{"id":1166022,"date":"2026-09-04T02:33:24","date_gmt":"2026-09-04T02:33:24","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/1166022\/"},"modified":"2026-09-04T02:33:24","modified_gmt":"2026-09-04T02:33:24","slug":"interpol-un-nouveau-disque-entre-new-york-et-leurope","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/1166022\/","title":{"rendered":"Interpol, un nouveau disque entre New York et l\u2019Europe"},"content":{"rendered":"<p class=\"article-p mdl\">Le guitariste d\u2019Interpol a commenc\u00e9 par rappeller, en fran\u00e7ais dans le texte, \u00e0 quel point <strong>son histoire personnelle reste li\u00e9e \u00e0 la France<\/strong>. Daniel Kessler\u00a0a grandi dans l\u2019Hexagone entre 5 et 11 ans, au point, raconte-t-il avec humour, d\u2019\u00eatre arriv\u00e9 sans parler fran\u00e7ais et d\u2019en \u00eatre reparti en ne parlant presque plus anglais. Une trajectoire qui dit aussi quelque chose d\u2019Interpol, groupe new-yorkais \u00e0 l\u2019identit\u00e9 largement ouverte sur l\u2019Europe. Il vit aujourd\u2019hui entre Barcelone et New York, tandis qu\u2019un autre membre du groupe est install\u00e9 \u00e0 Berlin. Une dimension cosmopolite qui nourrit l\u2019image d\u2019un groupe am\u00e9ricain souvent per\u00e7u comme tr\u00e8s europ\u00e9en.<\/p>\n<p class=\"article-p mdl\">Pour autant, Daniel Kessler nuance cette lecture. Selon lui, ce sont surtout les critiques qui ont insist\u00e9 sur les filiations britanniques d\u2019Interpol. \u00c0 ses yeux, le groupe ne s\u2019est jamais construit en th\u00e9orisant ses r\u00e9f\u00e9rences. Au d\u00e9part, les membres avaient des go\u00fbts diff\u00e9rents, mais trouvaient un terrain commun dans le fait de jouer ensemble. S\u2019il reconna\u00eet que des influences multiples traversent leur musique, il insiste sur un point : elles viennent de partout, sans programme pr\u00e9cis ni volont\u00e9 d\u2019imiter une sc\u00e8ne en particulier.<\/p>\n<p>            Un album ancr\u00e9 dans la vie moderne<\/p>\n<p class=\"article-p mdl\">Au cours de l\u2019entretien, Marjorie Hache s\u2019est arr\u00eat\u00e9e sur la pochette de This Mirror Weighs a Ton, qui montre un chandelier dont les branches sont remplac\u00e9es par des cam\u00e9ras de surveillance. Une image forte, imm\u00e9diatement adopt\u00e9e par le groupe. Daniel Kessler explique que les paroles \u00e9crites par Paul Banks abordent notamment des th\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 l\u2019intelligence artificielle, \u00e0 la politique et plus largement \u00e0 la vie moderne. Mais au-del\u00e0 m\u00eame des textes, <strong>cette image s\u2019est impos\u00e9e comme une \u00e9vidence esth\u00e9tique.<\/strong><\/p>\n<p>                <img decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"media-item lazy\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/1864278-interpol-this-mirror-weighs-a-ton.jpg\"\/><\/p>\n<p class=\"article-media-figcaption-title\">\n            Interpol \u00ab\u00a0This Mirror Weighs a Ton\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"article-media-figcaption-credits\">\n            Cr\u00e9dit : Interpol<\/p>\n<p class=\"article-p mdl\">Pour le guitariste, <strong>cette pochette r\u00e9sume parfaitement l\u2019\u00e9poque<\/strong>. Il y voit une repr\u00e9sentation directe du pr\u00e9sent, d\u2019un monde satur\u00e9 de surveillance, o\u00f9 tout semble observ\u00e9, capt\u00e9, enregistr\u00e9. C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment pour cela que le visuel a convaincu tout le groupe : il concentre en une seule image l\u2019atmosph\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale du disque et son inscription dans les tensions contemporaines.<\/p>\n<p>            \u00ab\u00a0See Out Loud\u00a0\u00bb, l&rsquo;essence d&rsquo;Interpol<\/p>\n<p class=\"article-p mdl\">Daniel Kessler a \u00e9galement racont\u00e9 la naissance de See Out Loud, l\u2019un des morceaux du nouvel album. Il explique qu\u2019il s\u2019agit de l\u2019une des premi\u00e8res chansons \u00e9crites pour ce disque, et m\u00eame de la toute premi\u00e8re qu\u2019il a compos\u00e9e avant d\u2019envoyer une d\u00e9mo \u00e0 <strong>Paul Banks<\/strong>. La r\u00e9ponse a \u00e9t\u00e9 imm\u00e9diate. Tr\u00e8s vite, le morceau a pris forme lorsque les musiciens se sont retrouv\u00e9s ensemble en studio.<\/p>\n<p class=\"article-p mdl\">\u00c0 ses yeux, cette chanson porte quelque chose de tr\u00e8s familier dans le son d\u2019Interpol. Elle s\u2019inscrit dans une continuit\u00e9 identifiable, tout en participant au mouvement d\u2019\u00e9volution plus large de l\u2019album. Kessler la d\u00e9crit comme une chanson profond\u00e9ment repr\u00e9sentative du groupe, presque une forme d\u2019essence Interpol, l\u00e0 o\u00f9 d\u2019autres titres explorent davantage de nouvelles directions.<\/p>\n<p>            Le retour \u00e0 New York, plus qu\u2019une influence, un contexte<\/p>\n<p class=\"article-p mdl\">Marjorie Hache a aussi \u00e9voqu\u00e9 l\u2019id\u00e9e d\u2019<strong>un album-hommage \u00e0 New York<\/strong>. Daniel Kessler confirme surtout qu\u2019il s\u2019agit du premier disque enregistr\u00e9 dans la ville depuis plus de dix ans. Pour le groupe, revenir l\u00e0-bas a compt\u00e9. \u00catre \u00e0 New York, \u00e9crire sur place, enregistrer sur place, retrouver des rues famili\u00e8res : tout cela a forc\u00e9ment accompagn\u00e9 la cr\u00e9ation.<\/p>\n<p class=\"article-p mdl\">En revanche, le musicien reste prudent sur l\u2019id\u00e9e d\u2019une influence directe et mesurable de la ville dans les chansons elles-m\u00eames. Il pr\u00e9f\u00e8re parler d\u2019un contexte, d\u2019une pr\u00e9sence, d\u2019une ambiance. New York n\u2019est pas forc\u00e9ment un sujet explicite du disque, mais elle a constitu\u00e9 un d\u00e9cor vivant, presque organique, dans lequel l\u2019album a pu prendre forme.<\/p>\n<p>            Des influences am\u00e9ricaines plus que britanniques<\/p>\n<p class=\"article-p mdl\">Concernant ses influences revendiqu\u00e9es, Daniel Kessler. prend de nouveau ses distances avec l\u2019id\u00e9e d\u2019un <strong>Interpol uniquement h\u00e9ritier du post-punk anglais<\/strong>. En citant <strong>Fugazi<\/strong>, il affirme au contraire que ses racines personnelles plongent tr\u00e8s fortement dans le post-punk et le hardcore am\u00e9ricains. Il va m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 dire que Fugazi est probablement le groupe qui l\u2019a le plus influenc\u00e9 au monde.<\/p>\n<p>Kessler cite aussi <strong>Bad Brains<\/strong>, groupe fondateur \u00e0 ses yeux, presque inventeur du hardcore, qu\u2019il a d\u00e9couvert dans le contexte de Washington D.C., o\u00f9 il a v\u00e9cu apr\u00e8s son d\u00e9part de France. Cette sc\u00e8ne l\u2019a profond\u00e9ment marqu\u00e9 par son \u00e9nergie, sa vitesse et sa radicalit\u00e9. Quant \u00e0 <strong>The Clash<\/strong>, autre r\u00e9f\u00e9rence majeure, il admire chez eux leur capacit\u00e9 \u00e0 m\u00ealer rock, reggae et dub avec un naturel total, sans jamais donner l\u2019impression de forcer le trait. Ce qu\u2019il retient avant tout, c\u2019est une forme de v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>    Une tourn\u00e9e avec Bloc Party sous le signe des retrouvailles<\/p>\n<p class=\"article-p mdl\">L\u2019entretien a aussi permis d\u2019aborder la tourn\u00e9e commune \u00e0 venir avec <strong>Bloc Party<\/strong>. Daniel Kessler rappelle que les deux groupes avaient d\u00e9j\u00e0 partag\u00e9 l\u2019affiche il y a une vingtaine d\u2019ann\u00e9es, \u00e0 l\u2019\u00e9poque du deuxi\u00e8me album d\u2019Interpol et juste avant la sortie de Silent Alarm. Il garde de cette p\u00e9riode un souvenir tr\u00e8s fort et tr\u00e8s joyeux. Lorsque l\u2019occasion de repartir ensemble s\u2019est pr\u00e9sent\u00e9e, le groupe n\u2019a donc pas h\u00e9sit\u00e9.<\/p>\n<p>Cette tourn\u00e9e s\u2019inscrit aussi dans une r\u00e9flexion plus large sur la long\u00e9vit\u00e9. Kessler \u00e9voque avec admiration <strong>The Cure<\/strong>, qu\u2019il venait de voir \u00e0 Rock en Seine, saluant notamment la voix de Robert Smith, qu\u2019il juge impressionnante. Il cite \u00e9galement <strong>Deftones<\/strong>, avec qui Interpol a tourn\u00e9 r\u00e9cemment en Australie. \u00c0 travers ces exemples, il dit son respect pour les groupes capables de durer sans perdre leur intensit\u00e9 sur sc\u00e8ne.<\/p>\n<p>    Une \u00e9poque devenue nostalgique<\/p>\n<p class=\"article-p mdl\">Marjorie Hache a enfin interrog\u00e9 Daniel Kessler sur le retour esth\u00e9tique des ann\u00e9es 2000, entre nostalgie <strong>indie sleaze<\/strong> et r\u00e9surgence du skinny jean chez les plus jeunes g\u00e9n\u00e9rations. Le guitariste se dit surpris par ce regain d\u2019int\u00e9r\u00eat. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, explique-t-il, <strong>personne n\u2019imaginait vraiment que cette p\u00e9riode deviendrait un jour un objet de fascination<\/strong> ou de r\u00e9appropriation culturelle.<\/p>\n<p>Il observe cela avec amusement, mais aussi avec une forme d\u2019\u00e9tonnement sinc\u00e8re. Voir de nouvelles g\u00e9n\u00e9rations se passionner pour les codes visuels et musicaux de cette \u00e9poque lui para\u00eet presque irr\u00e9el. Une preuve suppl\u00e9mentaire, peut-\u00eatre, que l\u2019univers d\u2019Interpol continue de traverser les ann\u00e9es sans perdre son pouvoir d\u2019attraction.<\/p>\n<p>    Des d\u00e9couvertes et une envie intacte<\/p>\n<p class=\"article-p mdl\">Au fil de la conversation, Daniel Kessler a aussi partag\u00e9 plusieurs coups de c\u0153ur plus r\u00e9cents, parmi lesquels <strong>Model\/Actriz<\/strong>, qu\u2019il d\u00e9crit comme un groupe de sc\u00e8ne impressionnant, capable de donner envie de monter jouer \u00e0 son tour chaque soir. Il a \u00e9galement cit\u00e9 Dagmar Zuniga, dont il aime la d\u00e9licatesse, ainsi que <strong>Colleen<\/strong>, artiste qu\u2019il suit depuis plus de vingt ans et qu\u2019il consid\u00e8re comme une musicienne majeure \u00e0 d\u00e9couvrir.<\/p>\n<p>Enfin, en conclusion, Kessler est revenu sur un autre morceau du nouvel album, marqu\u00e9 selon lui par une tonalit\u00e9 m\u00e9lancolique et pop, mais aussi par une petite nouveaut\u00e9 importante dans l\u2019histoire du groupe : <strong>c\u2019est la premi\u00e8re fois qu\u2019il y joue de la guitare acoustique<\/strong>. Un d\u00e9tail qui r\u00e9sume assez bien l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit d\u2019Interpol aujourd\u2019hui : rester imm\u00e9diatement identifiable, tout en continuant \u00e0 d\u00e9placer l\u00e9g\u00e8rement ses lignes.<\/p>\n<p>    L&rsquo;\u00e9quipe de l&rsquo;\u00e9mission vous recommande<\/p>\n<p>\n                                    Lire la suite\n                                <\/p>\n<p class=\"article-google-preferred__title\">Ne laissez pas Google d\u00e9cider de vos sources.<\/p>\n<p>    <a href=\"https:\/\/www.google.com\/preferences\/source?q=https:\/\/www.rtl2.fr\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer nofollow\" class=\"article-google-preferred__btn at-class\" data-at-event=\"action\" data-at-category=\"actualite\" data-at-chapter1=\"pied_article\" data-at-chapter2=\"evenements\" data-at-click=\"favori_google\">Ajouter RTL2 comme source pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Le guitariste d\u2019Interpol a commenc\u00e9 par rappeller, en fran\u00e7ais dans le texte, \u00e0 quel point son histoire personnelle&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1166023,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[1586],"tags":[11,1777,674,3696,3483,1106,1011,27,38823,2173,873,12,29899,362,25,9105],"class_list":["post-1166022","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-europe","tag-actualites","tag-eu","tag-europe","tag-evenements","tag-extrait","tag-flash","tag-fr","tag-france","tag-interpol","tag-interview","tag-musique","tag-news","tag-pop-rock","tag-replay","tag-republique-francaise","tag-rtl2"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/117210436752900801","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1166022","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1166022"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1166022\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1166023"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1166022"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1166022"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1166022"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}