{"id":13209,"date":"2025-04-09T17:48:27","date_gmt":"2025-04-09T17:48:27","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/13209\/"},"modified":"2025-04-09T17:48:27","modified_gmt":"2025-04-09T17:48:27","slug":"deja-quatre-restaurants-et-50-salaries-a-rennes-rien-narrete-ces-trois-potes-denfance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/13209\/","title":{"rendered":"D\u00e9j\u00e0 quatre restaurants et 50 salari\u00e9s\u00a0: \u00e0 Rennes, rien n\u2019arr\u00eate ces trois potes d\u2019enfance"},"content":{"rendered":"<p>Pour caler un rendez-vous avec Thimoth\u00e9 Porcher, Corentin Nassy et Rapha\u00ebl Cabanis, les trois associ\u00e9s de Satio, il faut s\u2019y prendre longtemps \u00e0 l\u2019avance. Ou miser sur la chance. Car entre 2021 et 2024, soit \u00e0 peine quatre ans, le trio a multipli\u00e9 les ouvertures, de Satio, rue Vasselot, en 2021, \u00e0 <a href=\"https:\/\/www.letelegramme.fr\/ille-et-vilaine\/rennes-35000\/on-a-repris-les-codes-du-bouillon-parisien-a-rennes-ils-ouvrent-un-immense-restaurant-a-petits-prix-6741881.php\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Bouillon, dans la ZI du sud-est<\/a>, fin 2024. Entre les deux, ils ont eu le temps de fonder Satio Aperitivo, restaurant \u00e0 tapas rue Saint-Malo, et Ostia, une pizzeria \u00e0 Bruz. Une vraie success-story \u00e0 la rennaise port\u00e9e par trois potes de moins 30 ans. \u00ab On est copains depuis toujours \u00bb, pose Thimoth\u00e9. Depuis le coll\u00e8ge Saint-Gabriel \u00e0 Pac\u00e9, au nord-est de Rennes, pour \u00eatre exact, avant de se suivre au lyc\u00e9e Saint-Martin, \u00e0 Rennes.<\/p>\n<p>Leur parcours n\u2019\u00e9tait cependant pas trac\u00e9 pour entreprendre ensemble. Et encore moins dans la restauration, entre des \u00e9tudes de gestion et de finance pour l\u2019un, d\u2019ing\u00e9nierie civile pour l\u2019autre et d\u2019ing\u00e9nierie agroalimentaire pour le dernier. Jusqu\u2019\u00e0 ces vacances en 2019, les derni\u00e8res avant de se lancer sur le march\u00e9 du travail. \u00ab On avait tous les trois l\u2019envie d\u2019entreprendre. Moi, je voulais relancer la fili\u00e8re de la soie en France et \u00e7a n\u2019a pas march\u00e9. Rapha\u00ebl avait l\u2019habitude de faire la cuisine lors de nos soir\u00e9es entre potes. Il voulait faire un restaurant de quiches, se souvient Thimoth\u00e9. Finalement, c\u2019est Coco, le gestionnaire de la bande, qui s\u2019est rendu compte que c\u2019\u00e9tait jouable de monter un restaurant avec peu d\u2019apport \u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab Ce qu\u2019on avait fait \u00e9tait catastrophique \u00bb<\/p>\n<p>\u00c0 23 ans, ils d\u00e9cident donc de se lancer. \u00ab On pensait faire des minestrones. Une id\u00e9e tr\u00e8s mignonne, mais les gens nous ont fait comprendre que l\u2019id\u00e9e \u00e9tait pourrie. Et le banquier nous a dit qu\u2019il ne nous financerait pas si on n\u2019allait pas travailler en restauration avant. \u00bb Le trio se fait donc la main, en salle ou en cuisine, dans les restaurants de Rennes, chez Avec, Coquille ou au Jardin d\u2019Avalon.<\/p>\n<p>Avec la pand\u00e9mie de covid-19, Thimoth\u00e9e, Rapha\u00ebl et Corentin voient l\u2019opportunit\u00e9 de se lancer dans la livraison de repas. \u00ab On a fait un crowdfunding pour lever des fonds et se faire conna\u00eetre, \u00e7a nous a permis d\u2019acheter la nourriture, mais on n\u2019\u00e9tait pas rentable car nos prix \u00e9taient trop bas. \u00c7a nous a quand m\u00eame permis de voir ce qu\u2019on avait mal fait, on a analys\u00e9 \u00e7a et Coco nous a dit que ce qu\u2019on avait fait \u00e9tait catastrophique. \u00bb<\/p>\n<p>Le vrai d\u00e9part, c\u2019est 2021, avec Satio, rue Vasselot. \u00ab Le midi, \u00e7a fonctionnait, mais on faisait z\u00e9ro couvert le soir et on ne se payait pas. Le concept \u00e9tait plus fast-food qu\u2019aujourd\u2019hui, avec un nutri-score et un \u00e9co-score. On s\u2019est rendu compte que c\u2019\u00e9tait bien d\u2019avoir des bonnes valeurs, mais qu\u2019on \u00e9tait un peu p\u00e9nibles d\u2019en parler aux clients qui veulent juste manger. C\u2019\u00e9tait trop scolaire. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab On en a eu des nuits blanches \u00bb<\/p>\n<p>Scolaire, oui, mais \u00e0 les entendre, c\u2019est \u00e7a qui les a sauv\u00e9s. \u00ab On a toujours appris de nos erreurs, et toujours fait attention \u00e0 nos marges, pointe Thimoth\u00e9. Rue Vasselot, on s\u2019est rapproch\u00e9 d\u2019un restaurant traditionnel, ce qui colle bien \u00e0 l\u2019esprit de cette rue, et c\u2019est \u00e0 ce moment que \u00e7a a march\u00e9. \u00bb<\/p>\n<p>Probl\u00e8me, difficile de se payer avec un seul \u00e9tablissement pour trois associ\u00e9s. \u00ab Tout est all\u00e9 tr\u00e8s vite \u00e0 partir de l\u00e0 car on n\u2019avait pas le choix. \u00bb Na\u00eet alors Satio Aperitivo, qui fonctionne le soir\u2026 mais pas le midi. \u00ab On a \u00e9t\u00e9 tellement traumatis\u00e9 par le premier resto qu\u2019on a voulu lancer un concept qui cartonnait le soir. Mais des tapas le midi, les gens n\u2019ont pas le temps. \u00bb De 25 euros les tapas \u00e0 volont\u00e9, ils descendent les prix \u00e0 15 euros le midi.<\/p>\n<blockquote><p>Je me suis form\u00e9 comme pizza\u00efolo dans une autre pizzeria en plus de la gestion des autres restaurants. J\u2019ai bidonn\u00e9 avec mon patron, je lui ai dit que j\u2019avais de l\u2019exp\u00e9rience alors que je n\u2019en avais pas. Je lui ai dit \u00e0 la fin.<\/p><\/blockquote>\n<p>\u00ab On a commenc\u00e9 \u00e0 se payer, mais pas tr\u00e8s cher, 1 000 \u20ac par mois \u00bb. La solution ? Un troisi\u00e8me restaurant ! \u00ab Avec trois g\u00e9rants, on s\u2019est dit qu\u2019il nous fallait trois restos \u00bb. Arrive alors Ostia, une pizzeria italienne \u00e0 Bruz. L\u00e0 encore, le trio la joue bon \u00e9l\u00e8ve. \u00ab Je me suis form\u00e9 comme pizza\u00efolo dans une autre pizzeria en plus de la gestion des autres restaurants. J\u2019ai bidonn\u00e9 avec mon patron, je lui ai dit que j\u2019avais de l\u2019exp\u00e9rience alors que je n\u2019en avais pas. Je lui ai dit \u00e0 la fin \u00bb, en sourit encore Thimoth\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab \u00c0 la fois trop petit et trop gros \u00bb<\/p>\n<p>Et puis vient Bouillon. Qui marque un changement de braquet, avec ses 300 couverts, salle et terrasse comprise. \u00ab Avec Rapha\u00ebl, on a eu des nuits blanches car tout \u00e7a a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s stressant. Corentin, lui, est plus optimiste. \u00bb D\u00e9sormais, les trois copains d\u2019enfance vivent le quotidien de chefs d\u2019entreprise qui doivent g\u00e9rer 50 salari\u00e9s. Corentin, le gestionnaire de la bande, doit ainsi, notamment, s\u2019occuper des 50 fiches de paie.<\/p>\n<p>\u00ab Aujourd\u2019hui, on doit g\u00e9rer de l\u2019humain, que le personnel soit bien, r\u00e9gler les probl\u00e8mes, et boucher les trous, estime Rapha\u00ebl. Et comme on est 50, il y a toujours des trous \u00bb. \u00ab Tous les jours, on a des probl\u00e8mes \u00e0 g\u00e9rer, ajoute Thimoth\u00e9. Changer un siphon en cuisine, faire r\u00e9parer le chauffage qui explose \u00e0 Bouillon d\u00e8s l\u2019ouverture, revenir \u00e0 Satio Aperitivo le 25 d\u00e9cembre car il est inond\u00e9 par les crues\u2026 \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab On est dans un moment o\u00f9 on est \u00e0 la fois trop petit et trop gros, r\u00e9sume Rapha\u00ebl Cabanis. On a des probl\u00e8mes de gros restos, mais pas les ressources pour les g\u00e9rer enti\u00e8rement. Le but, c\u2019est qu\u2019on se structure, par exemple prendre quelqu\u2019un pour faire la compta. \u00c7a nous permettrait de prendre un peu de hauteur et d\u2019\u00eatre moins dans l\u2019urgence. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab On ne se voit jamais en dehors de nos restos car on ne fait que \u00e7a \u00bb<\/p>\n<p>Car aujourd\u2019hui, Thimoth\u00e9, Corentin et Rapha\u00ebl ne se voient, dans les faits, quasiment plus. \u00ab Aujourd\u2019hui, on ne se voit jamais en dehors de nos restos car on ne fait que \u00e7a \u00bb, pointe Rapha\u00ebl. Surtout, le trio l\u2019affirme, ils ne font jamais de r\u00e9union. \u00ab On se fait confiance. Si on met notre nez dans les missions des autres, on perd du temps. \u00bb<\/p>\n<p>Et du temps, ils n\u2019en ont pas tellement \u00e0 perdre. Car apr\u00e8s Satio, Satio Aperitivo, Ostia et Bouillon, ils n\u2019en ont visiblement pas fini avec leur boulimie d\u2019expansion. \u00ab Tant que l\u2019entente est bonne, qu\u2019on est motiv\u00e9 et qu\u2019on peut se le permettre financi\u00e8rement, notre faim de proposer de nouveaux restos et de concepts est l\u00e0, pose Corentin Nassy. On a des id\u00e9es qui germent, plusieurs concepts en t\u00eate \u00bb.<\/p>\n<p>Reste un leitmotiv, \u00ab proposer aux clients de venir au restaurant pour un prix abordable. Chez nous, aucun plat ne d\u00e9passe 18 \u20ac, en gardant du fait maison et en mangeant bien. On n\u2019a pas la pr\u00e9tention de vouloir faire du gastronomique \u00bb. \u00ab Chez nous, c\u2019est d\u00e9tente, jeune \u00bb, ajoute Thimoth\u00e9 Porcher. Mais toujours \u00e0 100 \u00e0 l\u2019heure.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Pour caler un rendez-vous avec Thimoth\u00e9 Porcher, Corentin Nassy et Rapha\u00ebl Cabanis, les trois associ\u00e9s de Satio, il&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":13210,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2821],"tags":[1111,11,829,2033,1777,674,1011,27,848,12,584,25],"class_list":{"0":"post-13209","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-rennes","8":"tag-actu","9":"tag-actualites","10":"tag-bretagne","11":"tag-commerces-a-rennes","12":"tag-eu","13":"tag-europe","14":"tag-fr","15":"tag-france","16":"tag-ille-et-vilaine","17":"tag-news","18":"tag-rennes","19":"tag-republique-francaise"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114309267681373055","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13209","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13209"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13209\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/13210"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13209"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13209"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13209"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}