{"id":117370,"date":"2025-05-21T17:17:12","date_gmt":"2025-05-21T17:17:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/117370\/"},"modified":"2025-05-21T17:17:12","modified_gmt":"2025-05-21T17:17:12","slug":"dans-les-coulisses-de-lusine-carambar-a-bondues-qui-fabrique-jusqua-40-tonnes-de-bonbons-par-jour","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/117370\/","title":{"rendered":"Dans les coulisses de l\u2019usine Carambar, \u00e0 Bondues, qui fabrique jusqu\u2019\u00e0 40 tonnes de bonbons par jour"},"content":{"rendered":"<p><strong>REPORTAGE &#8211;<\/strong> A Bondues, pr\u00e8s de Lille, le confiseur fabrique plusieurs bonbons dont le c\u00e9l\u00e8bre b\u00e2tonnet connu pour les blagues sur son emballage. Plus de 5000 tonnes ont \u00e9t\u00e9 vendues en 2024.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Le long couloir de\u00a0<a href=\"https:\/\/www.lefigaro.fr\/societes\/2017\/05\/01\/20005-20170501ARTFIG00168-nouveau-depart-pour-carambar-krema-et-la-pie-qui-chante.php\" data-fig-type=\"Article\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">l\u2019usine Carambar &amp; Co<\/a>\u00a0de Bondues, en banlieue de Lille, ressemble un peu \u00e0 celui de la chocolaterie de Willy Wonka. Les narines prises par les douces odeurs de sucre chaud, on passe devant des salles aux noms \u00e9vocateurs\u00a0: \u00abchocolaterie\u00bb, \u00abg\u00e9latine\u00bb, \u00abcaramel\u00bb\u2026 Une petite lucarne perc\u00e9e dans la porte permet d\u2019apercevoir dans chaque atelier le ballet des ouvriers qui alimentent en sucre les machines qui d\u00e9bitent par milliers les diff\u00e9rents bonbons fabriqu\u00e9s ici.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Au fond du couloir se trouve l\u2019atelier du bonbon phare du groupe\u00a0: le Carambar. Sur un tapis roulant, la p\u00e2te de caramel s\u2019\u00e9tire en continu, avant d\u2019\u00eatre d\u00e9coup\u00e9e en gros morceaux puis ajout\u00e9e \u00e0 une sorte de gros rouleau de pr\u00e8s de 50 centim\u00e8tres de diam\u00e8tre qui contient \u00e0 lui seul plus de Carambar que l\u2019on ne pourrait en manger dans toute une vie. La pr\u00e9paration passe ensuite \u00e0 travers plusieurs roues qui en font un long fil, d\u00e9coup\u00e9 \u00e0 la vitesse de l\u2019\u00e9clair par une machine qui en fait des b\u00e2tonnets aussit\u00f4t emball\u00e9s dans leurs c\u00e9l\u00e8bres papillotes, sur lesquelles sont imprim\u00e9es les traditionnelles blagues.<\/p>\n<p>    <a href=\"https:\/\/photo.lefigaro.fr\/conso\/les-etapes-de-la-fabrication-des-carambar-20250521\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><\/p>\n<p class=\"fig-slideshow__title\">\n                    Les \u00e9tapes de la fabrication des Carambar\n                <\/p>\n<p>Acc\u00e9der au diaporama (7)<\/p>\n<p>    <\/a><\/p>\n<p>Deux semaines de repos pour les Carambar aux fruits<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Pr\u00e8s de 800 Carambar sont produits chaque minute, explique Valentin Rapasse, responsable de production. \u00c0 c\u00f4t\u00e9 de la ligne du caramel original, une autre fabrique ceux aux go\u00fbts fruit\u00e9s. Le processus est similaire, si ce n\u2019est que le Carambar aux fruits doit \u00eatre \u00e9tir\u00e9 \u00abpour r\u00e9duire la densit\u00e9 du produit et permettre sa cristallisation\u00bb, d\u00e9taille Valentin Rapasse. Contrairement \u00e0 leurs cousins au caramel, ces bonbons-l\u00e0 ne peuvent d\u2019ailleurs pas \u00eatre consomm\u00e9s imm\u00e9diatement en sortie de production\u00a0: \u00abIl faut deux semaines pour que le processus de cristallisation leur donne cette texture molle, sinon ils sont cassants.\u00bb<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Seule partie du processus invisible\u00a0: le m\u00e9lange des ingr\u00e9dients et leur cuisson, qui se passent dans des cuves ferm\u00e9es. On y trouve majoritairement du sucre, du sirop de glucose, de l\u2019huile de palme et de l\u2019eau, avec du cacao et du lait dans la recette au caramel, et des ar\u00f4mes et colorants dans la recette fruit\u00e9e. Le sirop obtenu est cuit puis refroidi pour obtenir la p\u00e2te de base du bonbon. Une troisi\u00e8me ligne, plus loin, permet de fabriquer les Carambar Atomic, avec du sucre piquant \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur.<\/p>\n<p>    Une fois emball\u00e9s dans leur papillote, les Carambar sont stock\u00e9s \u00e0 l\u2019unit\u00e9 dans des bacs, empil\u00e9s par des robots sur des palettes.<br \/>\n                Thibaut Deleaz\/Le Figaro.<\/p>\n<p>M\u00e9lange \u00e0 la main<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Une fois emball\u00e9s dans leur papillote, les Carambar sont stock\u00e9s \u00e0 l\u2019unit\u00e9 dans des bacs, empil\u00e9s par des robots sur des palettes, puis celles-ci sont emmen\u00e9es dans l\u2019entrep\u00f4t de stockage par les ouvriers. Certains bonbons devront attendre avant d\u2019\u00eatre mis en sachet, car ils doivent pour la plupart \u00eatre m\u00e9lang\u00e9s avec d\u2019autres go\u00fbts. En g\u00e9n\u00e9ral, d\u00e9taille Valentin Rapasse, \u00abon fait deux jours et demi de production pour un ar\u00f4me, puis on change\u00bb.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Une fois que les quantit\u00e9s n\u00e9cessaires pour faire un sachet sont disponibles, les caisses de Carambar sont amen\u00e9es sur les lignes d\u2019emballage. Ce jour-l\u00e0, on pr\u00e9pare des Carah\u00e9ros,\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/conso\/carambar-va-remplacer-certaines-blagues-par-des-messages-de-prevention-des-pompiers-20250520\" data-fig-type=\"NewsFlash\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">une r\u00e9f\u00e9rence en partenariat avec les pompiers qui diffuse des messages de pr\u00e9vention<\/a>. Et le m\u00e9lange des trois saveurs (caramel, cola, citron piquant) se fait\u2026 \u00e0 la main\u00a0! Des ouvriers vident successivement une cagette de chaque go\u00fbt et brassent les Carambar grossi\u00e8rement avant qu\u2019ils ne soient emport\u00e9s par le tapis roulant.<\/p>\n<p>    Les diff\u00e9rentes saveurs sont m\u00e9lang\u00e9es \u00e0 la main avant de partir pour l\u2019emballage.<br \/>\n                Thibaut D\u00e9l\u00e9az \/ Le Figaro<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">En parall\u00e8le, la machine d\u2019emballage pr\u00e9pare les sachets plastiques en scellant la bobine qui d\u00e9file en continu, avant de l\u00e2cher dans chaque paquet la portion demand\u00e9e (ici, 380 grammes) puis de le fermer compl\u00e8tement. Chacun passe ensuite sur une balance qui v\u00e9rifie que le poids est plus ou moins au calibre. Les sachets sont, enfin, rang\u00e9s dans des cartons, pr\u00eats \u00e0 \u00eatre exp\u00e9di\u00e9s.<\/p>\n<p>23 millions d\u2019euros investis pour moderniser l\u2019usine<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Historiquement implant\u00e9e \u00e0 Marcq-en-Bar\u0153ul (Nord), pr\u00e8s de Lille, la production de Carambar a \u00e9t\u00e9 relocalis\u00e9e quelques kilom\u00e8tres plus loin, \u00e0 Bondues en 2021, sur le site de Lutti. Pr\u00e8s de 23 millions d\u2019euros ont \u00e9t\u00e9 investis depuis 2023 sur les lignes de l\u2019usine, dont celles de Carambar, \u00abnotamment pour les rendre plus efficientes\u00bb, explique Marc Auclair, pr\u00e9sident de Carambar &amp; Co. Le groupe,\u00a0<a href=\"https:\/\/www.lefigaro.fr\/societes\/2018\/02\/12\/20005-20180212ARTFIG00020-sous-l-egide-d-eurazeo-carambar-retrouve-des-couleurs.php\" data-fig-type=\"Article\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">pass\u00e9 entre les mains du fonds d\u2019investissement fran\u00e7ais Eurazeo en 2017<\/a>, a \u00e9galement travaill\u00e9 \u00e0 limiter les pertes &#8211; \u00ab70% de notre co\u00fbt vient des mati\u00e8res premi\u00e8res, il faut donc limiter les d\u00e9chets\u00bb &#8211; et \u00e0 l\u2019introduction d\u2019une nouvelle recette, avec un remplacement progressif de la g\u00e9latine dans les Carambar aux fruits.<\/p>\n<p>    Carambar a commenc\u00e9, sur certaines r\u00e9f\u00e9rences, \u00e0 modifier sa recette pour se d\u00e9barrasser de la g\u00e9latine animale.<br \/>\n                Thibaut D\u00e9l\u00e9az \/ Le Figaro<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Les lignes de la marque aux blagues peuvent d\u00e9sormais sortir jusqu\u2019\u00e0 40 tonnes de b\u00e2tonnets par jour. Elles tournent seulement la semaine, \u00abce qui nous permet d\u2019avoir une r\u00e9serve de capacit\u00e9 pour augmenter la production\u00bb, pr\u00e9cise Marc Auclair. Carambar a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 en 2024 environ 35 millions d\u2019euros de chiffre d\u2019affaires, soit 8% des revenus du groupe. Vendu quasi exclusivement en France, le bonbon avait vu ses ventes chuter \u00e0 3500 tonnes en 2022. Elles sont remont\u00e9es \u00e0 5000 tonnes l\u2019an dernier, assure le patron, qui a l\u2019objectif d\u2019atteindre les 10.000 tonnes \u00e0 terme. Pour cela, \u00abon se pose la question de l\u2019export, maintenant que notre cha\u00eene est modernis\u00e9e\u00bb, avance Marc Auclair. Pour cela, il faudra d\u00e9j\u00e0 traduire les blagues.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"REPORTAGE &#8211; A Bondues, pr\u00e8s de Lille, le confiseur fabrique plusieurs bonbons dont le c\u00e9l\u00e8bre b\u00e2tonnet connu pour&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":117371,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[5825,1117,35,23796,130,7064,33,34,638,1011,27,1116,342,639,2551,1118,137],"class_list":{"0":"post-117370","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-economie","8":"tag-agroalimentaire","9":"tag-assurance","10":"tag-business","11":"tag-carambar","12":"tag-consommation","13":"tag-consommer","14":"tag-economie","15":"tag-economy","16":"tag-figaro","17":"tag-fr","18":"tag-france","19":"tag-immobilier","20":"tag-impots","21":"tag-le-figaro","22":"tag-patrimoine","23":"tag-placement","24":"tag-retraite"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114546962820488464","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/117370","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=117370"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/117370\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/117371"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=117370"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=117370"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=117370"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}