{"id":138333,"date":"2025-05-30T03:36:20","date_gmt":"2025-05-30T03:36:20","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/138333\/"},"modified":"2025-05-30T03:36:20","modified_gmt":"2025-05-30T03:36:20","slug":"video-la-marseillaise-vaut-bien-une-place","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/138333\/","title":{"rendered":"[Vid\u00e9o] \u00ab La Marseillaise \u00bb vaut bien une place"},"content":{"rendered":"\n<p>Des journaux que les lecteurs tiennent sous le bras, aux murs du 19, cours d\u2019Estienne-d\u2019Orves, les images de la R\u00e9sistance restent toujours imprim\u00e9es au c\u0153ur du centre-ville marseillais. En Une du journal ce mardi, une photographie du maquis prise par l\u2019ancienne journaliste de La Marseillaise, Julia Pirotte. Sur la fa\u00e7ade, le premier num\u00e9ro imprim\u00e9 l\u00e9galement, le 24\u00a0ao\u00fbt 1944, et annon\u00e7ant : \u00ab\u00a0Marseille est lib\u00e9r\u00e9e\u00a0\u00bb. Ce mardi matin, c\u2019est \u00e0 l\u2019occasion de la Journ\u00e9e nationale de la R\u00e9sistance qu\u2019a \u00e9t\u00e9 inaugur\u00e9e la place La Marseillaise, 82\u00a0ans apr\u00e8s la premi\u00e8re r\u00e9union clandestine du Conseil national de la R\u00e9sistance.<\/p>\n<p> \u00ab\u00a0Acquis de la Lib\u00e9ration\u00a0\u00bb\n              <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Quel plus bel honneur pouvait \u00eatre fait \u00e0 notre journal, fond\u00e9 en 1943 dans la clandestinit\u00e9, que l\u2019inauguration d\u2019une place \u00e0 notre nom, devant le si\u00e8ge du journal pris par les armes pendant l\u2019insurrection de Marseille\u00a0?\u00a0\u00bb se r\u00e9jouit le pr\u00e9sident et directeur \u00e9ditorial de La Marseillaise, L\u00e9o Purguette. Autour de l\u2019estrade improvis\u00e9e, face aux murs repeints \u00e0 neuf qui bient\u00f4t accueilleront la r\u00e9daction au rez-de-chauss\u00e9e de l\u2019immeuble, ils sont nombreux \u00e0 \u00eatre venus \u00e0 cette occasion. Des \u00e9lus de toute la gauche, des communistes aux socialistes en passant par les \u00e9cologistes. Les repr\u00e9sentants du m\u00e9morial du Camp des Milles, des consulats de Chine, du Vietnam, des \u00c9tats-Unis, de Russie et de Roumanie, le gouverneur militaire de Marseille. Des militants syndicaux, politiques, associatifs. Des lecteurs du journal surtout, de tous \u00e2ges, de tous horizons, m\u00eal\u00e9s \u00e0 ceux qui contribuent chaque jour \u00e0 le faire.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a080 ans apr\u00e8s la fondation de notre journal, 80\u00a0ans apr\u00e8s la capitulation nazie, face \u00e0 ceux qui, comme Denis Kessler, ancien vice-pr\u00e9sident du Medef, consid\u00e8rent qu\u2019il s\u2019agit aujourd\u2019hui de sortir de 1945, et de d\u00e9faire m\u00e9thodiquement le programme du Conseil national de la R\u00e9sistance, notre journal r\u00e9pond pr\u00e9sent\u00a0\u00bb, r\u00e9affirme L\u00e9o Purguette, appelant \u00e0 se r\u00e9approprier aujourd\u2019hui le sens profond du programme des Jours heureux, \u00ab\u00a0alors que l\u2019extr\u00eame droite partout ressort des poubelles de l\u2019histoire\u00a0\u00bb. Ce programme revendiquait l\u2019ind\u00e9pendance de la presse \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019\u00c9tat, des puissances d\u2019argent et des influences \u00e9trang\u00e8res. Cette ind\u00e9pendance vis-\u00e0-vis des grands magnats m\u00e9diatiques fait la libert\u00e9 de La\u00a0Marseillaise, mais aussi sa fragilit\u00e9, rappelle le pr\u00e9sident du journal. \u00ab\u00a0Nous avons failli dispara\u00eetre \u00e0 plusieurs reprises, si ce n\u2019\u00e9tait l\u2019engagement de nos lecteurs\u00a0\u00bb, souligne-t-il. Des engagements avaient \u00e9t\u00e9 pris pour maintenir la pr\u00e9sence, l\u2019emploi, la ligne \u00e9ditoriale\u00a0: d\u00e9sormais les \u00e9quipes se sont \u00e9toff\u00e9es, La\u00a0Marseillaise est retourn\u00e9e en Vaucluse avec une diffusion en forte hausse, un travail reconnu. Et elle reste \u00ab\u00a0un journal de proximit\u00e9, anti-morosit\u00e9, anti-fatalisme, r\u00e9gional et internationaliste, un journal qui donne la parole \u00e0 ceux qui ne l\u2019ont pas, engag\u00e9 dans le social\u00a0\u00bb, insiste le directeur \u00e9ditorial, promettant de continuer les efforts pour qu\u2019elle persiste toujours. \u00ab\u00a0La\u00a0Marseillaise, c\u2019est un acquis social de la Lib\u00e9ration, un combat, un espoir et une exception dans le paysage m\u00e9diatique fran\u00e7ais.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p> Faire vivre la libert\u00e9<br \/>\n               <br \/>de la presse\n              <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le 1er\u00a0d\u00e9cembre 1943, La\u00a0Marseillaise s\u2019est lev\u00e9e avant l\u2019aube\u00a0\u00bb, poursuit le maire (DVG) de Marseille, Beno\u00eet Payan, saluant le journal \u00ab\u00a0engag\u00e9 farouchement, d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment et avec la force des convictions dans une bataille de la vie contre la mort\u00a0\u00bb. Il rend hommage \u00e0 ces R\u00e9sistants qui l\u2019ont fait na\u00eetre, et \u00e0 tous ceux qui ont fait vivre \u00e0 leur suite le journal, correcteurs, imprimeurs, journalistes. Et d\u2019avertir\u00a0: \u00ab\u00a0La libert\u00e9 de la presse n\u2019est pas un acquis, car il n\u2019y a pas d\u2019acquis, il n\u2019y a que des combats et des victoires pr\u00e9caires.\u00a0\u00bb Rappelant les menaces sur l\u2019audiovisuel public, les attaques contre l\u2019ind\u00e9pendance de la presse. Alors il salue ce journal qui \u00ab\u00a0s\u2019est lev\u00e9 face \u00e0 toutes les agressions dans le monde, face \u00e0 toutes les injustices dans le pays\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Qu\u2019elle nous survive\u00a0\u00bb, souhaite-t-il. Avant que la foule n\u2019entonne l\u2019hymne interdit par le r\u00e9gime de P\u00e9tain. Hymne qui tire son nom de Marseille, et qui a donn\u00e9 le sien au journal.<\/p>\n<p><b>DES LECTEURS DE LA MARSEILLAISE PARLENT DE LEUR RELATION AU JOURNAL<\/b><\/p>\n<p><b>Antoinette Colonna 85 ans, retrait\u00e9<\/b><\/p>\n<p>\u00ab Je suis abonn\u00e9e depuis tr\u00e8s tr\u00e8s longtemps au journal. Si on veut vraiment avoir les vraies nouvelles, il faut acheter La Marseillaise, ils parlent beaucoup des travailleurs. J\u2019appr\u00e9cie aussi les d\u00e9bats et les rencontres, notamment avec les jeunes, qu\u2019il peut y avoir dans certains num\u00e9ros. Jusqu\u2019\u00e0 ma mort ce sera La Marseillaise. \u00bb<\/p>\n<p><b>Jonathan Di Ruocco 40 ans, salari\u00e9 de la CPMM <\/b><\/p>\n<p>\u00ab Je lis La Marseillaise depuis 2005. C\u2019est le journal qui correspond le mieux \u00e0 ce que j\u2019attends de la presse r\u00e9gionale, \u00e0 la fois dans le s\u00e9rieux, dans le traitement des informations, et puis dans la ligne \u00e9ditoriale qui correspond \u00e0 mes convictions. Seul b\u00e9mol, j\u2019habite \u00e0 Martigues donc j\u2019aimerais qu\u2019il y ait plus d\u2019informations locales hors Marseille. \u00bb<\/p>\n<p><b>\u00c9milie Cantrin 57 ans, syndicaliste CGT \u00e0 France Travail <\/b><\/p>\n<p>\u00ab Je le lis tr\u00e8s r\u00e9guli\u00e8rement La Marseillaise parce qu\u2019elle relaie beaucoup les luttes sociales, gr\u00e2ce \u00e0 eux on sait ce qu\u2019il se passe dans les entreprises. Le reste de la presse locale et m\u00eame de la presse nationale les couvre assez peu et assez mal. Mais je suis aussi une tr\u00e8s grande lectrice de Z\u00e9buline. \u00bb<\/p>\n<p><b>Michel Lojiovine 77 ans, retrait\u00e9 de l\u2019a\u00e9ronautique <\/b><\/p>\n<p>\u00ab Je suis abonn\u00e9 depuis cinq ou six ans. Ce sont des id\u00e9es qui correspondent \u00e0 ma pens\u00e9e. Mon p\u00e8re lisait d\u00e9j\u00e0 La Marseillaise \u00e0 la maison. C\u2019est le quotidien de ma jeunesse. Le journal, vu les moyens qu\u2019il a, est tr\u00e8s bien fait. J\u2019essaie de le lire enti\u00e8rement tous les jours. J\u2019ai un souvenir tr\u00e8s marquant, en 1954, la f\u00eate de La Marseillaise \u00e0 G\u00e9menos, j\u2019y ai vu Jean Ferrat. \u00c7a a \u00e9t\u00e9 quelque chose d\u2019exceptionnel. \u00bb<\/p>\n<p><b>France Baron 55 ans, salari\u00e9e de la CPMM <\/b><\/p>\n<p>\u00ab Je suis abonn\u00e9 en num\u00e9rique depuis le confinement. Je lis La Marseillaise chaque jour, plut\u00f4t le soir en me couchant. Il y a vraiment des articles de fond. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 dans l\u2019\u00e9dition pendant 25 ans et je trouve que ce sont vraiment des papiers de fond sur la soci\u00e9t\u00e9, bien structur\u00e9s et argument\u00e9s. Alors bien s\u00fbr il y a un positionnement politique. Mais si on lit un journal, c\u2019est parce qu\u2019on partage aussi des opinions. \u00bb<\/p>\n<p><b>Robert Rebeyrol 71 ans, retrait\u00e9 de la RTM <\/b><\/p>\n<p>\u00ab Je suis abonn\u00e9 depuis pratiquement 40 ans. J\u2019aime bien avoir la trace sur le papier. J\u2019ai une sensibilit\u00e9, depuis toujours, aux id\u00e9es progressistes alors je me retrouve dans ce journal. Mes origines sociologiques jouent aussi un r\u00f4le important. Mon p\u00e8re a eu des conditions de travail difficiles mais n\u2019avait pas le choix pour assurer \u00e0 ma famille un revenu. La Marseillaise prend en compte ces probl\u00e8mes-l\u00e0. \u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Des journaux que les lecteurs tiennent sous le bras, aux murs du 19, cours d\u2019Estienne-d\u2019Orves, les images de&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":138334,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2814],"tags":[1111,11,1777,674,1011,27,884,12,26481,882,25],"class_list":{"0":"post-138333","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-marseille","8":"tag-actu","9":"tag-actualites","10":"tag-eu","11":"tag-europe","12":"tag-fr","13":"tag-france","14":"tag-marseille","15":"tag-news","16":"tag-presse-locale","17":"tag-provence-alpes-cote-dazur","18":"tag-republique-francaise"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114594695265218246","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/138333","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=138333"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/138333\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/138334"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=138333"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=138333"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=138333"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}