{"id":139315,"date":"2025-05-30T13:27:08","date_gmt":"2025-05-30T13:27:08","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/139315\/"},"modified":"2025-05-30T13:27:08","modified_gmt":"2025-05-30T13:27:08","slug":"ils-ont-quitte-loccident-woke-pour-la-russie-et-sont-ravis-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/139315\/","title":{"rendered":"Ils ont quitt\u00e9 l\u2019Occident woke pour la Russie et sont ravis"},"content":{"rendered":"\n<p>[Cet article a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 pour la premi\u00e8re fois sur notre site le 13\u00a0mai 2025, et republi\u00e9 le 30\u00a0mai]<\/p>\n<p>Il n\u2019y a pas si longtemps encore, Arend Feenstra et sa femme, Anneesa, vivaient dans le nord de la province de la Saskatchewan [dans le centre du Canada]. Mais ils n\u2019y \u00e9taient plus heureux. Avec la hausse des co\u00fbts de production et la multiplication des interm\u00e9diaires et de leurs marges, cette famille d\u2019agriculteurs avait de plus en plus de mal \u00e0 joindre les deux bouts.<\/p>\n<p>Le couple ne supportait plus non plus le wokisme ambiant, notamment la d\u00e9fense des droits LGBTQI\u00a0et des personnes trans, des th\u00e9matiques devenues omnipr\u00e9sentes au Canada, selon Arend Feenstra. Il fallait emmener les enfants loin de tout cela.<\/p>\n<p>Pour certains Occidentaux comme les Feenstra, la Russie n\u2019est pas seulement un pays conservateur, c\u2019est aussi une destination id\u00e9ale pour se b\u00e2tir une vie meilleure. Et Moscou, aux prises avec une crise d\u00e9mographique, commence \u00e0 ouvrir ses portes \u00e0 ceux qui r\u00eavent de nouveaux horizons.<\/p>\n<p>Arend et Anneesa ont donc vendu leur exploitation et se sont lanc\u00e9s, avec huit de leurs neuf enfants (l\u2019a\u00een\u00e9 a choisi de rester au Canada), dans une entreprise que beaucoup de leurs amis jugeaient insens\u00e9e, voire franchement impossible\u00a0: \u00e9migrer au pays des tsars.<\/p>\n<p>         \u201cPleins d\u2019espoir\u201d       <\/p>\n<p>Les Feenstra ont \u00e9lu domicile dans une plaine vallonn\u00e9e couverte de neige pr\u00e8s de la Volga, et tentent de refaire leur vie<strong> <\/strong>dans ce pays qu\u2019ils consid\u00e8rent comme un refuge pour les valeurs chr\u00e9tiennes de la famille et pour les agriculteurs, gr\u00e2ce aux politiques gouvernementales favorables aux petites exploitations familiales.<\/p>\n<p>Bien que le ph\u00e9nom\u00e8ne reste marginal, ils sont d\u00e9sormais de plus en plus nombreux, comme eux, \u00e0 quitter l\u2019Occident pour aller s\u2019installer en Russie. Et s\u2019ils ne sont que quelques milliers \u00e0 avoir fait ce choix ces derni\u00e8res ann\u00e9es, ils commencent \u00e0 trouver leur place. \u201cNous sommes tr\u00e8s enthousiastes \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019\u00eatre ici, et pleins d\u2019espoir sur ce que nous allons pouvoir accomplir\u201d, assure Arend Feenstra.<\/p>\n<p>Comme beaucoup d\u2019autres pays europ\u00e9ens, la Russie traverse une crise d\u00e9mographique durable. La population \u2013 143,8\u00a0millions d\u2019habitants \u2013 est en baisse, cons\u00e9quence d\u2019un faible taux de natalit\u00e9, d\u2019une mortalit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e et d\u2019une \u00e9migration massive. Alors le Kremlin s\u2019efforce d\u2019attirer des \u00e9trangers.<\/p>\n<p>La Russie compte aujourd\u2019hui plusieurs millions de travailleurs immigr\u00e9s venus des anciennes r\u00e9publiques sovi\u00e9tiques d\u2019Asie centrale, et accueille trois millions de r\u00e9fugi\u00e9s ukrainiens \u2013 dont la plupart devraient n\u00e9anmoins rentrer chez eux \u00e0 la fin de la guerre.<\/p>\n<p>         Immigration choisie       <\/p>\n<p>Mais le gouvernement, qui souhaite visiblement \u00e9viter un ph\u00e9nom\u00e8ne de \u201cmelting-pot\u201d \u00e0 l\u2019occidentale, cible en priorit\u00e9 les chr\u00e9tiens occidentaux conservateurs et d\u00e9sabus\u00e9s, capables de s\u2019int\u00e9grer rapidement dans la soci\u00e9t\u00e9 russe \u2013 en l\u2019espace d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration. Et si ces nouveaux venus aident le Kremlin \u00e0 diffuser sa propagande dans les m\u00e9dias occidentaux au passage, c\u2019est encore mieux pour Moscou.<\/p>\n<p>En septembre 2024, Vladimir Poutine a sign\u00e9 un d\u00e9cret afin d\u2019assouplir les conditions d\u2019installation en Russie des citoyens occidentaux \u2013 originaires de pays jug\u00e9s \u201chostiles\u201d par le Kremlin. D\u00e9sormais, ils n\u2019ont plus qu\u2019\u00e0 remplir une d\u00e9claration attestant de leurs \u201cvaleurs communes\u201d avec le pays. Et ces valeurs semblent correspondre en grande partie \u00e0 celles des Feenstra\u00a0: une soci\u00e9t\u00e9 b\u00e2tie autour de pr\u00e9ceptes religieux conservateurs ne laissant aucune place aux \u201cattitudes id\u00e9ologiques n\u00e9olib\u00e9rales destructrices\u201d des nations occidentales, selon les termes du d\u00e9cret.<\/p>\n<p>L\u2019adh\u00e9sion \u00e0 ces valeurs permet aux candidats \u00e0 l\u2019immigration d\u2019\u00e9viter le test de langue normalement obligatoire et d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer les formalit\u00e9s administratives. C\u2019est ce qui a permis aux Feenstra d\u2019obtenir leur permis de s\u00e9jour alors qu\u2019ils ne parlent toujours pas un mot de russe.<\/p>\n<p>         \u201cBeaucoup de bons emplois \u00e0 prendre\u201d       <\/p>\n<p>Le gouverneur de l\u2019oblast de Nijni Novgorod [\u00e0 environ 400\u00a0kilom\u00e8tres \u00e0 l\u2019est de Moscou] a d\u2019ailleurs cr\u00e9\u00e9 une agence sp\u00e9ciale, l\u2019OKA, dans l\u2019espoir d\u2019attirer davantage de familles comme les Feenstra. L\u2019OKA accompagne les nouveaux venus, leur fournit des conseils juridiques, les aide \u00e0 trouver du travail et un logement.<\/p>\n<p>\u201cLe gouvernement local est tr\u00e8s impliqu\u00e9 dans la recherche de travailleurs qualifi\u00e9s qui partagent les valeurs russes, et nous sommes l\u00e0 pour faciliter autant que possible leur arriv\u00e9e et leur int\u00e9gration\u201d, explique Jacob Pinnecker, directeur de l\u2019agence.<\/p>\n<p>Douze familles \u00e9trang\u00e8res ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9lu domicile dans la r\u00e9gion, poursuit-il, et l\u2019OKA a re\u00e7u plusieurs centaines d\u2019autres demandes. L\u2019agence travaille main dans la main avec l\u2019universit\u00e9 locale pour mettre en place des cours de russe en immersion. \u201cIl y a beaucoup de bons emplois \u00e0 prendre, assure-t-il, mais la plupart des entreprises locales ne sont pas en mesure de g\u00e9rer des salari\u00e9s qui ne parlent pas la langue.\u201d<\/p>\n<p>Un an \u00e0 peine apr\u00e8s leur arriv\u00e9e dans la r\u00e9gion de Nijni Novgorod \u2013 dont le climat et le relief sont \u00e9tonnamment similaires \u00e0 ceux de la Saskatchewan \u2013, les Feenstra ont achet\u00e9 [plus de 110 hectares] de terres, sont en train de se faire construire une maison, ont obtenu un permis de s\u00e9jour de trois ans, et se pr\u00e9parent \u00e0 lancer leur \u00e9levage et leurs cultures au printemps.<\/p>\n<p>Les \u00e9trangers n\u2019ayant pas le droit de poss\u00e9der des terres en Russie, Arend Feenstra a mont\u00e9 une soci\u00e9t\u00e9 avec un associ\u00e9 russe \u201cde confiance\u201d pour acheter sa ferme. S\u2019il pr\u00e9f\u00e8re taire le montant exact de la transaction, il assure toutefois que \u201c[contrairement] au Canada, o\u00f9 les prix sont devenus d\u00e9lirants, la Russie est un pays immense avec beaucoup de parcelles de bonne qualit\u00e9 \u00e0 un prix tr\u00e8s int\u00e9ressant\u201d.<\/p>\n<blockquote><p>\u201cEt puis, ici, le gouvernement veut que les agriculteurs r\u00e9ussissent.\u201d<\/p><\/blockquote>\n<p>La famille retrace son aventure sur une cha\u00eene YouTube. Elle y raconte ses visites de Moscou et de Nijni Novgorod, et s\u2019enthousiasme de l\u2019accueil chaleureux re\u00e7u un peu partout.<\/p>\n<p>Les Feenstra ont bien connu quelques difficult\u00e9s au d\u00e9but. Un jour, leur compte en banque a notamment \u00e9t\u00e9 bloqu\u00e9, le temps qu\u2019ils justifient la provenance d\u2019une grosse somme d\u2019argent. Mais le probl\u00e8me s\u2019est r\u00e9solu en quelques jours.<\/p>\n<p>\u201cAu Canada, les habitants des r\u00e9gions rurales sont g\u00e9n\u00e9ralement tr\u00e8s ind\u00e9pendants. Ici, le sens du collectif est plus marqu\u00e9, constate Arend Feenstra. Les gens n\u2019ont pas grand-chose, mais ils sont plus g\u00e9n\u00e9reux. Les Russes ne vont pas tous \u00e0 l\u2019\u00e9glise, mais ils sont fid\u00e8les aux valeurs traditionnelles.\u201d Et malgr\u00e9 la barri\u00e8re de la langue, la famille s\u2019est \u201cd\u00e9j\u00e0 fait de bons amis\u201d.<\/p>\n<p>         \u201cTisser des liens\u201d       <\/p>\n<p>\u00c0 Moscou, cette campagne d\u2019immigration est chapeaut\u00e9e par Maria Boutina, d\u00e9put\u00e9e du parti Russie unie. En 2018, elle avait \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e aux \u00c9tats-Unis, accus\u00e9e d\u2019\u00eatre un agent \u00e9tranger, et avait pass\u00e9 dix-huit mois derri\u00e8re les barreaux avant d\u2019\u00eatre extrad\u00e9e vers la Russie.<\/p>\n<p>Boutina, qui affirme n\u2019\u00e9prouver aucune ranc\u0153ur vis-\u00e0-vis de Washington, nie formellement ces accusations. Elle ne cherchait qu\u2019\u00e0 \u201ctisser des liens\u201d entre Russes et Am\u00e9ricains, assure-t-elle, et poursuit d\u2019ailleurs cette mission aujourd\u2019hui \u00e0 la t\u00eate de l\u2019agence Welcome to Russia, qui s\u2019efforce de promouvoir les contacts entre les peuples gr\u00e2ce au tourisme et \u00e0 l\u2019immigration.<\/p>\n<p>Sur le terrain, la d\u00e9put\u00e9e travaille main dans la main avec les nouveaux arrivants, qu\u2019elle aide \u00e0 g\u00e9rer leurs diff\u00e9rents probl\u00e8mes, et met \u00e0 profit sa fonction politique pour d\u00e9fendre des r\u00e9formes de l\u2019inextricable syst\u00e8me d\u2019immigration russe. Quelque 3\u00a0500 citoyens des \u201cpays hostiles\u201d ont saut\u00e9 le pas ces deux derni\u00e8res ann\u00e9es, majoritairement des Allemands, Britanniques et Nord-Am\u00e9ricains. Ces nouveaux venus assument int\u00e9gralement la charge financi\u00e8re de leur installation, pr\u00e9cise-t-elle, sans aucune subvention du gouvernement russe.<\/p>\n<p>\u201cIl s\u2019agit la plupart du temps de familles avec trois enfants ou plus. Nous ne sommes pas l\u00e0 pour offrir l\u2019asile, ces gens obtiennent un visa sur d\u00e9cret pr\u00e9sidentiel.\u201d<\/p>\n<blockquote><p>\u201cCe n\u2019est pas un projet politique, mais humain. Si \u00e7a ne se passe pas bien, si ces gens ne sont pas heureux ici, ils sont libres de repartir.\u201d<\/p><\/blockquote>\n<p>Cela reste anecdotique au regard des flots de citoyens russes qui quittent r\u00e9guli\u00e8rement le pays, mais la Russie a toujours attir\u00e9 quelques \u00e9trangers qui viennent s\u2019y installer, puis se marient et fondent une famille.<\/p>\n<p>Sarah Lindemann-Komarova est ainsi arriv\u00e9e il y a plus de trente\u00a0ans en Sib\u00e9rie. Cette \u00e9ducatrice \u00e0 la retraite, qui continue d\u2019exercer \u00e0 temps partiel, vit aujourd\u2019hui dans un petit village de l\u2019Alta\u00ef, \u00e0 la fronti\u00e8re avec la Mongolie.<\/p>\n<p>\u201cJe peux t\u00e9moigner que les Russes sont accueillants et chaleureux, confie-t-elle. Tout n\u2019est pas parfait dans ce pays, mais les gens sont fantastiques. J\u2019avais peur que le fait d\u2019\u00eatre am\u00e9ricaine me cause des probl\u00e8mes, mais jusqu\u2019ici, \u00e7a n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 le cas.\u201d<\/p>\n<p>         Aucun signe de la guerre       <\/p>\n<p>La famille Feenstra est devenue la coqueluche des m\u00e9dias russes, mais les journaux nord-am\u00e9ricains, eux, se sont \u00e9tonnamment peu int\u00e9ress\u00e9s \u00e0 leur expatriation. Les quelques articles \u00e0 leur sujet sont extr\u00eamement critiques\u00a0: ils s\u2019interrogent sur les raisons qui ont pouss\u00e9 la famille \u00e0 quitter le Canada et accusent le Kremlin d\u2019instrumentaliser cette histoire pour faire sa propagande. C\u2019est la premi\u00e8re fois qu\u2019un journaliste occidental vient les interviewer dans leur pays d\u2019adoption, constate Arend Feenstra.<\/p>\n<p>Le p\u00e8re de famille ne s\u2019int\u00e9resse pas vraiment \u00e0 la politique. Quand on l\u2019interroge sur la guerre en Ukraine, il se contente d\u2019expliquer qu\u2019il n\u2019en a pas per\u00e7u le moindre signe depuis son arriv\u00e9e.<\/p>\n<p>Au sujet de Vladimir Poutine et de son r\u00e9gime autoritaire, il \u00e9vite toute pol\u00e9mique et s\u2019aligne sur les discours du Kremlin\u00a0:<\/p>\n<blockquote><p>\u201cJe n\u2019ai encore jamais rencontr\u00e9 personne qui n\u2019aime pas Poutine. Le gouvernement travaille main dans la main avec le peuple, dans un seul et m\u00eame objectif.\u201d<\/p><\/blockquote>\n<p>D\u2019ici quelques mois, les Feenstra commenceront \u00e0 produire leur viande et leurs l\u00e9gumes. Ils comptent les vendre directement \u00e0 des restaurants, des supermarch\u00e9s, et des particuliers pour \u00e9viter les interm\u00e9diaires.<\/p>\n<p>\u201cJ\u2019esp\u00e8re que chacun de nos enfants deviendra agriculteur \u00e0 son tour, conclut Arend Feenstra. Ce genre de transmission n\u2019est plus possible au Canada aujourd\u2019hui. La Russie a bien plus \u00e0 offrir.\u201d<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"[Cet article a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 pour la premi\u00e8re fois sur notre site le 13\u00a0mai 2025, et republi\u00e9 le&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":95784,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1591],"tags":[11,327,3822,574,674,1887,1892,12,1885,1886,132,1857,135],"class_list":{"0":"post-139315","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-russie","8":"tag-actualites","9":"tag-agriculture","10":"tag-amu00e9riques","11":"tag-canada","12":"tag-europe","13":"tag-federation-de-russie","14":"tag-gu00e9opolitique","15":"tag-news","16":"tag-russia","17":"tag-russian-federation","18":"tag-russie","19":"tag-sociu00e9tu00e9","20":"tag-vladimir-poutine"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114597019237127270","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/139315","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=139315"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/139315\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/95784"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=139315"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=139315"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=139315"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}