{"id":137292,"date":"2025-05-29T17:14:22","date_gmt":"2025-05-29T17:14:22","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/137292\/"},"modified":"2025-05-29T17:14:22","modified_gmt":"2025-05-29T17:14:22","slug":"kevi-donat-les-touristes-etrangers-sont-surpris-par-le-paris-noir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/137292\/","title":{"rendered":"K\u00e9vi Donat\u00a0: \u00ab\u00a0Les touristes \u00e9trangers sont surpris par le Paris noir\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p>Fond\u00e9 en 2013 par le guide K\u00e9vi Donat, <a href=\"https:\/\/www.leparisnoir.com\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Le Paris Noir<\/a> propose des visites sur l\u2019histoire des femmes et des hommes noirs dans la capitale. Alors que l\u2019exposition \u00ab\u00a0Paris noir\u00a0\u00bb au Centre Pompidou s\u2019ach\u00e8ve fin juin, de nombreux th\u00e8mes restent encore \u00e0 explorer. Rencontre avec K\u00e9vi Donat, \u00e0 la veille de la sortie de son livre \u00c0 la d\u00e9couverte du Paris noir, aux \u00e9ditions Faces Cach\u00e9es.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\tComment Le Paris Noir a-t-il vu le jour\u00a0?\u00a0<\/p>\n<p>Plusieurs choses m\u2019ont incit\u00e9 \u00e0 lancer Le Paris Noir. Je suis n\u00e9 en Martinique, j\u2019y ai grandi. Au d\u00e9but des ann\u00e9es\u00a02010, j\u2019habitais \u00e0 Paris, et je me demandais ce que je faisais ici. Devenu guide en 2011 (puis guide-conf\u00e9rencier en 2017), je me suis pris de passion pour l\u2019histoire de Paris. Mais j\u2019\u00e9tais frustr\u00e9 parce que j\u2019avais l\u2019impression, lors de mes visites, que je devais \u00e9viter certains sujets, alors que les touristes \u00e9trangers \u00e9taient intrigu\u00e9s par certaines questions, comme\u00a0: \u00ab\u00a0Pourquoi y a-t-il autant de Noirs \u00e0 Paris\u00a0?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>On vous pose souvent la question\u00a0?<\/p>\n<p>C\u2019est une question que les \u00e9trangers posent en toute na\u00efvet\u00e9, en mettant un peu les pieds dans le plat&#8230; Pour un Fran\u00e7ais, c\u2019est\u00a0plus charg\u00e9, on ne demande pas \u00e7a, quelle que soit l\u2019intention derri\u00e8re. Il y a un grand d\u00e9calage, sauf avec les Am\u00e9ricains, notamment blancs, qui sont plus prudents avant d\u2019aborder les sujets de race, car ils sont plus sensibilis\u00e9s aux micro-agressions que subissent les personnes noires. Quand j\u2019ai commenc\u00e9 en 2013 \u00e0 faire des balades sur la vie des hommes et femmes noires \u00e0 Paris, je me suis rendu compte que la plupart des guides qui abordaient cette histoire\u00a0\u00e9taient am\u00e9ricains, et que leurs visites portaient principalement sur la c\u00e9l\u00e9bration des grandes personnalit\u00e9s noires am\u00e9ricaines aux histoires incroyables. C\u2019est important, mais le pass\u00e9 colonial fran\u00e7ais et l\u2019immigration n\u2019\u00e9taient presque pas \u00e9voqu\u00e9s. J\u2019ai donc d\u00e9cid\u00e9 d\u2019inclure ces aspects. Le projet a d\u00e9but\u00e9 comme \u00e7a, et a grandi petit \u00e0 petit. Et puis le Covid, avec les restrictions dans l\u2019espace public, a boulevers\u00e9 les choses. En 2021 j\u2019ai lanc\u00e9 un podcast, <a href=\"https:\/\/www.leparisnoir.com\/podcasts\/dans-la-bibliothque-du-paris-noir\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Dans la biblioth\u00e8que du Paris Noir<\/a>\u00a0: ce sont des\u00a0conversations avec des experts sur des livres li\u00e9s \u00e0 l\u2019histoire de l\u2019esclavage, la colonisation, etc., en partenariat avec la Fondation pour la m\u00e9moire de l\u2019esclavage, avec laquelle nous travaillons \u00e0 de la vulgarisation.\u00a0<\/p>\n<p>Les sujets des visites sont-ils toujours li\u00e9s \u00e0 Paris\u00a0? Il y a beaucoup de choses \u00e0 raconter \u00e9galement sur l\u2019histoire noire \u00e0 Nantes, Bordeaux, Marseille&#8230;<\/p>\n<p>Il m\u2019arrive souvent de parler d\u2019\u00e9v\u00e9nements hors de Paris, comme\u00a0la r\u00e9volte de Saint-Domingue en 1791. Au sujet de Bordeaux et Nantes, qui sont des villes marqu\u00e9es par l\u2019esclavagisme, il y a d\u00e9j\u00e0 des associations, des guides sur place qui \u00e9voquent ces sujets (comme \u00e0 Bruxelles, aux \u00c9tats-Unis, <a href=\"https:\/\/www.lequotidiendelart.com\/articles\/25977-au-br%C3%A9sil-l-afrotourisme-pour-partager-l-histoire-oubli%C3%A9e.html\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">au Br\u00e9sil<\/a>&#8230;). \u00c0 Marseille, Mariam Benbakkar a lanc\u00e9 des visites, <a href=\"https:\/\/www.instagram.com\/marseille_coloniale\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Marseille Coloniale<\/a>. Je reste \u00e0 Paris, car c\u2019est le territoire que je ma\u00eetrise. Et puis la France est un pays tr\u00e8s centralis\u00e9, donc c\u2019est facile de tirer des liens vers le reste du pays.<\/p>\n<p>Et quelles en sont les limites chronologiques\u00a0?\u00a0<\/p>\n<p>Le plus ancien personnage que je pr\u00e9sente est Mademoiselle de\u00a0Nantes, Louise-Fran\u00e7oise de Bourbon, fille de Louis\u00a0XIV. Ma nouvelle visite commence derri\u00e8re l\u2019Assembl\u00e9e nationale, au Palais Bourbon, qui a \u00e9t\u00e9 construit pour elle dans les ann\u00e9es\u00a01720. \u00c0 ce moment-l\u00e0, dans les peintures de cour, on commence \u00e0 voir des Noirs appara\u00eetre\u00a0: dans un portrait\u00a0dat\u00e9 de 1690, elle est repr\u00e9sent\u00e9e avec sa s\u0153ur. Entre elles, il y a un jeune homme noir, dont on ne sait rien. Mais l\u2019image montre ce moment o\u00f9 l\u2019esclavage commence \u00e0 se d\u00e9velopper dans les colonies fran\u00e7aises, avec des planteurs qui ram\u00e8nent des personnes esclavagis\u00e9es en m\u00e9tropole, malgr\u00e9 l\u2019interdiction\u00a0: la loi dit alors que le sol de France est libre, donc en th\u00e9orie, un esclave qui y pose le pied est affranchi. Cela va changer au cours du XVIIIe\u00a0si\u00e8cle, mais de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, beaucoup ne respectent pas la loi, ou ont des passe-droits. Thomas Jefferson, par exemple, qui est ambassadeur des \u00c9tats-Unis \u00e0 Paris, vient avec des esclaves de sa propre plantation en Virginie. Cela permet d\u2019\u00e9voquer aussi le Code noir\u00a0de 1685 (ordonnance de Louis\u00a0XIV, r\u00e9dig\u00e9e par Colbert, qui r\u00e9git l\u2019esclavage, notamment en mati\u00e8re de droits, mais aussi de confiscations, ch\u00e2timents corporels et peine de mort, ndlr).<\/p>\n<p>On peut imaginer que ce type de sujet provoque des r\u00e9actions dans l\u2019auditoire.<\/p>\n<p>Ces sujets ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s politis\u00e9s ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Certains voient dans le Code noir\u00a0une forme d\u2019humanit\u00e9, d\u2019autres trouvent cela horrible. J\u2019ai eu une conversation \u00e0 ce sujet avec un guide de la Nouvelle-Orl\u00e9ans, en Louisiane, o\u00f9 il fut appliqu\u00e9\u00a0: selon lui, le code a prot\u00e9g\u00e9 les populations africaines-am\u00e9ricaines, car il interdisait de s\u00e9parer les familles, permettant de pr\u00e9server une culture africaine. C\u2019est le type de question qu\u2019on me pose\u00a0lors des visites, ce qui m\u2019oblige \u00e0 me documenter, \u00e0 en parler \u00e0 des chercheurs et des historiens qui exposent les diff\u00e9rents avis dans le podcast, ce qui vient nourrir mes visites en retour. Les choses s\u2019alimentent les unes les autres. Et je cite toujours mes sources, car on me demande souvent :\u00a0\u00ab\u00a0D\u2019o\u00f9 savez-vous cela\u00a0?\u00a0\u00bb\u00a0<\/p>\n<p>La p\u00e9riode couverte court jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui\u00a0?<\/p>\n<p>Je vais jusqu\u2019\u00e0 la fin du XXe\u00a0si\u00e8cle. Mais je parle souvent de l\u2019actualit\u00e9, notamment avec les \u00e9tudiants, car ce sont des visites en petits groupes, avec de vraies discussions lors desquelles ils et elles \u00e9voquent leur exp\u00e9rience. Je travaille beaucoup avec des universit\u00e9s am\u00e9ricaines, dont les \u00e9tudiants viennent passer quelques mois \u00e0 Paris. Ils arrivent, avec en t\u00eate les r\u00e9cits qu\u2019ont faits les intellectuels noirs am\u00e9ricains d\u2019une certaine libert\u00e9 \u00e0 Paris, en imaginant que la France est une terre de tol\u00e9rance, et constatent que \u00e7a n\u2019est pas le cas. Donc, on discute de l\u2019actualit\u00e9 politique fran\u00e7aise. C\u2019est aussi int\u00e9ressant\u00a0de parler avec des \u00e9trangers des mots qu\u2019on utilise\u00a0dans un pays comme la France, o\u00f9 on a beaucoup de r\u00e9ticences \u00e0 utiliser le mot de \u00ab\u00a0race\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Quels sont les publics de ces visites\u00a0?\u00a0<\/p>\n<p>C\u2019est tr\u00e8s vari\u00e9. Pour les visites priv\u00e9es, celle de la Rive gauche est la plus pl\u00e9biscit\u00e9e, pour Saint-Germain-des-Pr\u00e9s, les \u00e9crivains, les personnalit\u00e9s politiques, le jazz (que j\u2019aborde plut\u00f4t du c\u00f4t\u00e9 de Pigalle)&#8230; Et, au jardin du Luxembourg, le m\u00e9morial de l\u2019abolition de l\u2019esclavage, qui permet d\u2019aborder la politique m\u00e9morielle dans la capitale. Les Britanniques, les Am\u00e9ricains ou les Hollandais peuvent faire des parall\u00e8les avec ce qui existe chez eux. La visite Rive droite \u00e9voque beaucoup plus un Paris populaire\u00a0: on passe par Ch\u00e2teau d\u2019Eau, la rue Fontaine avec la plaque en hommage \u00e0 Jos\u00e9phine Baker, le Moulin Rouge, Pigalle et l\u2019arriv\u00e9e des musiciens et des danseurs africains-am\u00e9ricains pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale, Montmartre\u00a0pour parler des peintres du d\u00e9but du XXe\u00a0si\u00e8cle, puis Ch\u00e2teau Rouge. Des quartiers aujourd\u2019hui tr\u00e8s diff\u00e9renci\u00e9s. Le 18e\u00a0arrondissement est int\u00e9ressant de ce point de vue l\u00e0, pour voir comment Noirs et Blancs coexistent. L\u2019\u00e9v\u00e9nement le plus r\u00e9cent que j\u2019aborde, c\u2019est l\u2019expulsion des familles de sans-papiers de l\u2019\u00e9glise Saint-Bernard de la Chapelle, \u00e0 la Goutte-d\u2019Or, en 1996. \u00c7a permet de parler de la question de l\u2019immigration dans le quartier, et d\u2019une forme de criminalisation de l\u2019immigration, qui nous para\u00eet naturelle aujourd\u2019hui, mais est relativement r\u00e9cente. Et aussi, du fait que le quartier a toujours \u00e9t\u00e9 stigmatis\u00e9\u00a0: je fais un lien, par exemple, avec le roman L\u2019Assommoir de Zola, dans lequel l\u2019\u00e9crivain \u00e9voque un coupe-gorge, alors\u00a0qu\u2019en 1870, il n\u2019y avait pas de Noirs ni d\u2019Arabes\u2026 Mais c\u2019est toujours le dernier arriv\u00e9 qu\u2019on bl\u00e2me. Et on finit \u00e0 Ch\u00e2teau Rouge, pour parler des sapeurs des ann\u00e9es\u00a01980-1990, avec la boutique du Bachelor, le grand sapeur congolais de Paris. Beaucoup d\u2019afrodescendants me disent qu\u2019aller \u00e0 Ch\u00e2teau Rouge leur rappelle des souvenirs d\u2019enfance, quand ils ou elles allaient, avec une m\u00e8re ou une tante, acheter des produits alimentaires qu\u2019ils ne trouvaient pas ailleurs, se faire coiffer&#8230; Les touristes \u00e9trangers sont surpris par ce quartier noir, car l\u2019image de Paris, c\u2019est majoritairement une image de luxe et de glamour \u00e0 la Emily in Paris. Mais il y a maintenant une certaine hype Ch\u00e2teau Rouge, dans la mode principalement, mais aussi des petits restaurants, des caf\u00e9s, librairies.\u00a0<\/p>\n<p>Ces quartiers changent tr\u00e8s vite. \u00c0 quel rythme faites-vous \u00e9voluer vos contenus\u00a0?<\/p>\n<p>Souvent, d&rsquo;abord parce que\u00a0sinon\u00a0je m\u2019ennuierais. Et puis j\u2019ai r\u00e9duit la longueur des parcours pour laisser plus de place \u00e0 l\u2019information et \u00e0 la discussion. Dans la derni\u00e8re visite, qui s\u2019intitule \u00ab\u00a0La Seine Noire\u00a0\u00bb, j\u2019insiste vraiment pour avoir l\u2019avis des visiteurs,\u00a0par exemple sur la question tr\u00e8s actuelle des statues dans l\u2019espace public, en passant par exemple devant la statue de Thomas Jefferson, face \u00e0 la passerelle Leopold Sedar Senghor. Chacun arrive avec un bagage diff\u00e9rent. Parfois, il y a des r\u00e9actions passionn\u00e9es entre visiteurs. L\u2019id\u00e9e est de nourrir le d\u00e9bat.\u00a0<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/48308.jpg\" alt=\"K\u00e9vi Donat, \u00c0 la d\u00e9couverte du Paris noir, 2025.\"\/><br \/>\n\t\t\t\t\t\tK\u00e9vi Donat, \u00c0 la d\u00e9couverte du Paris noir, 2025.<br \/>Faces Cach\u00e9es \u00e9ditions.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/48309.jpg\" alt=\"Le cin\u00e9ma Luxor \u00e0 Barb\u00e8s \u00e0 Paris.\"\/><br \/>\n\t\t\t\t\t\tLe cin\u00e9ma Luxor \u00e0 Barb\u00e8s \u00e0 Paris.<br \/>GARDEL Bertrand \/ hemis.fr.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/48310.jpg\" alt=\"Le quartier de Barb\u00e8s \u00e0 Paris.\"\/><br \/>\n\t\t\t\t\t\tLe quartier de Barb\u00e8s \u00e0 Paris.<br \/>NICOLAS MESSYASZ\/SIPA.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/48311.jpg\" alt=\"Le quartier de Ch\u00e2teau d\u2019Eau \u00e0 Paris.\"\/><br \/>\n\t\t\t\t\t\tLe quartier de Ch\u00e2teau d\u2019Eau \u00e0 Paris.<br \/>AFP<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/48312.jpg\" alt=\"Une plaque en hommage \u00e0 Jos\u00e9phine Baker rue Fontaine dans le 9\u00e8me arrondissement de Paris.\"\/><br \/>\n\t\t\t\t\t\tUne plaque en hommage \u00e0 Jos\u00e9phine Baker rue Fontaine dans le 9\u00e8me arrondissement de Paris.<br \/>DR. <\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/48313.jpg\" alt=\"Fabrice Hyber, Le Cri, l&amp;amp;#039;\u00c9crit, 2007, bronze. M\u00e9morial de l\u2019abolition de l\u2019esclavage au mus\u00e9e du Luxembourg \u00e0 Paris.\"\/><br \/>\n\t\t\t\t\t\tFabrice Hyber, Le Cri, l&rsquo;\u00c9crit, 2007, bronze. M\u00e9morial de l\u2019abolition de l\u2019esclavage au mus\u00e9e du Luxembourg \u00e0 Paris.<br \/>Photo : Jean-Pierre Dalb\u00e9ra. \u00a9 Adagp, Paris, 2025.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/48314.jpg\" alt=\"L\u2019expulsion de sans-papiers de l\u2019\u00e9glise Saint-Bernard de la Chapelle \u00e0 la Goutte d\u2019Or le 23 ao\u00fbt 1996.\"\/><br \/>\n\t\t\t\t\t\tL\u2019expulsion de sans-papiers de l\u2019\u00e9glise Saint-Bernard de la Chapelle \u00e0 la Goutte d\u2019Or le 23 ao\u00fbt 1996.<br \/>THOMAS COEX \/ AFP.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/48315.jpg\" alt=\"Une visite du Paris noir par K\u00e9vi Donat.\"\/><br \/>\n\t\t\t\t\t\tUne visite du Paris noir par K\u00e9vi Donat.<br \/>DR. <\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/48316.jpg\" alt=\"Une visite du Paris noir par K\u00e9vi Donat.\"\/><br \/>\n\t\t\t\t\t\tUne visite du Paris noir par K\u00e9vi Donat.<br \/>DR. <\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/48317.jpg\" alt=\"Une visite du Paris noir par K\u00e9vi Donat.\"\/><br \/>\n\t\t\t\t\t\tUne visite du Paris noir par K\u00e9vi Donat.<br \/>DR. <\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/48318.jpg\" alt=\"K\u00e9vi Donat.\"\/><br \/>\n\t\t\t\t\t\tK\u00e9vi Donat.<br \/>DR. <\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/48319.jpg\" alt=\"Une visite du Paris noir par K\u00e9vi Donat.\"\/><br \/>\n\t\t\t\t\t\tUne visite du Paris noir par K\u00e9vi Donat.<br \/>DR. <\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/48320.jpg\" alt=\"Philippe Vignon, Fran\u00e7oise-Marie de Bourbon, \u00ab\u00a0Mademoiselle de Blois&quot; et Louise-Fran\u00e7oise de Bourbon, &quot;Mademoiselle de Nantes&quot;,\"\/><br \/>\n\t\t\t\t\t\tPhilippe Vignon, Fran\u00e7oise-Marie de Bourbon, \u00ab\u00a0Mademoiselle de Blois\u00a0\u00bb et Louise-Fran\u00e7oise de Bourbon, \u00ab\u00a0Mademoiselle de Nantes\u00a0\u00bb,<br \/>\u00a9 Ch\u00e2teau de Versailles, Dist. GrandPalaisRmn \/ Christophe Fouin.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/48321.jpg\" alt=\"Philippe Vignon, Fran\u00e7oise-Marie de Bourbon, \u00ab\u00a0Mademoiselle de Blois&quot; et Louise-Fran\u00e7oise de Bourbon, &quot;Mademoiselle de Nantes&quot;, XVII\u00e8me si\u00e8cle.\"\/><br \/>\n\t\t\t\t\t\tPhilippe Vignon, Fran\u00e7oise-Marie de Bourbon, \u00ab\u00a0Mademoiselle de Blois\u00a0\u00bb et Louise-Fran\u00e7oise de Bourbon, \u00ab\u00a0Mademoiselle de Nantes\u00a0\u00bb, XVII\u00e8me si\u00e8cle.<br \/>\u00a9 Ch\u00e2teau de Versailles, Dist. GrandPalaisRmn \/ Christophe Fouin.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<script async src=\"\/\/www.instagram.com\/embed.js\"><\/script><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Fond\u00e9 en 2013 par le guide K\u00e9vi Donat, Le Paris Noir propose des visites sur l\u2019histoire des femmes&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":137293,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1888],"tags":[11,1777,674,1011,27,26355,26356,12,626,25,510],"class_list":{"0":"post-137292","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-paris","8":"tag-actualites","9":"tag-eu","10":"tag-europe","11":"tag-fr","12":"tag-france","13":"tag-guide-conferencier","14":"tag-kevi-donat","15":"tag-news","16":"tag-paris","17":"tag-republique-francaise","18":"tag-visite"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114592249779794031","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/137292","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=137292"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/137292\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/137293"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=137292"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=137292"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=137292"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}