{"id":124405,"date":"2025-05-24T11:39:09","date_gmt":"2025-05-24T11:39:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/124405\/"},"modified":"2025-05-24T11:39:09","modified_gmt":"2025-05-24T11:39:09","slug":"a-la-seyne-150-cliches-pour-un-tour-du-monde-avec-le-grand-photographe-marc-riboud","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/124405\/","title":{"rendered":"\u00c0 La Seyne, 150 clich\u00e9s pour un tour du monde avec le grand photographe Marc Riboud"},"content":{"rendered":"<p>Un voyage dans le temps et \u00e0 travers le monde. La Villa Tamaris, \u00e0 La Seyne, accueille sa nouvelle exposition. Jusqu\u2019au 21 septembre, 150 clich\u00e9s de Marc Riboud investissent les lieux sous le nom L\u2019\u0152il du voyageur. De l\u2019Europe \u00e0 l\u2019Asie, en passant par l\u2019Alaska et l\u2019Afrique, le photojournaliste n\u2019a cess\u00e9 de sillonner la plan\u00e8te. Avec subtilit\u00e9 et pudeur, il a document\u00e9 les mutations et les \u00e9v\u00e9nements aux quatre coins du globe, prenant soin de toujours placer les femmes et les hommes au c\u0153ur de ses compositions soigneusement \u00e9labor\u00e9es. Bien qu\u2019il soit d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 2016, son \u0153uvre continue d\u2019\u00e9clairer notre compr\u00e9hension du monde. Un temps \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s, Lor\u00e8ne Durret, commissaire de cette exposition, veille d\u00e9sormais sur son fonds \u00e0 travers l\u2019association Les Amis de Riboud.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Marc Riboud disait lui-m\u00eame qu\u2019il \u00e9tait plut\u00f4t un promeneur qu\u2019un voyageur. Il aimait prendre son temps\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise-t-elle. L\u2019exposition s\u2019ouvre sur la premi\u00e8re escapade du reporter \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, en Yougoslavie. Une s\u00e9rie inaugurale qui donne le ton de toute sa d\u00e9marche. Pour mieux comprendre le travail de Marc Riboud et son influence, nous avons parcouru l\u2019exposition en compagnie de Lor\u00e8ne Durret et s\u00e9lectionn\u00e9 trois \u0153uvres embl\u00e9matiques \u00e0 vous d\u00e9crypter.<\/p>\n<p>1. L\u2019iconique \u00ab\u00a0Le Peintre de la Tour Eiffel\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>C\u2019est une photo que vous avez certainement d\u00e9j\u00e0 vue, peut-\u00eatre sans savoir qu\u2019elle est sign\u00e9e Marc Riboud: Le Peintre de la Tour Eiffel. Elle accueille les visiteurs en format tapisserie \u00e0 l\u2019entr\u00e9e de l\u2019exposition. Une image iconique \u00e0 plus d\u2019un titre. \u00ab\u00a0Quand il d\u00e9cide de quitter Lyon pour devenir photographe, il s\u2019installe \u00e0 Paris. Il commence \u00e0 capturer la ville, ses rues, ses monuments\u00a0\u00bb, raconte Lor\u00e8ne Durret. Dans son p\u00e9riple, Riboud grimpe sur la Tour Eiffel en cours de r\u00e9novation. Il tombe alors sur un ouvrier, suspendu \u00e0 la structure d\u2019acier, pinceau \u00e0 la main, semblable \u00e0 un danseur. Cet instantan\u00e9, captur\u00e9 sur le vif sera la premi\u00e8re photo vendue et publi\u00e9e de Riboud. Rep\u00e9r\u00e9 par Henri Cartier-Bresson, il rejoint l\u2019agence Magnum. \u00ab\u00a0Et tout de suite, son r\u00e9flexe est de partir voyager, voir ce qu\u2019il se passe ailleurs\u00a0\u00bb, insiste la commissaire.<\/p>\n<p>2. L\u2019incontournable \u00ab\u00a0La Jeune Fille \u00e0 la fleur\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Autre image embl\u00e9matique du catalogue de Riboud: La Jeune Fille \u00e0 la fleur. Prise en 1967 \u00e0 Washington, en pleine guerre du Vietnam, cette photographie est \u00e9galement visible \u00e0 la Villa Tamaris. On y voit une jeune femme faisant face \u00e0 des soldats arm\u00e9s de leurs ba\u00efonnettes lors d\u2019une manifestation contre la guerre. Elle tend alors une fleur devant son visage. \u00ab\u00a0Marc Riboud l\u2019a rencontr\u00e9e bien des ann\u00e9es plus tard, apr\u00e8s qu\u2019elle a eu connaissance de la photo. Elle avait seulement 17 ans \u00e0 l\u2019\u00e9poque; elle s\u2019appelle Jan Rose Kasmir. C\u2019est une photo de paix, une image que les gens rejouent encore aujourd\u2019hui, qui est vraiment entr\u00e9e dans l\u2019imaginaire collectif. Riboud s\u2019en r\u00e9jouissait d\u2019ailleurs: que cette photographie circule et que chacun puisse se l\u2019approprier\u00a0\u00bb, analyse Lor\u00e8ne Durret.<\/p>\n<p>Pour l\u2019anecdote, au moment d\u2019appuyer sur le d\u00e9clencheur, le photographe est presque au bout de sa pellicule. Il prend plusieurs clich\u00e9s, et c\u2019est le dernier qui sera retenu et publi\u00e9 par les journaux du monde entier. Dans l\u2019installation, cette \u0153uvre fait \u00e9cho \u00e0 une autre, prise cette fois au Vietnam, o\u00f9 l\u2019on voit les ravages de la guerre en arri\u00e8re-plan d\u2019une sc\u00e8ne de vie quotidienne, dans une composition encore une fois inspir\u00e9e.<\/p>\n<p>3. \u00ab\u00a0Fen\u00eatres d\u2019antiquaire\u00a0\u00bb, la Chine comme jamais<\/p>\n<p>Marc Riboud fait partie des rares photographes \u00e0 avoir pu entrer en Chine communiste pour exercer son m\u00e9tier. Il s\u2019y rend une premi\u00e8re fois en 1957, puis en 1965 et en 1971, en pleine R\u00e9volution culturelle. Le travail dans les usines, dans les campagnes, mais aussi des sc\u00e8nes de vie quotidienne: il capture tout. Parmi les clich\u00e9s les plus saisissants, les Fen\u00eatres d\u2019antiquaire, prise \u00e0 P\u00e9kin, attire l\u2019\u0153il par sa composition: la photo est prise \u00e0 travers une porte qui d\u00e9coupe la rue en plusieurs sc\u00e8nes.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il se fiait vraiment \u00e0 son sens de l\u2019observation. M\u00eame dans les ann\u00e9es 1960, alors que certains intellectuels fran\u00e7ais affichaient des positions tr\u00e8s pro-Mao, Marc a toujours gard\u00e9 une certaine distance\u00a0\u00bb, explique la commissaire. L\u00e0 encore, il place les femmes et les hommes au centre de son objectif. Une constante dans toute son \u0153uvre.<\/p>\n<p> \u00e0 la Villa Tamaris, jusqu\u2019au 21 septembre. Du mercredi au dimanche de 8h30\u00e0 12h et de 14h \u00e0 17h30. Entr\u00e9e gratuite.<\/p>\n<p>              <img ci-src=\"https:\/\/www.varmatin.com\/expos\/protec\/DATA_ART_15576716-DgVx2BZh.jpg?vh=603933&amp;ci_seal=0781197be5\" alt=\"\"\/><br \/>\n        Caroline Abitbol. Photo Camille dodet. <\/p>\n<p>            Caroline Abitbol, dans les pas de Marc Riboud<\/p>\n<p>Au milieu des clich\u00e9s de Riboud, une salle de la Villa Tamaris accueille le travail de Caroline Abitbol, qui a collabor\u00e9 un temps avec le photoreporter. Ici, elle pr\u00e9sente le fruit de ses voyages en Inde, un pays \u00e9galement arpent\u00e9 par Riboud. S\u2019il existe une certaine filiation entre les deux photographes, Caroline Abitbol propose \u00ab un regard compl\u00e9mentaire. L\u00e0 o\u00f9 Marc \u00e9tait dans la narration et la documentation, elle est plus dans l\u2019intimit\u00e9 \u00bb, souligne Lor\u00e8ne Durret, commissaire de l\u2019exposition.<br \/>&#13;<br \/>\nPour cette s\u00e9rie, la photographe est donc partie sur un coup de t\u00eate. \u00ab J\u2019\u00e9tais \u00e0 Paris, j\u2019ai rencontr\u00e9 des musiciens indiens. \u00c7a m\u2019a transport\u00e9e. Le lendemain, je d\u00e9cidais de partir en Inde. J\u2019ai commenc\u00e9 par le Bengale. \u00bb Elle livre ainsi des portraits de musiciens, s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la spiritualit\u00e9, et parvient m\u00eame \u00e0 approcher M\u00e8re Teresa, dont elle pr\u00e9sente un portrait.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Un voyage dans le temps et \u00e0 travers le monde. 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