{"id":1176288,"date":"2026-09-09T06:09:14","date_gmt":"2026-09-09T06:09:14","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/1176288\/"},"modified":"2026-09-09T06:09:14","modified_gmt":"2026-09-09T06:09:14","slug":"pma-le-manque-de-donneurs-de-gametes-persiste-en-france","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/1176288\/","title":{"rendered":"PMA : le manque de donneurs de gam\u00e8tes persiste en France"},"content":{"rendered":"<p class=\"wp-block-paragraph\">Ils sont un peu plus de 2 000 \u00e0 avoir franchi le pas en 2025. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, 1 015 hommes ont \u00e9t\u00e9 candidats au don de spermatozo\u00efdes et 1 050 femmes au don d\u2019ovocytes, selon les derniers chiffres de l\u2019Agence de la biom\u00e9decine. Pour les ovocytes, c\u2019est m\u00eame une premi\u00e8re puisque jamais le seuil des 1 000 candidates n\u2019avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9pass\u00e9 en France.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur le papier, la dynamique est donc plut\u00f4t encourageante. Mais elle ne suffit pas encore \u00e0 suivre le rythme des demandes. Des milliers de femmes et de couples engag\u00e9s dans un parcours d\u2019assistance m\u00e9dicale \u00e0 la procr\u00e9ation (AMP), plus couramment appel\u00e9e PMA, ont besoin d\u2019un don de spermatozo\u00efdes ou d\u2019ovocytes pour esp\u00e9rer avoir un enfant. Et pour eux, la patience reste de mise. Fin 2025, 8 700 personnes \u00e9taient encore en attente d\u2019une AMP avec don de spermatozo\u00efdes. Tandis que plus de 2 700 attendaient une prise en charge avec don d\u2019ovocytes, d\u2019apr\u00e8s l\u2019Agence de la biom\u00e9decine.<\/p>\n<p>Don de gam\u00e8tes\u00a0: des besoins qui d\u00e9passent toujours plus les dons<\/p>\n<p><strong>Plus de 12 000 demandes de don de spermatozo\u00efdes en un an<\/strong><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est du c\u00f4t\u00e9 du <a href=\"https:\/\/ma-sante.news\/don-de-sperme-informations-1697845\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">don de spermatozo\u00efdes<\/a> que le changement d\u2019\u00e9chelle est le plus spectaculaire. En 2025, plus de 12 000 nouvelles demandes d\u2019AMP avec don de spermatozo\u00efdes ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9es pour des couples de femmes et des femmes seules, indique l\u2019Agence de la biom\u00e9decine. Un volume environ six fois sup\u00e9rieur \u00e0 celui observ\u00e9 avant la loi de bio\u00e9thique de 2021.\u00a0<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette loi a profond\u00e9ment chang\u00e9 le paysage de la PMA en France. Depuis 2021, l\u2019assistance m\u00e9dicale \u00e0 la procr\u00e9ation n\u2019est plus r\u00e9serv\u00e9e aux couples compos\u00e9s d\u2019un homme et d\u2019une femme confront\u00e9s notamment \u00e0 une infertilit\u00e9. Les couples de femmes et les femmes non mari\u00e9es peuvent \u00e9galement y acc\u00e9der, sans diff\u00e9rence de traitement li\u00e9e \u00e0 leur orientation sexuelle ou \u00e0 leur statut matrimonial, comme le pr\u00e9voit l\u2019article 1er de la loi de bio\u00e9thique du 2 ao\u00fbt 2021.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Logiquement, davantage de personnes peuvent d\u00e9sormais solliciter un don, alors que le nombre de donneurs ne peut pas augmenter du jour au lendemain. Les centres ont pourtant acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 le rythme. En 2025, plus de 5 300 personnes ont pu acc\u00e9der \u00e0 une premi\u00e8re tentative d\u2019AMP avec don de spermatozo\u00efdes. Soit 10,4 % de plus qu\u2019en 2024. Au total, plus de 14 800 ponctions et ins\u00e9minations ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es dans ce cadre, contre un peu plus de 13 300 l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. La file d\u2019attente commence ainsi \u00e0 diminuer. Elle est pass\u00e9e de 10 600 personnes fin 2024 \u00e0 8 700 fin 2025. Une am\u00e9lioration r\u00e9elle, mais qui ne r\u00e8gle pas encore le probl\u00e8me.<\/p>\n<p><strong>Jusqu\u2019\u00e0 28 mois d\u2019attente selon les centres<\/strong>\u00a0!<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour les personnes concern\u00e9es, le manque de gam\u00e8tes ne se r\u00e9sume \u00e9videmment pas \u00e0 une ligne dans un tableau statistique. Il se mesure aussi en mois. En 2025, le d\u00e9lai moyen entre le d\u00e9but de la prise en charge et une premi\u00e8re tentative d\u2019AMP avec don de spermatozo\u00efdes \u00e9tait de 17,7 mois. Exactement comme en 2024. Et cette moyenne nationale masque de fortes diff\u00e9rences. Selon l\u2019Agence de la biom\u00e9decine, les d\u00e9lais peuvent aller de 8 \u00e0 28 mois selon les centres.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Autrement dit, deux personnes engag\u00e9es dans un parcours comparable ne patienteront pas forc\u00e9ment aussi longtemps selon l\u2019endroit o\u00f9 elles sont prises en charge. Le d\u00e9lai d\u00e9pend notamment des stocks de gam\u00e8tes disponibles. Certaines caract\u00e9ristiques n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019appariement peuvent \u00e9galement jouer. L\u2019objectif est notamment de tenir compte, lorsque cela est possible, de certaines caract\u00e9ristiques physiques du donneur et des personnes receveuses. Lorsque certains profils de donneurs sont plus rares, l\u2019attente peut donc s\u2019allonger.<\/p>\n<p><strong>Don d\u2019ovocytes\u00a0: un record de donneuses\u2026 mais toujours pas suffisant<\/strong><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Du c\u00f4t\u00e9 des ovocytes, 2025 marque tout de m\u00eame une \u00e9tape symbolique. 1 050 femmes se sont port\u00e9es candidates au don, contre 929 en 2024. C\u2019est une hausse d\u2019environ 13 % en un an et la premi\u00e8re fois que la barre des 1 000 est franchie. Mais, l\u00e0 encore, les besoins restent sup\u00e9rieurs aux ressources disponibles. Plus de 2 700 personnes \u00e9taient toujours en attente d\u2019une prise en charge avec <a href=\"https:\/\/ma-sante.news\/don-dovocytes-qui-peut-y-avoir-droit\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">don d\u2019ovocytes <\/a>\u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e 2025. Le d\u00e9lai moyen atteignait 22 mois, contre 24 mois en 2024. Deux mois gagn\u00e9s, donc, mais pr\u00e8s de deux ann\u00e9es d\u2019attente en moyenne avant une premi\u00e8re tentative.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019attente peut \u00e9galement varier sensiblement d\u2019un centre \u00e0 l\u2019autre. L\u2019Agence de la biom\u00e9decine indique qu\u2019un parcours avec don d\u2019ovocytes peut n\u00e9cessiter, selon les situations et les centres, entre 12 et 30 mois avant l\u2019attribution des ovocytes \u00e0 la personne receveuse. La difficult\u00e9 tient aussi \u00e0 la nature m\u00eame du don. Donner ses ovocytes est un processus plus contraignant qu\u2019un don de spermatozo\u00efdes\u00a0: la donneuse doit notamment suivre un parcours m\u00e9dical permettant le pr\u00e9l\u00e8vement des ovocytes. L\u2019ensemble de la proc\u00e9dure de don peut s\u2019\u00e9taler sur plusieurs mois.<\/p>\n<p>Pourquoi les besoins en dons de gam\u00e8tes ont-ils autant augment\u00e9\u00a0?<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le manque de donneurs n\u2019est pas nouveau, mais l\u2019\u00e9quation a chang\u00e9 depuis 2021. Avec l\u2019ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules, le nombre de personnes susceptibles d\u2019avoir recours \u00e0 un don de spermatozo\u00efdes a fortement augment\u00e9 en France. \u00c0 ces nouvelles demandes s\u2019ajoutent celles des couples confront\u00e9s \u00e0 une infertilit\u00e9 n\u00e9cessitant le recours \u00e0 un donneur.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/ma-sante.news\/don-de-gametes-certains-craignent-que-ce-soit-long-complexe-ou-douloureux\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Les dons de gam\u00e8tes<\/a> ont pourtant progress\u00e9. Pour le seul don de spermatozo\u00efdes, 1 015 candidats ont \u00e9t\u00e9 recens\u00e9s en 2025, contre environ 380 par an en moyenne avant la r\u00e9forme de la bio\u00e9thique, selon l\u2019Agence de la biom\u00e9decine. Une hausse importante, mais qui ne suffit pas \u00e0 absorber l\u2019augmentation des besoins. C\u2019est tout le paradoxe actuel. La France compte davantage de candidats au don qu\u2019il y a quelques ann\u00e9es, mais la demande a progress\u00e9 encore plus vite. R\u00e9sultat, malgr\u00e9 l\u2019augmentation des dons et du nombre de prises en charge, les listes d\u2019attente restent importantes.<\/p>\n<p>Qui peut donner ses spermatozo\u00efdes ou ses ovocytes\u00a0?<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour rappel, en France, le don de gam\u00e8tes est volontaire, gratuit et encadr\u00e9 par la loi. Il est ouvert aux hommes de 18 \u00e0 44 ans pour le don de spermatozo\u00efdes et aux femmes de 18 \u00e0 37 ans pour le don d\u2019ovocytes. Il n\u2019est pas n\u00e9cessaire d\u2019avoir d\u00e9j\u00e0 eu des enfants pour donner. Dans les deux cas, le parcours d\u00e9bute dans un centre de don autoris\u00e9, avec plusieurs rendez-vous et examens m\u00e9dicaux. Pour les hommes, un premier recueil permet notamment d\u2019\u00e9valuer les spermatozo\u00efdes avant de proc\u00e9der \u00e0 plusieurs autres recueils, dont le nombre varie selon les situations. L\u2019ensemble du parcours peut ainsi s\u2019\u00e9taler sur quelques semaines \u00e0 quelques mois.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le don d\u2019ovocytes est un peu plus contraignant. Apr\u00e8s le bilan m\u00e9dical, la donneuse suit une stimulation ovarienne pendant une dizaine de jours, sous surveillance m\u00e9dicale, afin de permettre le d\u00e9veloppement de plusieurs ovocytes. Ceux-ci sont ensuite pr\u00e9lev\u00e9s \u00e0 l\u2019h\u00f4pital au cours d\u2019une intervention de courte dur\u00e9e. Selon l\u2019Agence de la biom\u00e9decine, l\u2019ensemble du parcours de don se d\u00e9roule g\u00e9n\u00e9ralement en moins de six mois.<\/p>\n<p>L\u2019enfant peut d\u00e9sormais conna\u00eetre l\u2019identit\u00e9 du donneur \u00e0 sa majorit\u00e9<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019anonymat du don a aussi \u00e9volu\u00e9. Depuis la <a href=\"https:\/\/sante.gouv.fr\/actualites-presse\/presse\/communiques-de-presse\/article\/pma-le-droit-d-acces-aux-origines-entre-en-vigueur-le-1er-septembre\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\">loi de bio\u00e9thique de 2021<\/a>, une personne n\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 une AMP avec un donneur peut, une fois majeure et si elle le souhaite, demander \u00e0 conna\u00eetre son identit\u00e9. Elle peut \u00e9galement obtenir d\u2019autres informations sur lui, comme son \u00e2ge au moment du don, ses caract\u00e9ristiques physiques, sa situation familiale et professionnelle ou encore les raisons qui l\u2019ont pouss\u00e9 \u00e0 donner. Cela ne veut pas dire que les futurs parents connaissent l\u2019identit\u00e9 du donneur au moment de la PMA. L\u2019anonymat reste la r\u00e8gle entre le donneur et les personnes qui b\u00e9n\u00e9ficient du don. Seul l\u2019enfant n\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 ce don pourra, \u00e0 partir de 18 ans, demander \u00e0 conna\u00eetre l\u2019identit\u00e9 du donneur et \u00e0 obtenir certaines informations sur lui.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette possibilit\u00e9 fait d\u00e9sormais partie des conditions du don. Une personne qui souhaite donner ses spermatozo\u00efdes ou ses ovocytes doit accepter que son identit\u00e9 et certaines informations puissent \u00eatre communiqu\u00e9es, des ann\u00e9es plus tard, \u00e0 l\u2019enfant n\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 son don si celui-ci en fait la demande une fois majeur. Si le donneur refuse cette possibilit\u00e9, le don ne peut pas \u00eatre r\u00e9alis\u00e9. <\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Depuis le 31 mars 2025, seuls les spermatozo\u00efdes et les ovocytes provenant de donneurs ayant accept\u00e9 ces nouvelles r\u00e8gles peuvent \u00eatre utilis\u00e9s pour de nouvelles tentatives de PMA. Cette date marque donc l\u2019application compl\u00e8te de la r\u00e9forme pr\u00e9vue par la loi de bio\u00e9thique de 2021. Selon l\u2019Agence de la biom\u00e9decine, les personnes n\u00e9es d\u2019un don r\u00e9alis\u00e9 dans ce nouveau cadre ont ainsi la garantie de pouvoir demander l\u2019acc\u00e8s \u00e0 leurs origines lorsqu\u2019elles deviennent majeures.<\/p>\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>\u00c0 SAVOIR<\/strong><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un m\u00eame donneur ne peut pas \u00eatre \u00e0 l\u2019origine d\u2019un nombre illimit\u00e9 d\u2019enfants. En France, la loi pr\u00e9voit que les gam\u00e8tes d\u2019un m\u00eame donneur ne peuvent conduire \u00e0 la naissance de plus de dix enfants. Cette limite permet notamment de r\u00e9duire le risque que des personnes issues du m\u00eame donneur se rencontrent un jour sans conna\u00eetre leur lien biologique. Cette r\u00e8gle est inscrite dans le Code de la sant\u00e9 publique.<\/p>\n<\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Ils sont un peu plus de 2 000 \u00e0 avoir franchi le pas en 2025. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, 1&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1176289,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[4],"tags":[11,122054,1011,27,196,12,25],"class_list":["post-1176288","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-france","tag-actualites","tag-don-gamu00e8tes","tag-fr","tag-france","tag-grossesse","tag-news","tag-republique-francaise"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/117239596032790442","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1176288","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1176288"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1176288\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1176289"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1176288"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1176288"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1176288"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}