{"id":1147921,"date":"2026-08-25T11:45:27","date_gmt":"2026-08-25T11:45:27","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/1147921\/"},"modified":"2026-08-25T11:45:27","modified_gmt":"2026-08-25T11:45:27","slug":"le-canada-tourne-le-dos-a-trump-lue-pourrait-elle-en-faire-autant","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/1147921\/","title":{"rendered":"Le Canada tourne le dos \u00e0 Trump : l&rsquo;UE pourrait-elle en faire autant\u00a0?"},"content":{"rendered":"<p>Mark Carney a dit stop.<\/p>\n<p>          <img decoding=\"async\" class=\"c-ad__placeholder__logo\" src=\"https:\/\/static.euronews.com\/website\/images\/logos\/logo-euronews-stacked-outlined-72x72-grey-9.svg\" width=\"72\" height=\"72\" alt=\"\" loading=\"lazy\"\/><br \/>\n          PUBLICIT\u00c9<\/p>\n<p>          <img decoding=\"async\" class=\"c-ad__placeholder__logo\" src=\"https:\/\/static.euronews.com\/website\/images\/logos\/logo-euronews-stacked-outlined-72x72-grey-9.svg\" width=\"72\" height=\"72\" alt=\"\" loading=\"lazy\"\/><br \/>\n          PUBLICIT\u00c9<\/p>\n<p>Dans une d\u00e9cision spectaculaire, le Premier ministre canadien a mis fin aux n\u00e9gociations commerciales avec les \u00c9tats-Unis, jadis son plus proche alli\u00e9. Si les r\u00e9percussions \u00e9conomiques restent incertaines et pourraient \u00eatre lourdes, l&rsquo;ancien banquier central a clairement indiqu\u00e9 que la souverainet\u00e9 n&rsquo;est pas un prix que le Canada est pr\u00eat \u00e0 payer.<\/p>\n<p>Carney a d\u00e9nonc\u00e9 les conditions propos\u00e9es par Washington comme un \u00ab\u00a0mauvais accord\u00a0\u00bb qui aurait port\u00e9 atteinte \u00e0 l&rsquo;usage du fran\u00e7ais au Canada, prot\u00e9g\u00e9 par la Constitution, ainsi qu&rsquo;\u00e0 sa capacit\u00e9 de conclure des accords commerciaux avec d&rsquo;autres pays.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0On est en guerre quand on est attaqu\u00e9, et nous avons \u00e9t\u00e9 attaqu\u00e9s\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Carney, promettant de riposter \u00ab\u00a0dollar pour dollar\u00a0\u00bb contre son voisin.<\/p>\n<p>Les cons\u00e9quences s&rsquo;annoncent douloureuses : de lourds droits de douane sur 20 milliards de dollars de produits canadiens et environ 87 000 emplois directs et indirects menac\u00e9s, selon les premi\u00e8res <a href=\"https:\/\/www.ctvnews.ca\/world\/trumps-tariffs\/article\/these-provinces-could-see-the-most-job-losses-with-new-us-tariffs-report\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer nofollow noopener\"><strong>estimations (source en anglais)<\/strong><\/a>.<\/p>\n<p>Et la situation pourrait rapidement empirer. Le pr\u00e9sident am\u00e9ricain Donald Trump a d\u00e9j\u00e0 annonc\u00e9 une nouvelle salve de tarifs contre le Canada, alimentant le cycle de repr\u00e9sailles.<\/p>\n<p>Ce bras de fer spectaculaire rappelle la situation de l&rsquo;Union europ\u00e9enne, elle aussi confront\u00e9e aux exigences toujours plus grandes de la Maison-Blanche et aux m\u00e9thodes de n\u00e9gociation d&rsquo;une administration Trump obs\u00e9d\u00e9e par les d\u00e9ficits commerciaux et d\u00e9cid\u00e9e \u00e0 utiliser tous les leviers pour placer l&rsquo;Am\u00e9rique en t\u00eate, y compris devant ses alli\u00e9s.<\/p>\n<p>Depuis plus d&rsquo;un an, Bruxelles s&rsquo;efforce de <a href=\"https:\/\/fr.euronews.com\/2026\/08\/15\/lue-riposte-aux-pressions-us-washington-laccuse-daider-la-chine-a-contourner-les-droits-de\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><strong>repousser la pression am\u00e9ricaine<\/strong><\/a> visant \u00e0 d\u00e9manteler ses r\u00e8gles environnementales, de durabilit\u00e9 et num\u00e9riques, tout en tentant de pr\u00e9server l&rsquo;accord commercial d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9 conclu l&rsquo;an dernier entre l&rsquo;UE et les \u00c9tats-Unis \u00e0 Turnberry, en \u00c9cosse.<\/p>\n<p>En juillet, Trump a assur\u00e9 que l&rsquo;UE paierait un \u00ab\u00a0tr\u00e8s gros prix\u00a0\u00bb apr\u00e8s que la Commission europ\u00e9enne a inflig\u00e9 <a href=\"https:\/\/fr.euronews.com\/2026\/07\/23\/lue-inflige-890-millions-deuros-damendes-a-google\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><strong>une amende de 890 millions d&rsquo;euros \u00e0 Google<\/strong><\/a> pour des pratiques pr\u00e9sum\u00e9es de promotion de ses propres services et un traitement in\u00e9quitable des d\u00e9veloppeurs d&rsquo;applications.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous anticipons l&rsquo;instauration d&rsquo;un TARIFF substantiel \u00e0 leur encontre dans les plus brefs d\u00e9lais\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Trump. (Ce droit de douane n&rsquo;a pas encore \u00e9t\u00e9 mis en place.)<\/p>\n<p>Alors que Bruxelles et Washington poursuivent leurs discussions sur une r\u00e9duction des droits de douane, notamment sur l&rsquo;acier et l&rsquo;aluminium, une nouvelle question se pose : l&rsquo;UE pourrait-elle, elle aussi, claquer la porte ?<\/p>\n<p>Oui, elle pourrait claquer la porte<\/p>\n<p>La principale raison qui pourrait pousser l&rsquo;UE \u00e0 imiter le geste de Carney est sa volont\u00e9 de d\u00e9fendre son droit de r\u00e9glementer et de faire appliquer ses r\u00e8gles sur son territoire, un principe que Bruxelles consid\u00e8re comme une ligne rouge absolue.<\/p>\n<p>Les Europ\u00e9ens estiment avoir d\u00e9j\u00e0 consenti largement assez de concessions pour apaiser Trump, notamment en acceptant un tarif de 15 % sur les biens europ\u00e9ens, et refusent d&rsquo;aller plus loin. Modifier les lois au gr\u00e9 des caprices de Washington reviendrait, selon eux, \u00e0 capituler.<\/p>\n<p>Des diplomates de l&rsquo;UE soulignent que le recul de Trump apr\u00e8s son projet avort\u00e9 de rachat du Groenland, ainsi que sa d\u00e9cision de d\u00e9clencher unilat\u00e9ralement une guerre contre l&rsquo;Iran, perturbant au passage les march\u00e9s de l&rsquo;\u00e9nergie, ont renforc\u00e9 la d\u00e9termination collective \u00e0 s&rsquo;exprimer et \u00e0 riposter.<\/p>\n<p>Autre facteur qui pourrait encourager l&rsquo;UE \u00e0 rompre : sa taille, puisqu&rsquo;elle repr\u00e9sente la deuxi\u00e8me \u00e9conomie mondiale. Le PIB du bloc \u00e0 27 s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 18 800 milliards d&rsquo;euros, contre 2 320 milliards de dollars (1 990 milliards d&rsquo;euros) pour le Canada, soit pr\u00e8s de dix fois plus.<\/p>\n<p>L&rsquo;an dernier, les \u00e9changes commerciaux entre l&rsquo;UE et les \u00c9tats-Unis (biens et services) ont atteint 1 770 milliards d&rsquo;euros, soit le double des 872,3 milliards de dollars (748 milliards d&rsquo;euros) de commerce entre le Canada et les \u00c9tats-Unis. Le Canada comme l&rsquo;UE affichent de longue date un exc\u00e9dent de biens et un d\u00e9ficit de services vis-\u00e0-vis des \u00c9tats-Unis.<\/p>\n<p>Ce qui change, c&rsquo;est le degr\u00e9 de d\u00e9pendance. En raison de sa g\u00e9ographie, le Canada est structurellement tributaire du march\u00e9 am\u00e9ricain : il exporte environ 75 % de ses biens vers les \u00c9tats-Unis. Pour l&rsquo;UE, dont les \u00e9changes sont bien plus diversifi\u00e9s, cette part tombe \u00e0 21 %.<\/p>\n<p>Cela conf\u00e8re en principe \u00e0 l&rsquo;UE un pouvoir de n\u00e9gociation plus important et un matelas plus \u00e9pais pour encaisser une guerre commerciale avec les \u00c9tats-Unis, si elle jugeait un jour n\u00e9cessaire d&#8217;emprunter cette voie.<\/p>\n<p>Lors des n\u00e9gociations pr\u00e9c\u00e9dant l&rsquo;accord de Turnberry, la Commission europ\u00e9enne a dress\u00e9 une liste de produits am\u00e9ricains d&rsquo;une valeur de 93 milliards d&rsquo;euros \u00e0 frapper dans l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;une riposte coup pour coup. Cette liste, toujours d&rsquo;actualit\u00e9, constituerait la premi\u00e8re ligne de d\u00e9fense.<\/p>\n<p>Des responsables europ\u00e9ens ont \u00e9galement \u00e9voqu\u00e9 la possibilit\u00e9 d&rsquo;activer l&rsquo;Instrument anti-coercition (ACI), qui permet de prendre des contre-mesures allant au-del\u00e0 des droits de douane classiques, comme l&rsquo;exclusion d&rsquo;entreprises \u00e9trang\u00e8res des march\u00e9s publics ou la suspension partielle de la protection des droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle.<\/p>\n<p>Cet instrument a pris une nouvelle importance lorsque Trump a durci ses menaces visant le Groenland et les r\u00e9glementations vertes et num\u00e9riques du bloc. Les deux cas ont \u00e9t\u00e9 per\u00e7us comme des exemples embl\u00e9matiques de coercition \u00e0 des fins politiques.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Si Washington met \u00e0 ex\u00e9cution de nouveaux tarifs en r\u00e9action aux taxes ou r\u00e9glementations num\u00e9riques europ\u00e9ennes, cela rouvrirait compl\u00e8tement le dossier de Turnberry et placerait l&rsquo;Europe dans une position similaire \u00e0 celle du Canada. Les gouvernements europ\u00e9ens pourraient bien en conclure qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;accord stable \u00e0 pr\u00e9server et que s&rsquo;en retirer est le meilleur choix tactique\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 <strong>Euronews<\/strong> Tobias Gehrke, chercheur senior au Conseil europ\u00e9en des relations internationales.<\/p>\n<p>Mais la r\u00e9action ne serait pas seulement d\u00e9termin\u00e9e par les \u00c9tats-Unis, elle le serait aussi par la Chine, souligne Gehrke. Les tensions commerciales entre l&rsquo;UE et la Chine <a href=\"https:\/\/fr.euronews.com\/2026\/07\/03\/von-der-leyen-lue-ripostera-sans-progres-commerciaux-avec-la-chine-dici-octobre\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><strong>se sont envol\u00e9es<\/strong><\/a> \u00e0 l&rsquo;approche de l&rsquo;\u00e9ch\u00e9ance fix\u00e9e en octobre.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Une opinion de plus en plus r\u00e9pandue en Europe veut que la Chine repr\u00e9sente le d\u00e9fi le plus syst\u00e9mique en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 \u00e9conomique, et rares sont ceux qui souhaitent mener de front des guerres commerciales avec Washington et P\u00e9kin\u00a0\u00bb, poursuit-il. \u00ab\u00a0Si l&rsquo;administration Trump met la pression sur l&rsquo;Europe justement au moment o\u00f9 Bruxelles tente de g\u00e9rer une confrontation avec la Chine, Washington pourrait consid\u00e9rer que l&rsquo;Europe dispose de marges de man\u0153uvre limit\u00e9es pour monter d&rsquo;un cran dans l&rsquo;escalade.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Non, elle ne pourrait pas claquer la porte<\/p>\n<p>M\u00eame si l&rsquo;UE dispose d&rsquo;arguments solides et d&rsquo;outils lui permettant de rompre, il est loin d&rsquo;\u00eatre \u00e9vident qu&rsquo;elle puisse faire preuve du m\u00eame courage que Carney.<\/p>\n<p>Depuis que Trump a annonc\u00e9 ses tarifs douaniers tous azimuts, les 27 \u00c9tats membres s&rsquo;efforcent de serrer les rangs derri\u00e8re la Commission europ\u00e9enne, qui n\u00e9gocie en leur nom.<\/p>\n<p>Certains, comme <strong>la France<\/strong>, l&rsquo;Espagne et les pays nordiques, ont exhort\u00e9 Bruxelles \u00e0 tenir bon et \u00e0 riposter face \u00e0 des conditions jug\u00e9es in\u00e9quitables. D&rsquo;autres, dont l&rsquo;Allemagne, l&rsquo;Italie et l&rsquo;Irlande, ont publiquement plaid\u00e9 pour un compromis, quel qu&rsquo;en soit le prix, afin d&rsquo;\u00e9viter une confrontation ouverte jug\u00e9e trop co\u00fbteuse.<\/p>\n<p>Cette cacophonie et la concurrence entre int\u00e9r\u00eats nationaux ont li\u00e9 les mains de la Commission et d\u00e9bouch\u00e9, au final, sur un accord qui ne satisfait personne. L&rsquo;UE ne dispose toujours pas d&rsquo;une strat\u00e9gie commune face \u00e0 Trump, une faiblesse que la Maison-Blanche s&rsquo;efforce d&rsquo;exploiter.<\/p>\n<p>Si les menaces am\u00e9ricaines sur des dossiers cl\u00e9s comme le Groenland ont bien rapproch\u00e9 les \u00c9tats membres de l&rsquo;UE, et m\u00eame conduit des dirigeants pourtant proches id\u00e9ologiquement, comme l&rsquo;Italienne Giorgia Meloni, \u00e0 s&rsquo;opposer au pr\u00e9sident am\u00e9ricain, le fait que l&rsquo;Instrument anti-coercition n&rsquo;ait jamais \u00e9t\u00e9 activ\u00e9 montre \u00e0 quel point il est difficile pour les \u00c9tats membres de trouver un consensus et d&rsquo;accepter la douleur \u00e9conomique qu&rsquo;entra\u00eenerait une confrontation totale avec Washington.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;inverse, Carney a r\u00e9ussi \u00e0 rallier le pays derri\u00e8re lui.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9chec des discussions, les provinces canadiennes ont rapidement apport\u00e9 leur soutien \u00e0 Carney. Le Premier ministre de l&rsquo;Ontario, Doug Ford, dont le secteur manufacturier risque de souffrir du choc, a exprim\u00e9 son \u00ab\u00a0plein soutien \u00e0 une riposte forte &#8211; tarif pour tarif, dollar pour dollar\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Un nouveau <a href=\"https:\/\/thehill.com\/policy\/international\/6046482-canadians-support-ending-us-trade-talks\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer nofollow noopener\"><strong>sondage (source en anglais)<\/strong><\/a>montre que 76 % des Canadiens estiment que Carney a pris la bonne d\u00e9cision.<\/p>\n<p>Pour le Premier ministre canadien, engager un bras de fer avec Trump a du sens politiquement, car cela s&rsquo;appuie sur l&rsquo;antipathie largement r\u00e9pandue que les Canadiens nourrissent \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard du pr\u00e9sident am\u00e9ricain, qui a \u00e0 plusieurs reprises \u00e9voqu\u00e9 l&rsquo;id\u00e9e de faire du Canada le 51e \u00c9tat des \u00c9tats-Unis.<\/p>\n<p>Un autre facteur cl\u00e9 pourrait pousser l&rsquo;UE \u00e0 y r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 deux fois : l&rsquo;Ukraine.<\/p>\n<p>Bruxelles a reconnu que l&rsquo;accord commercial UE-\u00c9tats-Unis \u00e9tait en partie motiv\u00e9 par la volont\u00e9 de maintenir Trump impliqu\u00e9 dans les efforts pour mettre fin \u00e0 la guerre men\u00e9e par la Russie. La position du pr\u00e9sident am\u00e9ricain sur le conflit a radicalement \u00e9volu\u00e9, alimentant l&rsquo;inqui\u00e9tude des Europ\u00e9ens, conscients de ne pas pouvoir remplacer les capacit\u00e9s de renseignement am\u00e9ricaines ni les syst\u00e8mes de d\u00e9fense a\u00e9rienne fabriqu\u00e9s aux \u00c9tats-Unis.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ce n&rsquo;est pas seulement une question de commerce. C&rsquo;est une question de s\u00e9curit\u00e9. C&rsquo;est une question d&rsquo;Ukraine. C&rsquo;est li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;instabilit\u00e9 g\u00e9opolitique actuelle\u00a0\u00bb, d\u00e9clarait l&rsquo;an dernier le commissaire europ\u00e9en au Commerce, Maro\u0161 \u0160ef\u010dovi\u010d. \u00ab\u00a0Je crois qu&rsquo;\u00e0 partir de maintenant, nous ne pouvons aller que vers le mieux.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>M\u00eame si le Canada soutient fermement l&rsquo;Ukraine, son r\u00f4le dans le conflit reste limit\u00e9.<\/p>\n<p>Une sortie europ\u00e9enne, en revanche, pourrait offrir \u00e0 Trump un pr\u00e9texte commode pour riposter en se d\u00e9sengageant totalement d&rsquo;Ukraine. (Certains responsables et diplomates \u00e0 Bruxelles estiment que, dans les faits, Trump s&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 retir\u00e9.)<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0L&rsquo;accord de Turnberry n&rsquo;est pas un tr\u00e8s bon accord. Ce n&rsquo;est pas un accord \u00e9quilibr\u00e9. Mais il n&rsquo;implique aucun compromis sur la souverainet\u00e9 de l&rsquo;Union europ\u00e9enne. Il n&rsquo;y a aucun \u00e9l\u00e9ment qui compromette la capacit\u00e9 de l&rsquo;Union europ\u00e9enne \u00e0 r\u00e9glementer le num\u00e9rique, le climat, etc.\u00a0\u00bb, explique \u00e0 <strong>Euronews<\/strong> Ignacio Garc\u00eda Bercero, chercheur senior au sein du think tank Bruegel.<\/p>\n<p>La riposte est aussi plus complexe pour l&rsquo;UE que pour le Canada, ajoute-t-il.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le Canada est un \u00c9tat f\u00e9d\u00e9ral et peut imposer des contre-mesures sans devoir obtenir l&rsquo;approbation de ses provinces\u00a0\u00bb, explique Garc\u00eda Bercero. \u00ab\u00a0L&rsquo;UE n&rsquo;est pas un \u00c9tat f\u00e9d\u00e9ral, ce qui signifie que les mesures de r\u00e9torsion n\u00e9cessitent une majorit\u00e9 qualifi\u00e9e des \u00c9tats membres. Jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, les capitales europ\u00e9ennes ont montr\u00e9 peu d&rsquo;app\u00e9tit &#8211; ou de tol\u00e9rance &#8211; pour une guerre commerciale \u00e0 la canadienne.\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Mark Carney a dit stop. 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