8s bonne \u00e9criture vous permet de tout comprendre avant m\u00eame de tourner. En connaissant le travail de Wes, je n\u2019avais aucun doute sur la qualit\u00e9 du personnage.<\/p>\n<p><strong>C\u2019est votre premi\u00e8re collaboration avec Wes Anderson, qu\u2019est-ce qu\u2019il y a de sp\u00e9cial de travailler avec lui?<\/strong><\/p>\n<p>J\u2019\u00e9tais tellement excit\u00e9 car je savais que j\u2019allais atterrir dans un film rempli de vie et d\u2019amour, tellement styl\u00e9, merveilleux et ma\u00eetris\u00e9. En tant qu\u2019acteur, c\u2019est un sentiment indescriptible. Wes sait exactement comment accueillir un acteur, comment l\u2019utiliser, le mettre \u00e0 l\u2019aise. M\u00eame en \u00e9tant ici, \u00e0 Cannes, Wes s\u2019occupe de nous, il nous conseille sur la mani\u00e8re d\u2019appr\u00e9hender ce Festival ensemble car c\u2019est un film collectif.<\/p>\n<p><strong>Son style est tr\u00e8s codifi\u00e9, tr\u00e8s narratif, comment cela a influenc\u00e9 votre jeu?<\/strong><\/p>\n<p>J\u2019ai toujours ador\u00e9 son travail avec Jason Schwartzman, Bill Murray ou Willem Dafoe, des r\u00f4les dans lesquels je me reconnais. J\u2019adore la mani\u00e8re dont il vous fait travailler en tant qu\u2019acteur, tout d\u2019abord avec des bords un peu \u00e9touff\u00e9s et puis \u00e7a s\u2019ouvre avec une hyper stylisation visuelle et de la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9. J\u2019aime le contraste de ses films, la magie entre chaque sc\u00e8ne. Tout est cr\u00e9\u00e9 sur mesure pour ton personnage, le look, les textes.<\/p>\n<p><strong>Comment avez-vous travaill\u00e9 votre accent?<\/strong><\/p>\n<p>Je l\u2019ai travaill\u00e9 un peu avant de filmer. J\u2019en ai parl\u00e9 avec Wes sur la position de la voix. On a trouv\u00e9 \u00e7a au fur et \u00e0 mesure. Mais j\u2019ai quelques amis norv\u00e9giens qui ont enregistr\u00e9 tout le dialogue pour moi et j\u2019utilisais leurs essais pour me perfectionner.<\/p>\n<p><strong>Qu\u2019est-ce que \u00e7a signifie pour vous d\u2019\u00eatre en comp\u00e9tition officielle \u00e0 Cannes?<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est tellement excitant. Je n\u2019ai jamais \u00e9t\u00e9 dans un film en comp\u00e9tition et \u00e7a signifie beaucoup pour moi. Je pense que c\u2019est l\u2019\u00e9picentre du monde du film de prestige et des films qui ont un grand impact sur la culture. C\u2019est vraiment le centre de l\u2019univers.<\/p>\n<p><strong>Wes Anderson met en place un cin\u00e9ma de troupe, coll\u00e9gial, quels souvenirs gardez-vous du tournage?<\/strong><\/p>\n<p>Une fois que tu es dans sa troupe, tu ne la quittes jamais a priori. Je ne sais pas pourquoi quelqu\u2019un pourrait dire non \u00e0 une telle aventure.<\/p>\n<p><strong>Vous avez commenc\u00e9 au cin\u00e9ma tr\u00e8s jeune, aviez-vous envisag\u00e9 un autre avenir?<\/strong><\/p>\n<p>Non, je n\u2019avais m\u00eame pas pens\u00e9 \u00e0 une carri\u00e8re. Quand j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 jouer, c\u2019\u00e9tait juste un jeu. Des cours de fin d\u2019ann\u00e9e que les enfants pouvaient faire. Je faisais \u00e7a avec mes amis. C\u2019\u00e9tait gratifiant. Je n\u2019\u00e9tais pas bon \u00e0 autre chose. Puis, j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 obtenir des r\u00f4les mais, m\u00eame \u00e0 ce moment, je prenais \u00e7a pour un jeu. Ce n\u2019\u00e9tait pas une carri\u00e8re. Je suis juste heureux que cela soit devenu mon m\u00e9tier.<\/p>\n<p><strong>Est-ce que vous ressentez toujours le stress?<\/strong><\/p>\n<p>Je ne me sens pas tr\u00e8s vuln\u00e9rable sur un film. J\u2019ai le sentiment de faire partie d\u2019un ensemble fabriqu\u00e9 par un ma\u00eetre qui a le contr\u00f4le de son sujet. En revanche, c\u2019est mon premier tapis rouge \u00e0 Cannes donc il y a une forme de nervosit\u00e9 mais cela va durer un court instant et nous sommes nombreux sur le film, c\u2019est une forme de protection.<\/p>\n<p><strong>Comment d\u00e9crire le cin\u00e9ma de Wes Anderson?<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est du cin\u00e9ma ind\u00e9pendant. Il n\u2019y a pas de studio. Je veux dire, je pense que le mot \u00ab\u00a0ind\u00e9pendant\u00a0\u00bb et les films ind\u00e9pendants ont beaucoup de connotations. Wes est un auteur dans ce sens, o\u00f9 il est la seule personne qui d\u00e9cide comment le film sera pr\u00e9sent\u00e9. Personne ne lui dit rien.<\/p>\n<p>            Ce qu\u2019on a pens\u00e9 de \u00abThe Phoenician Scheme\u00bb<\/p>\n<p>On s\u2019est r\u00e9concili\u00e9 avec Wes Anderson apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9, un peu, d\u00e9\u00e7u par Asteroid City. Comme si le natif de Houston avait retrouv\u00e9 de sa superbe avec The Phoenician Scheme, nouvelle grande fresque visuelle avec une pl\u00e9iade d\u2019acteurs (il faut avoir un sacr\u00e9 carnet d\u2019adresses, et une vraie amiti\u00e9, pour proposer \u00e0 F. Murray Abraham deux sc\u00e8nes et \u00e0 Bill Murray un sourire). Port\u00e9 par un trio aussi improbable que s\u00e9duisant au sein duquel Benicio del Toro campe un milliardaire qui souhaite se racheter en \u00e9vitant la mort face \u00e0 Mia Threapleton (la fille de Kate Winslet) en nonne d\u00e9sar\u00e7onnante et un Michael Cera \u00e0 l\u2019accent norv\u00e9gien et \u00e0 la candeur d\u00e9sopilante, le film nous emballe rapidement.<\/p>\n<p>La musique d\u2019Alexandre Desplat donne le la quand la sym\u00e9trie des d\u00e9cors et l\u2019esth\u00e9tisme global s\u00e9duisent d\u2019entr\u00e9e dans ce film concentr\u00e9 autour d\u2019une famille dysfonctionnelle dont le pater familias, Zsa-Zsa Corda (del Toro), tente de reconqu\u00e9rir sa fille perdue de longue date en d\u00e9sh\u00e9ritant ses neuf fils.<\/p>\n<p>Un film qui m\u00eale l\u2019humour tr\u00e8s absurde de Wes Anderson, du comique de r\u00e9p\u00e9tition, des distributions de grenades comme on offre des fleurs et des sc\u00e8nes inoubliables comme cette partie de basket-ball improvis\u00e9e durant laquelle Tom Hanks fait \u00e9quipe avec Bryan Cranston et dont le parall\u00e8le avec l\u2019\u00e9pisode mythique de The Office nous a saut\u00e9 aux yeux. Au final, m\u00eame s\u2019il est toujours difficile de r\u00e9sumer un film de Wes Anderson, il est souvent question de famille dans cette aventure qui, par moments, nous a fait penser \u00e0 une \u00e9pop\u00e9e de Tintin et dont on est ressorti le sourire aux l\u00e8vres.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Le Canadien de 36 ans a une filmographie longue comme le bras, c\u2019est le lot de ceux qui&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":114020,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1354],"tags":[58,59,5634,1346,1011,27,1360],"class_list":{"0":"post-114019","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-films","8":"tag-divertissement","9":"tag-entertainment","10":"tag-festival-de-cannes","11":"tag-films","12":"tag-fr","13":"tag-france","14":"tag-movies"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114539562548547776","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/114019","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=114019"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/114019\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/114020"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=114019"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=114019"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=114019"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}