{"id":1172797,"date":"2026-09-07T12:20:20","date_gmt":"2026-09-07T12:20:20","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/1172797\/"},"modified":"2026-09-07T12:20:20","modified_gmt":"2026-09-07T12:20:20","slug":"le-rachat-ou-le-depot-de-bilan-semaine-decisive-pour-la-survie-du-paris-volley","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/1172797\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Le rachat ou le d\u00e9p\u00f4t de bilan\u00a0\u00bb, semaine d\u00e9cisive pour la survie du Paris Volley"},"content":{"rendered":"<p>Face \u00e0 des difficult\u00e9s financi\u00e8res anciennes et r\u00e9currentes, le Paris Volley se retrouve devant des d\u00e9cisions d\u00e9terminantes pour son avenir, tant sportif que financier. Et le d\u00e9but du championnat de France se profile le 17 octobre.<\/p>\n<p>Mardi 8 septembre, le Paris Volley jouera son avenir. Mais ce ne sera pas sur le taraflex de sa mythique salle Charpy. La p\u00e9rennit\u00e9 du club de la capitale sera, en grande partie, d\u00e9cid\u00e9e \u00e0 la mairie de Paris lors d\u2019une r\u00e9union d\u00e9cisive avec les repreneurs du club 18 fois champion de France.<\/p>\n<p>Durant l\u2019\u00e9t\u00e9, la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise d\u2019<a href=\"https:\/\/rmcsport.bfmtv.com\/e-sport\/\" target=\"_blank\" class=\"external_link\" rel=\"nofollow noopener\">e-sport<\/a> Vitality et le fonds d\u2019investissement sportif Athvance Capital (fond\u00e9 en 2025) se sont int\u00e9ress\u00e9s au dossier de rachat du club de la capitale. Pour leur premier gros investissement dans un club fran\u00e7ais, Pierre Moreau, managing director d\u2019Athvance (un ancien volleyeur), Fabien Devide et Nicolas Maurer pour la soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;e-sport ont rencontr\u00e9 des salari\u00e9s parisiens, ainsi que certains actuels propri\u00e9taires du Paris Volley.<\/p>\n<p>Budget inf\u00e9rieur \u00e0 1,5 million d\u2019euros<\/p>\n<p>En proie \u00e0 des difficult\u00e9s financi\u00e8res r\u00e9currentes et rel\u00e9gu\u00e9 en Ligue B, le Paris Volley avait \u00e9t\u00e9 sauv\u00e9 en 2018 par un pool d\u2019actionnaires constitu\u00e9 de grands noms du volley fran\u00e7ais (St\u00e9phane Antiga, Antoine Brizard), ainsi que d\u2019amis du club op\u00e9rant en pleine lumi\u00e8re ou en coulisses. Avec un budget inf\u00e9rieur \u00e0 1,5 million d\u2019euros, le club de la capitale vit d\u2019exp\u00e9dients financiers, vivote entre coups d\u2019\u00e9clat et saisons insipides, et arrive \u00e0 attirer quelques p\u00e9pites gr\u00e2ce au carnet d\u2019adresses du num\u00e9ro 1 des agents, Georges Matijasevic, tr\u00e8s proche du club. La saison qui vient de s\u2019achever est plut\u00f4t \u00e0 ranger dans les bonnes cuv\u00e9es, avec une demi-finale des playoffs et une Coupe de France.<\/p>\n<p>Sans parler de ses jeunes. Car si les repreneurs veulent \u00ab\u00a0accentuer la professionnalisation\u00a0\u00bb du club parisien, c&rsquo;est bien une p\u00e9pite qui attire les investisseurs: au c\u0153ur de la SAS Paris Volley, l\u2019association PUC Volley prosp\u00e8re avec ses 1.500 licenci\u00e9s et ses titres dans les \u00e9quipes de jeunes. \u00ab\u00a0C\u2019est une structure en constante progression depuis une d\u00e9cennie gr\u00e2ce \u00e0 son travail reconnu aupr\u00e8s des jeunes\u00a0\u00bb, reconna\u00eet un salari\u00e9.<\/p>\n<p>Durant l\u2019\u00e9t\u00e9, les actionnaires influents ont fait savoir qu\u2019ils ne souhaitaient plus colmater les fissures financi\u00e8res. \u00ab\u00a0On parle d\u2019une dette r\u00e9currente, h\u00e9rit\u00e9e des pr\u00e9c\u00e9dentes directions, entre 500.000 et un petit million d\u2019euros\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise une source anonyme du club. \u00ab\u00a0Aujourd\u2019hui, il faut un nouvel \u00e9lan. Les possibles repreneurs connaissent l\u2019\u00e9tat financier du club. On les a rencontr\u00e9s et il y a de bonnes ondes\u00a0\u00bb, veut croire un salari\u00e9. Mais, ensuite, la sentence tombe. S\u00e8che: \u00ab\u00a0De toute fa\u00e7on, il faut bien se dire que c\u2019est soit le rachat soit le d\u00e9p\u00f4t de bilan.\u00a0\u00bb Le train de vie actuel du club semble viable, comme l\u2019a prouv\u00e9 le contr\u00f4le sans cons\u00e9quence de l\u2019URSSAF sur les ann\u00e9es 2021-2025.<\/p>\n<p>Partie de poker menteur avec la mairie de Paris<\/p>\n<p>Selon nos informations, le deal pourrait \u00eatre finalis\u00e9 d\u2019ici la fin du mois de septembre: \u00ab\u00a0Les quinze prochains jours sont cruciaux.\u00a0Il faudra qu\u2019une d\u00e9cision soit prise avant le 15 octobre, date du passage du Paris Volley devant la DNACG, le gendarme financier\u00a0\u00bb, poursuit notre interlocuteur.<\/p>\n<p>Si le dossier semble boucl\u00e9, il reste une inconnue \u00e0 lever. L\u2019accord, a minima tacite, de la mairie de Paris, qui est propri\u00e9taire de la salle Charpy. Et les deux parties se jaugent et semblent jouer une partie de poker menteur avant la r\u00e9union d\u00e9cisive du 8 septembre. Si le pouvoir politique parisien retient une subvention trimestrielle de 175.000 euros, Vitality et Athvance souhaitent un engagement de la mairie de Paris sur sa subvention de 700.000 euros annuels, allocation divis\u00e9e par deux en une dizaine d\u2019ann\u00e9es \u00e0 cause de la rar\u00e9faction des subsides municipaux dans toutes les communes fran\u00e7aises.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Pour d\u00e9buter la saison, il nous faut cette subvention municipale mais aussi autour de 250.000 euros pour engager les premiers frais r\u00e9currents de transport ou de marketing pour la salle Charpy\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise notre source. Selon nos informations, si le club veut repartir sainement, il faudra mettre quasiment 2 millions sur la table. \u00ab\u00a0Et, dans un premier temps, l\u2019ambition des nouveaux repreneurs sera minime. Il faudra juste se maintenir parmi l\u2019\u00e9lite lors de cette saison 2026-2027. Ensuite, ils veulent acc\u00e9l\u00e9rer.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le directeur sportif a d\u00e9missionn\u00e9<\/p>\n<p>Cette \u00e9volution \u00e0 marche forc\u00e9e ne se fait pas sans des soubresauts. Si le nouveau coach Silvano Prandi essaie de construire une \u00e9quipe tant bien que mal, avec notamment l\u2019annonce du r\u00e9cent recrutement du central champion olympique 2021 Daryl Bultor, le directeur sportif du Paris Volley vient de jeter l\u2019\u00e9ponge. Arriv\u00e9 en 2023, Yannick Bazin a annonc\u00e9 sa d\u00e9mission en fin de semaine: \u00ab\u00a0J\u2019aime trop ce club pour le voir tomber sans r\u00e9agir\u00a0\u00bb, a \u00e9crit l\u2019ancien passeur sur son compte Instagram. \u00ab\u00a0Et quand on ne peut plus emp\u00eacher certaines choses, il reste au moins le choix de ne pas y \u00eatre associ\u00e9\u00a0\u00bb. Malgr\u00e9 le manque \u00e0 gagner salarial, Yannick Bazin a accept\u00e9 la proposition de poursuivre son travail \u00e0 la t\u00eate du centre de formation du club.<\/p>\n<p>Enfin, est-il besoin de pr\u00e9ciser que le Paris Volley et ses propri\u00e9taires sont habitu\u00e9s de ces n\u00e9gociations ou rumeurs de rachat? En 2022, un groupe du Moyen-Orient \u00e9tait sur le point de racheter le club de la capitale. Alors que les instances du volley fran\u00e7ais ne croyaient pas une seconde \u00e0 ce dossier, les actionnaires parisiens ont d\u00e9clin\u00e9 la proposition au dernier moment. Alors, o\u00f9 en est-on aujourd&rsquo;hui? L&rsquo;avenir financier et sportif du Paris Volley ne tient vraiment qu\u2019\u00e0 un fil. Qu\u2019\u00e0 un rendez-vous m\u00eame.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Face \u00e0 des difficult\u00e9s financi\u00e8res anciennes et r\u00e9currentes, le Paris Volley se retrouve devant des d\u00e9cisions d\u00e9terminantes pour&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1172798,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[1417],"tags":[1011,27,60,1470,1469],"class_list":["post-1172797","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-volley","tag-fr","tag-france","tag-sports","tag-volley","tag-volleyball"],"share_on_mastodon":{"url":"","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1172797","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1172797"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1172797\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1172798"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1172797"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1172797"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1172797"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}