{"id":15791,"date":"2025-04-10T20:21:17","date_gmt":"2025-04-10T20:21:17","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/15791\/"},"modified":"2025-04-10T20:21:17","modified_gmt":"2025-04-10T20:21:17","slug":"un-livre-photo-retrace-lincroyable-epopee-amerindienne-dedward-s-curtis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/15791\/","title":{"rendered":"Un livre photo retrace l&rsquo;incroyable \u00e9pop\u00e9e am\u00e9rindienne d\u2019Edward S. Curtis"},"content":{"rendered":"<p class=\"editor-content__paragraph\">Son nom ne vous dit peut-\u00eatre rien, mais sans doute avez-vous d\u00e9j\u00e0 crois\u00e9 l\u2019un de ses portraits \u00e0 la beaut\u00e9 envo\u00fbtante. Photographe autodidacte de la fin du XIXe si\u00e8cle, Edward S. Curtis (1868\u20131952) a pass\u00e9 trente ann\u00e9es de son existence <strong>en immersion au sein des peuples autochtones d\u2019Am\u00e9rique du Nord<\/strong>, fascin\u00e9 par leurs traditions et leur quotidien, et r\u00e9alis\u00e9 <strong>plus de 40\u00a0000\u00a0images<\/strong>.<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">Ce projet d\u2019une vie aboutira \u00e0 la publication, entre 1907\u00a0et 1930, de <strong>The North American Indian<\/strong>, une <strong>s\u00e9rie de 20\u00a0volumes<\/strong> \u00e0 laquelle il faut ajouter un documentaire film\u00e9, un recueil de 350\u00a0mythes am\u00e9rindiens et plus de 10\u00a0000\u00a0enregistrements en 75\u00a0langues\u2026 Une \u00e9pop\u00e9e digne d\u2019un roman d\u2019aventure retrac\u00e9e par les \u00e9ditions Taschen, qui publient dans un superbe coffret cet \u00e9poustouflant t\u00e9moignage <strong>entre photographie documentaire et ethnographie<\/strong>.<\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"image__img\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/web626a_rgb_curtis_the_north_american_indian_cl_09601-6-964x716.jpg\" alt=\"Edward S. Curtis, Bow River \u2013 Blackfoot\" width=\"964\" height=\"716\"\/><\/p>\n<p>Edward S. Curtis, Bow River \u2013 Blackfoot, 1926<\/p>\n<p>    i<\/p>\n<p class=\"legende__cartel\">Photograhie \u2022 Courtesy et \u00a9 TASCHEN<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">Qu\u2019est-ce qui a bien pu pousser ce modeste fils de farmers du Midwest \u00e0 tout abandonner pour se consacrer \u00e0 cette \u0153uvre hors norme\u00a0? N\u00e9 en 1868\u00a0dans le Wisconsin, Edward S. Curtis n\u2019a presque jamais mis les pieds dans une \u00e9cole. Il <strong>passe son enfance \u00e0 travailler dans les champs<\/strong>, pour aider un p\u00e8re gravement diminu\u00e9 par trois ann\u00e9es de service volontaire pendant la guerre de S\u00e9cession. C\u2019est toutefois gr\u00e2ce \u00e0 ce dernier, qui avait ramen\u00e9 du front un jeu de lentilles st\u00e9r\u00e9oscopiques, que Curtis <strong>s\u2019initie \u00e0 la photographie<\/strong> dans les ann\u00e9es 1880. Il bricole alors sa propre chambre, puis parvient \u00e0 se faire embaucher comme apprenti dans des studios photo.<\/p>\n<p>T\u00e9moigner d\u2019un monde qui dispara\u00eet<\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"image__img\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/web367a_rgb_curtis_the_north_american_indian_cl_09601-2-964x1414.jpg\" alt=\"Edward S. Curtis, A Cowichan Mask\" width=\"964\" height=\"1414\"\/><\/p>\n<p>Edward S. Curtis, A Cowichan Mask, 1898\u20131912<\/p>\n<p>    i<\/p>\n<p class=\"legende__cartel\">Photographie \u2022 Courtesy et \u00a9 TASCHEN<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">\u00c0 Seattle, o\u00f9 il s\u2019est install\u00e9 au d\u00e9but des ann\u00e9es 1890, Curtis<strong> devient un photographe r\u00e9put\u00e9<\/strong> et g\u00e8re son propre studio, au-dessus duquel il loge avec sa femme et ses quatre enfants. C\u2019est entre ces murs qu\u2019il <strong>photographie Princess Angeline<\/strong>, fille du chef Seattle (qui a donn\u00e9 son nom \u00e0 la ville) consid\u00e9r\u00e9e comme un mod\u00e8le de r\u00e9silience apr\u00e8s son opposition au trait\u00e9 de Point Elliott, qui obligeait les Duwamish \u00e0 c\u00e9der leurs terres pour s\u2019\u00e9tablir dans des r\u00e9serves. Ce portrait<strong> dans la pure veine <a href=\"https:\/\/www.beauxarts.com\/grand-format\/le-pictorialisme-en-2-minutes\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">pictorialiste<\/a><\/strong>, qui montre la vieille femme dans toute sa dignit\u00e9, annonce le colossal projet \u00e0 venir.<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">Passionn\u00e9 de grands espaces, Edward S. Curtis arpente <strong>les montagnes environnantes de Seattle et la r\u00e9serve de Tulalip<\/strong>. L\u2019homme photographie inlassablement cette nature grandiose et parvient \u00e0 entrer en contact avec plusieurs tribus \u2013 les Makahs, les Quinaults, les Salish\u2026 Sa vie prend un tournant majeur lorsqu\u2019un beau jour de 1898, il fait la rencontre d\u2019un groupe de randonneurs perdus qui s\u2019av\u00e8rent \u00eatre des<strong> scientifiques de renom<\/strong>. Parmi eux figure un certain George Bird Grinnell, influent \u00e9diteur du journal Forest &amp; Steams et grand sp\u00e9cialiste des peuples indig\u00e8nes d\u2019Am\u00e9rique du Nord, \u00e0 qui Curtis s\u2019empresse de montrer ses photos. C\u2019est ainsi qu\u2019il participe peu de temps apr\u00e8s \u00e0 la <strong>premi\u00e8re exp\u00e9dition scientifique en Alaska<\/strong>, en tant que photographe officiel \u2013 l\u2019inauguration d\u2019une longue s\u00e9rie de voyages aux quatre coins des \u00c9tats-Unis.<\/p>\n<p>        \u00c0 lire aussi :<br \/>\n        <a class=\"renvoi-explicite__link\" href=\"https:\/\/www.beauxarts.com\/grand-format\/le-pictorialisme-en-2-minutes\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Le pictorialisme en 2 minutes<\/a><\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"image__img perfmatters-lazy\" alt=\"Edward S. Curtis, Cayuse Mother and Child\" width=\"964\" height=\"1412\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/web328a_rgb_curtis_the_north_american_indian_cl_09601-4-964x1412.jpg\"\/><\/p>\n<p>Edward S. Curtis, Cayuse Mother and Child, 1899\u20131910<\/p>\n<p>    i<\/p>\n<p class=\"legende__cartel\">Photogrpahie \u2022 Courtesy et \u00a9 TASCHEN<\/p>\n<blockquote class=\"editor-content__blockquote editor-content__blockquote--align-left\">\n<p>Curtis r\u00e9alise des portraits \u00e0 l\u2019humanit\u00e9 saisissante, t\u00e9moignant de la relation de confiance qu\u2019il r\u00e9ussit \u00e0 \u00e9tablir avec chacun de ses mod\u00e8les.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">Comme le peintre George Catlin (1796\u20131872) avant lui, Edward S. Curtis se fascine pour les peuples autochtones d\u2019Am\u00e9rique et n\u2019a alors qu\u2019une id\u00e9e en t\u00eate\u00a0: <strong>conserver les traces d\u2019un monde qui dispara\u00eet<\/strong> sous ses yeux. Des plaines du Dakota du Sud au d\u00e9sert californien, Edward S. Curtis embarque donc pour <strong>une multitude d\u2019exp\u00e9ditions<\/strong>, parfois au p\u00e9ril de sa vie \u2013 comme lorsqu\u2019il manque de mourir noy\u00e9 en pleine chasse \u00e0 la baleine, emport\u00e9 dans les flots par un c\u00e9tac\u00e9 harponn\u00e9\u2026<\/p>\n<p>17\u00a0heures de travail par jour<\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"image__img perfmatters-lazy\" alt=\"Edward S. Curtis, The Bowman\" width=\"964\" height=\"1307\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/web413a_rgb_curtis_the_north_american_indian_cl_09601-3-964x1307.jpg\"\/><\/p>\n<p>Edward S. Curtis, The Bowman, 1915<\/p>\n<p>    i<\/p>\n<p class=\"legende__cartel\">Photographie \u2022 Courtesy et \u00a9 TASCHEN<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">Pour l\u2019aider dans son <strong>ambitieux projet<\/strong>, le photographe peut compter sur des soutiens de taille\u00a0: le pr\u00e9sident <strong>Theodore Roosevelt<\/strong> et l\u2019influent banquier <strong>J.P. Morgan<\/strong>. Ce dernier lui apporte une aide financi\u00e8re pr\u00e9cieuse. Curtis peut ainsi s\u2019entourer d\u2019une solide \u00e9quipe compos\u00e9e d\u2019<strong>une dizaine de collaborateurs<\/strong>, pr\u00eats \u00e0 le suivre dans toutes ses exp\u00e9ditions malgr\u00e9 des conditions de travail \u00e9reintantes. Il faut dire que <strong>leur mat\u00e9riel est extr\u00eamement lourd et encombrant<\/strong>, tout comme la quantit\u00e9 de vivres leur permettant de subsister durant des mois dans des territoires hostiles, en proie aux al\u00e9as climatiques. Surtout, ils demeurent \u00e0 pied d\u2019\u0153uvre parfois jusqu\u2019\u00e0 17\u00a0heures par jour.<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">\u00c0 l\u2019aide de son Premo, un appareil \u00e0 plaques s\u00e8ches, Edward S. Curtis <strong>photographie sans rel\u00e2che la vie quotidienne des peuples am\u00e9rindiens<\/strong> et r\u00e9alise des portraits \u00e0 l\u2019humanit\u00e9 saisissante, t\u00e9moignant de la relation de confiance qu\u2019il r\u00e9ussit \u00e0 \u00e9tablir avec chacun de ses mod\u00e8les.<\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"image__img perfmatters-lazy\" alt=\"Edward S. Curtis, In the Piegan Lodge\" width=\"964\" height=\"736\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/web248a_rgb_curtis_the_north_american_indian_cl_09601-5-964x736.jpg\"\/><\/p>\n<p>Edward S. Curtis, In the Piegan Lodge, 1900\u20131911<\/p>\n<p>    i<\/p>\n<p class=\"legende__cartel\">Photographie \u2022 Courtesy et \u00a9 TASCHEN<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">Tel un ethnologue, il <strong>r\u00e9dige des commentaires<\/strong> sous chaque image retenue pour son encyclop\u00e9die, et<strong> enregistre avec un phonographe les r\u00e9cits et les chants<\/strong> des diff\u00e9rents peuples qu\u2019il rencontre. Le projet, qui devait initialement durer sept ans, l\u2019occupera<strong> durant pr\u00e8s de trois d\u00e9cennies<\/strong>, engendrant des co\u00fbts financiers inestimables. En 1930, celui que l\u2019on surnomme \u00ab\u00a0l\u2019attrapeur d\u2019ombres\u00a0\u00bb peut enfin \u00e9crire\u00a0: \u00ab\u00a0Grande est la satisfaction qu\u2019\u00e9prouve l\u2019auteur qui peut enfin dire \u00e0 tous ceux qui lui ont accord\u00e9 une confiance sans bornes\u00a0: c\u2019est achev\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>        \u00c0 lire aussi :<br \/>\n        <a class=\"renvoi-explicite__link\" href=\"https:\/\/www.beauxarts.com\/expos\/les-sioux-dans-limaginaire-du-cliche-a-la-realite\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Les Sioux dans l\u2019imaginaire : du clich\u00e9 \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9<\/a><\/p>\n<p>Une d\u00e9marche humaniste mais critiqu\u00e9e<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">Satisfait, mais<strong> ruin\u00e9<\/strong>\u00a0: Edward S. Curtis a en effet c\u00e9d\u00e9 l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des droits de The North American Indian au fils de J.P. Morgan (le banquier est quant \u00e0 lui d\u00e9c\u00e9d\u00e9 bien avant d\u2019avoir vu l\u2019ach\u00e8vement de l\u2019encyclop\u00e9die). Il subsiste ensuite en travaillant comme <strong>photographe et cameraman \u00e0 Hollywood<\/strong>, tente de publier ses m\u00e9moires sans succ\u00e8s\u2026 Il d\u00e9c\u00e8de finalement d\u2019une crise cardiaque en 1952, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 84\u00a0ans, chez sa fille \u00e0 Los Angeles. Son travail ne sortira de l\u2019ombre que dans les ann\u00e9es 1970, apr\u00e8s la d\u00e9couverte fortuite de plaques de verre dans le sous-sol d\u2019une librairie\u2026<\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"image__img perfmatters-lazy\" alt=\"Edward S. Curtis, \u00ab\u00a0The North American Indian. The Complete Portfolios\u00a0\u00bb reli\u00e9 sous coffret aux \u00e9ditions Taschen, 2025\" width=\"964\" height=\"643\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/modcurtis_the_north_american_indian_cl_int_slipcase012_x_09601-964x643.jpg\"\/><\/p>\n<p>Edward S. Curtis, \u00ab\u00a0The North American Indian. The Complete Portfolios\u00a0\u00bb reli\u00e9 sous coffret aux \u00e9ditions Taschen, 2025<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">L\u2019\u0153uvre monumentale de Curtis s\u2019est depuis retrouv\u00e9e au c\u0153ur de nombreux d\u00e9bats. Bien que m\u00fb par une qu\u00eate d\u2019authenticit\u00e9, le photographe n\u2019a en effet pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 retoucher certaines images lorsque des \u00e9l\u00e9ments du cadre (comme la pr\u00e9sence d\u2019une horloge dans une tente) ne correspondait pas \u00e0 <strong>sa vision fantasm\u00e9e des peuples autochtones<\/strong>. De la m\u00eame mani\u00e8re, l\u2019approche pictorialiste esth\u00e9tisante du photographe exclut de fait la violence de la colonisation et <strong>d\u00e9connecte les cultures am\u00e9rindiennes de leur r\u00e9alit\u00e9 socio-\u00e9conomique<\/strong>. La d\u00e9marche d\u2019Edward S. Curtis n\u2019en demeure pas moins celle d\u2019un humaniste qui aura sacrifi\u00e9 sa vie pour achever son grand \u0153uvre.<\/p>\n<p>        \u00c0 lire aussi :<br \/>\n        <a class=\"renvoi-explicite__link\" href=\"https:\/\/www.beauxarts.com\/expos\/la-passion-meconnue-demile-zola-pour-la-photo-revelee-dans-une-belle-expo-a-versailles\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">La passion m\u00e9connue d\u2019\u00c9mile Zola pour la photo r\u00e9v\u00e9l\u00e9e dans une belle expo \u00e0 Versailles<\/a><\/p>\n<p>  Arrow<\/p>\n<p>The North American Indian<\/p>\n<p class=\"annexe-content__subtitle\">Par Edward S. Curtis<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.taschen.com\/fr\/books\/photography\/09601\/edward-s-curtis-the-north-american-indian-the-complete-portfolios\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00c9d. Taschen \u2022 696 p. \u2022 100 \u20ac<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Son nom ne vous dit peut-\u00eatre rien, mais sans doute avez-vous d\u00e9j\u00e0 crois\u00e9 l\u2019un de ses portraits \u00e0&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":15792,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1357],"tags":[1379,58,59,1011,27,6581,1380,1756],"class_list":{"0":"post-15791","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-livres","8":"tag-books","9":"tag-divertissement","10":"tag-entertainment","11":"tag-fr","12":"tag-france","13":"tag-livre-photo","14":"tag-livres","15":"tag-photographie"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114315531667966483","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15791","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15791"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15791\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15792"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15791"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15791"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15791"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}