{"id":126681,"date":"2025-05-25T10:03:09","date_gmt":"2025-05-25T10:03:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/126681\/"},"modified":"2025-05-25T10:03:09","modified_gmt":"2025-05-25T10:03:09","slug":"le-jour-ou-nice-a-vu-bouger-les-images-retour-sur-larrivee-du-cinema-dans-la-ville","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/126681\/","title":{"rendered":"Le jour o\u00f9 Nice a vu bouger les images: retour sur l\u2019arriv\u00e9e du cin\u00e9ma dans la ville"},"content":{"rendered":"<p>              <img ci-src=\"https:\/\/www.nicematin.com\/histoire\/protec\/DATA_ART_15581475-f7LLgEfw.jpg?vh=5210c1&amp;ci_seal=d6e4ecd4b6\" alt=\"\"\/><br \/>\n        Fleuron de l\u2019Art-D\u00e9co, L\u2019Escurial et sa salle d\u00e9cor\u00e9e de fresques \u00e0 l\u2019inspiration gr\u00e9co-romaine offrait 1 400 fauteuils. Ferm\u00e9e \u00e0 la fin des 1970, elle fut la plus belle salle de la C\u00f4te d\u2019Azur.&#13;<br \/>\n <strong>Photo Ville de Nice.<\/strong> <\/p>\n<p>Ce 28 f\u00e9vrier 1896, les photos anim\u00e9es qui apparaissent sur l\u2019\u00e9cran de l\u2019Eldorado, situ\u00e9 sur l\u2019ancienne rue Garnier, ont \u00e9t\u00e9 capt\u00e9es lors du Carnaval de Nice. Devant les yeux \u00e9bahis du public se d\u00e9voilent chars et personnages en mouvement. Le public qui vient de d\u00e9couvrir le cin\u00e9matographe est conquis et le cin\u00e9ma s\u2019affirme imm\u00e9diatement comme le grand divertissement populaire.<\/p>\n<p>D\u00e8s lors, la Ville va se doter d\u2019un r\u00e9seau important de salles de projection. Peu \u00e0 peu, th\u00e9\u00e2tres et music-halls se reconvertissent, tandis que des salles neuves s\u2019\u00e9quipent pour la cin\u00e9matographie. Le 11 novembre 1896, au 2 place Charles-Albert (actuelle place Mass\u00e9na) un premier local projette les images des films Lumi\u00e8re. Devant l\u2019affluence, une seconde salle, Le Movitographe, s\u2019ouvre au 62 rue Gioffredo. Dot\u00e9 d\u2019un nouveau syst\u00e8me, il projette les premi\u00e8res images en couleurs.<\/p>\n<p>Un film \u00e9rotique diffus\u00e9 au Casino de la Jet\u00e9e<\/p>\n<p>Au printemps 1897, le Casino municipal de la Jet\u00e9e projette pour la haute soci\u00e9t\u00e9 ni\u00e7oise et \u00e0 ses h\u00f4tes d\u2019hiver Le Coucher de la Parisienne, premier film \u00e9rotique en France. L\u2019enthousiasme est total! En 1898, place Garibaldi, le public se presse au th\u00e9\u00e2tre Polit\u00e9ama pour assister aux projections. Il faudra attendre 1911 pour que ses planches c\u00e8dent totalement la place aux \u00e9crans noirs et qu\u2019il devienne une grande enceinte de 800 places avec balcon. Puis, s\u2019ouvrent de nombreux lieux, notamment sur l\u2019avenue de la Victoire (actuelle avenue Jean-M\u00e9decin) o\u00f9 se succ\u00e8dent le Cluny, le Balzac, ou encore l\u2019Actual-Palace qui, ouvert en 1919 est tour \u00e0 tour devenu Palace-Cin\u00e9ma, Parisiana, Cin\u00e9ma de Paris, Paris-Palace et actuellement Path\u00e9-Paris.<\/p>\n<p>45 salles en 1965<\/p>\n<p>\u00c0 la fin de la seconde guerre mondiale, la ville compte une quarantaine de salles. Le maximum est atteint en 1965 avec 45 salles. Les plus belles et les plus vastes sont dot\u00e9es de balcons et d\u2019un toit ouvrant sur le ciel pour soir\u00e9es estivales. \u00c0 cette \u00e9poque, il n\u2019est pas encore question d\u2019avoir plusieurs salles dans un m\u00eame lieu.<\/p>\n<p>Le premier multiplexe voit le jour en 1972 avec le rachat du Polit\u00e9ama par Andr\u00e9 Bemon, patron visionnaire. Il commence par scinder la grande salle en deux avec 200 places au balcon et 600 places en corbeille. En f\u00e9vrier 1978, Polit\u00e9ama devient le Mercury et passe \u00e0 sept salles. Il est alors le premier multiplexe des Alpes-Maritimes. Fort de son succ\u00e8s, Bemon rach\u00e8te, en 1980, un local situ\u00e9 dans l\u2019angle de la place Garibaldi (actuel emplacement du Mercury), pour ouvrir trois salles suppl\u00e9mentaires dont une d\u00e9di\u00e9e aux enfants, les mercredis apr\u00e8s-midi. Avec dix salles, le Mercury devient le lieu privil\u00e9gi\u00e9 du 7e art dans tout le d\u00e9partement. Mais des concurrents ne tardent pas \u00e0 s\u2019installer.<\/p>\n<p>Le Rialto d\u2019abord, rue de Rivoli avec 5 salles, les Path\u00e9-Mass\u00e9na et Paris sur l\u2019avenue Jean-M\u00e9decin, puis le Vari\u00e9t\u00e9s, boulevard Victor-Hugo. N\u00e9anmoins en 1991, une baisse de fr\u00e9quentation touche les cin\u00e9mas. Devant la d\u00e9fection du public, en 2000 Andr\u00e9 Bemon se d\u00e9cide \u00e0 vendre plusieurs salles du Mercury \u00e0 la Ville de Nice qui va y installer la Maison des associations. Aujourd\u2019hui, la ville compte une quarantaine d\u2019\u00e9crans, r\u00e9partis en cinq complexes multisalles.Nice, le Hollywood europ\u00e9en<\/p>\n<p>Cette nouvelle industrie ne pouvait se d\u00e9velopper sans studios de cr\u00e9ation. Nice se trouva rapidement partie prenante dans l\u2019essor de ce nouveau cr\u00e9neau. Les plus grands r\u00e9alisateurs du muet et du parlant vont d\u00e8s lors choisir Nice comme d\u00e9cor. Les premi\u00e8res cr\u00e9ations datent de 1897 lorsque les Fr\u00e8res Lumi\u00e8re filment le carnaval de Nice. En 1908, Path\u00e9 fut la premi\u00e8re maison de production \u00e0 installer des studios Route de Turin. Ils fermeront en 1930. En 1913, Gaumont s\u2019installe \u00e0 Carras. Ils y tourneront une dizaine de films, mais ne survivent pas \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e du parlant. En 1919, Louis Nalpas acquiert la villa Liserb \u00e0 Cimiez pour produire La Sultane de l\u2019amour. Le succ\u00e8s remport\u00e9 par le film l\u2019incite \u00e0 faire de Nice le Hollywood europ\u00e9en. Il ach\u00e8te alors la propri\u00e9t\u00e9 de la Victorine pour y installer ses studios. En 1921, les studios Iris s\u2019installent \u00e0 Saint-Laurent-du-Var et vont prendre de l\u2019essor d\u00e8s 1929 avec le parlant. Ils seront d\u00e9truits sous les bombardements en 1944.<\/p>\n<p>Des ann\u00e9es 1920 \u00e0 aujourd\u2019hui, plus de 400 films ont \u00e9t\u00e9 tourn\u00e9s ici par les plus grands studios tels Gaumont, Path\u00e9, UGC, Artistes Associ\u00e9s\u2026 et autres ind\u00e9pendants. C\u2019est ainsi que depuis plus d\u2019un si\u00e8cle, la C\u00f4te d\u2019Azur, terre de vill\u00e9giature de l\u2019aristocratie britannique et russe, est \u00e9galement devenue terre d\u2019accueil des professionnels du 7e art.<\/p>\n<p>              <img ci-src=\"https:\/\/www.nicematin.com\/histoire\/protec\/DATA_ART_15581473-vJgypCF5.jpg?vh=a183f2&amp;ci_seal=c232404d9c\" alt=\"\"\/><br \/>\n        Le casino de la Jet\u00e9e Promenade a fait d\u00e9couvrir le cin\u00e9matographe \u00e0 la haute soci\u00e9t\u00e9 ni\u00e7oise en projetant le premier film \u00e9rotique de l\u2019histoire du cin\u00e9ma.  <strong>photo carte postale ancienne.<\/strong> <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Fleuron de l\u2019Art-D\u00e9co, L\u2019Escurial et sa salle d\u00e9cor\u00e9e de fresques \u00e0 l\u2019inspiration gr\u00e9co-romaine offrait 1 400 fauteuils. 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