{"id":114482,"date":"2025-05-20T14:10:10","date_gmt":"2025-05-20T14:10:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/114482\/"},"modified":"2025-05-20T14:10:10","modified_gmt":"2025-05-20T14:10:10","slug":"rive-droite-rive-gauche-balade-dans-les-lieux-du-paris-noir-pompidou","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/114482\/","title":{"rendered":"Rive droite, rive gauche\u00a0: balade dans les lieux du \u00ab\u00a0Paris Noir\u00a0\u00bb &#8211; Pompidou+"},"content":{"rendered":"<p>Les clubs de jazz parisiens<\/p>\n<p>\u00c9videmment la musique a ses quartiers dans les clubs de jazz et les artistes noirs sont photographi\u00e9s par leurs contemporains dans le Paris d&rsquo;apr\u00e8s-guerre. Le photographe et r\u00e9alisateur am\u00e9ricain Gordon Parks (1912-2006), dont on voit dans l&rsquo;exposition la photographie de jam session rue du Vieux-Colombier, retranscrit bien l&rsquo;ambiance qui r\u00e8gne dans ces clubs de la rive gauche. Le jazz et le freejazz influencent les artistes visuels, qui dans leurs repr\u00e9sentations saisissent la force politique de la lutte pour l&rsquo;\u00e9mancipation. Diffus\u00e9 dans l&rsquo;exposition, le film Harlem-sur Seine met \u00e0 l&rsquo;honneur l&rsquo;un de ces lieux de musique o\u00f9 se produit le chanteur africain-am\u00e9ricain John Littleton. Il mentionne d&rsquo;autres lieux de rencontre: le Blue Note, la Cigale, le Harry&rsquo;s Bar, Chez Haynes, diss\u00e9min\u00e9s dans les arrondissements parisiens. Certains peintres les repr\u00e9sentent \u00e9galement dans leurs \u0153uvres, comme Herbert Gentry \u00a0(1919-2003) avec \u00a0son tableau Chez Honey, du nom d&rsquo;une cave ouverte en 1948 o\u00f9 se r\u00e9unissait une foule de f\u00eatards.\u00a0<\/p>\n<p>Galeries et mus\u00e9es \u00a0(Louvre et Mus\u00e9e de l&rsquo;Homme)<\/p>\n<p>Fond\u00e9e par le peintre Haywood Bill Rivers (1922-2002), la Galerie Huit, situ\u00e9e au 8 rue Saint-Julien-le-Pauvre (5e) , devient un point de rendez-vous des artistes am\u00e9ricains expatri\u00e9s qui s&rsquo;impr\u00e8gnent de l&rsquo;art informel fran\u00e7ais. Les toiles de ce peintre (dont une est expos\u00e9e dans \u00ab\u00a0Paris Noir\u00a0\u00bb) s&rsquo;inspirent des quilts confectionnait enfant en Caroline du Nord. Dans les ann\u00e9es 1980, un tissu de galeries ouvertes \u00e0 tous les continents se d\u00e9ploie dans Paris. Dans le 4e arrondissement, Laurence Choko ouvre la galerie Intemporel o\u00f9 elle expose des artistes ha\u00eftiens. En 1988, Fr\u00e9d\u00e9ric Roulette, la Galerie Horloge, dans le quartier de Beaubourg dans laquelle il d\u00e9cloisonne les disciplines. Rappelant l&rsquo;esprit universel de la cr\u00e9ation artistique, Rapha\u00ebl Doueb ouvre en 1992 la galerie Le monde de l&rsquo;Art dans le 10e, laquelle organise de tr\u00e8s nombreuses expositions au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Le Sud-africain Ernest Mancoba est un habitu\u00e9 du Louvre. Arriv\u00e9 \u00e0 Paris en 1938, il \u00e9tudie les objets africains s&rsquo;en inspire pour des \u0153uvres reproduisant le motif du masque.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>En dehors des galeries, les mus\u00e9es sont des espaces privil\u00e9gi\u00e9s o\u00f9 les jeunes artistes viennent se nourrir. Le peintre figuratif am\u00e9ricain Bob Thomson, dont un des tableaux est visible dans l&rsquo;exposition, explique que c&rsquo;est en voyant une toile de Poussin, les Pastorales, qu&rsquo;il a eu l&rsquo;id\u00e9e de s&rsquo;en inspirer pour Le Triomphe de Bachus, r\u00e9alis\u00e9 en 1964.\u00a0D\u00e9couvrant la peinture classique ou le fauvisme, les artistes africains d\u00e9veloppent un regard subjectif et critique qui nourrit leurs cr\u00e9ations. Le Sud-africain Ernest Mancoba est un habitu\u00e9 du Louvre. Arriv\u00e9 \u00e0 Paris en 1938, il \u00e9tudie les objets africains s&rsquo;en inspire pour des \u0153uvres reproduisant le motif du masque. Dans l&rsquo;exposition, on d\u00e9couvre son tableau Peinture 1965, lequel s&rsquo;inspire du masque kota du Gabon qu&rsquo;il d\u00e9construit en variations color\u00e9es. Dans les ann\u00e9es 1950-1960, le Mus\u00e9e de l&rsquo;Homme est aussi une destination pour nombre d&rsquo;afro-modernistes parmi lesquels le peintre d&rsquo;origine \u00e9thiopienne Skunder Boghossian qui vivait \u00e0 Paris dans cette d\u00e9cennie mais aussi Beauford Delaney.\u00a0<\/p>\n<p>Pour autant, comme le souligne le guide K\u00e9vi Donat, il faut se garder d&rsquo;une vision trop sch\u00e9matique du r\u00f4le qu&rsquo;ont jou\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque ce genre d&rsquo;institutions. \u00ab Le Mus\u00e9e de l&rsquo;Homme \u00e0 partir de l&rsquo;apr\u00e8s-guerre ouvre ses portes aux artistes noirs, comme il l&rsquo;a fait pour les R\u00e9sistants durant la guerre, confirme-t-il, mais en m\u00eame temps, il expose le moulage et le corps empaill\u00e9 de Sarah Baartman dite la \u00ab\u00a0V\u00e9nus hottentote\u00a0\u00bb comme une attraction jusqu&rsquo;en 1974, avant d&rsquo;\u00eatre rendu \u00e0 l&rsquo;Afrique du Sud en 2002 \u00bb. \u00a0Si les institutions jouent leur r\u00f4le d&rsquo;ouverture \u00e0 toutes les formes d&rsquo;art, elles portent aussi les clich\u00e9s de leur \u00e9poque.\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Les clubs de jazz parisiens \u00c9videmment la musique a ses quartiers dans les clubs de jazz et les&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":114483,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1888],"tags":[11,1777,674,23468,1011,27,23469,23470,12,626,25],"class_list":{"0":"post-114482","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-paris","8":"tag-actualites","9":"tag-eu","10":"tag-europe","11":"tag-expo-paris-noir","12":"tag-fr","13":"tag-france","14":"tag-luttes-decoloniales","15":"tag-negritude","16":"tag-news","17":"tag-paris","18":"tag-republique-francaise"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114540565189731140","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/114482","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=114482"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/114482\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/114483"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=114482"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=114482"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=114482"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}