{"id":171009,"date":"2025-06-12T14:34:11","date_gmt":"2025-06-12T14:34:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/171009\/"},"modified":"2025-06-12T14:34:11","modified_gmt":"2025-06-12T14:34:11","slug":"venus-de-toute-la-france-pour-le-minifest-13-street-artistes-graffent-les-facades-de-la-seyne-sur-mer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/171009\/","title":{"rendered":"Venus de toute la France pour le Minifest, 13 street-artistes graffent les fa\u00e7ades de La Seyne-sur-Mer"},"content":{"rendered":"<p>Depuis lundi, les street artistes sont au travail dans les rues de La Seyne. <strong>Le Minifest a commenc\u00e9 le 9 juin et se terminera le 16.<\/strong> <strong>Des artistes de la France enti\u00e8re ont donc une semaine pour d\u00e9corer chacun un mur de la ville.<\/strong> \u00ab\u00a0En r\u00e9alit\u00e9, c\u2019est un challenge en termes de temps, en termes physiques. Il fait chaud, on est sur une nacelle, ce n\u2019est pas si simple\u00a0\u00bb, avoue Jean-Rooble, street artiste bordelais.<\/p>\n<p>Mardi, la plupart n\u2019en \u00e9taient qu\u2019au tout d\u00e9but de leur \u0153uvre. Mais ils n\u2019avancent pas tous \u00e0 la m\u00eame allure et n\u2019utilisent pas tous les m\u00eames techniques. \u00ab\u00a0C\u2019est le m\u00eame processus que sur papier, je commence par une esquisse\u00a0\u00bb, explique Nyota, un street artiste pr\u00e9sent pour le festival, \u00ab\u00a0J\u2019ai fini mon croquis, la deuxi\u00e8me \u00e9tape c\u2019est de faire une sous-couche parce que le mur est un peu vieux\u00a0\u00bb. Mardi, certains avaient seulement fini leur esquisse comme Nyota, quand d\u2019autres comme Jean-Rooble commen\u00e7aient d\u00e9j\u00e0 l\u2019application de la couleur. Mais aucun n\u2019\u00e9tait stress\u00e9 par rapport aux d\u00e9lais. \u00ab\u00a0Je prends mon temps\u00a0\u00bb, affirme Nyota.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C\u2019est une vitrine pour nous\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong>Environ treize artistes sont pr\u00e9sents pour cette occasion.<\/strong> Certains sont de la r\u00e9gion, comme Mica Twoer, originaire de Bormes-les-Mimosas. \u00ab\u00a0C\u2019est sympa de faire partie de ce circuit de street art qui se cr\u00e9e \u00e0 La Seyne-sur-Mer\u00a0\u00bb, affirme-t-il. Tous les artistes ne participent pas au festival pour la m\u00eame raison. Chacun a ses motivations, mais ils font tous \u00e7a par passion. C\u2019est ce qu\u2019explique Harry James: \u00ab\u00a0J\u2019ai envie de transmettre quelque chose \u00e0 travers mes fresques.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Au Minifest, la r\u00e9mun\u00e9ration est faible, mais les artistes b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019une grande libert\u00e9 artistique. \u00ab\u00a0\u00c0 l\u2019ann\u00e9e, 90% de mes \u0153uvres sont des commandes. Alors qu\u2019ici, on fait ce qu\u2019on veut, et c\u2019est \u00e7a le r\u00e9el avantage\u00a0\u00bb, explique Nyota. C\u2019est aussi une occasion pour les artistes de voyager et de faire voyager leur art. \u00ab\u00a0Aller peindre dans des endroits loin de chez nous, \u00e7a permet de s\u2019exporter, d\u2019\u00eatre vu dans d\u2019autres villes\u00a0\u00bb, souligne l\u2019artiste bordelais. Mais ce n\u2019est pas la seule chose qu\u2019il appr\u00e9cie dans ce festival: \u00ab\u00a0L\u2019ambiance est conviviale. C\u2019est une occasion de revoir des artistes avec qui on s\u2019entend bien\u00a0\u00bb, continue Jean-Rooble. C\u2019est aussi une opportunit\u00e9 de faire d\u00e9couvrir leur style et leurs \u0153uvres. \u00ab\u00a0\u00c0 chaque fois qu\u2019on peint un mur en tant que street artiste, \u00e7a revient \u00e0 peindre notre carte de visite. C\u2019est une vitrine pour nous\u00a0\u00bb, affirme Harry James.<\/p>\n<p>                                Une grande diversit\u00e9 d\u2019\u0153uvres <\/p>\n<p>Les street artistes pr\u00e9sents ont des styles tr\u00e8s diff\u00e9rents, ce qui permet des productions diverses. Jean-Rooble est un artiste r\u00e9aliste, il peint \u00e0 partir de photos. Sur l\u2019un des murs de la rue Baptistin-Paul, il repr\u00e9sente le portrait de Wayron, un Br\u00e9silien qu\u2019il a rencontr\u00e9 en Irlande. Il explique sa d\u00e9marche artistique: \u00ab\u00a0J\u2019essaie de me d\u00e9centrer de qui je suis, de notre histoire, et de donner un peu de visibilit\u00e9 \u00e0 des gens qui n\u2019en ont pas tant que \u00e7a.\u00a0\u00bb Dans cette optique, l\u2019artiste peint des personnes pouvant \u00eatre touch\u00e9es par la discrimination au quotidien.<\/p>\n<p>Au 2 rue Marcel-Dassault, Harry James, de son c\u00f4t\u00e9, fait un clin d\u2019\u0153il au classicisme avec la Renaissance comme r\u00e9f\u00e9rence: \u00ab\u00a0J\u2019ai choisi de repr\u00e9senter Apollon dans une position d\u2019archer, il distribue une fl\u00e8che d\u2019amour mais le public ne pourra pas la voir. J\u2019ai envie que ce soit le spectateur qui finisse ma pens\u00e9e.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Sur l\u2019une des fa\u00e7ades de l\u2019\u00e9cole Jean-Jaur\u00e8s, Mica Twoer, lui, d\u00e9cide de peindre une machine \u00e0 pince dans le style cartoon. \u00ab\u00a0En haut, vous pourrez lire &lsquo;Catch me if you can\u00a0\u00bb et dans la pince, on peut voir un oiseau, mon personnage signature\u00a0\u00bb, d\u00e9crit-il.<\/p>\n<p>Pour Braga, c\u2019est un chien qui r\u00e9pare un bateau qu\u2019il repr\u00e9sente juste au-dessus d\u2019un toiletteur pour chiens. Nyota, lui, a d\u00e9cid\u00e9 de peindre le portrait d\u2019un personnage capuch\u00e9 et entour\u00e9 de fleurs.<\/p>\n<p>M\u00eame si tous ont une id\u00e9e en t\u00eate, certaines choses restent incertaines. \u00ab\u00a0Il y a certains al\u00e9as qu\u2019on ne ma\u00eetrise pas forc\u00e9ment. Moi aussi, j\u2019ai h\u00e2te de d\u00e9couvrir le r\u00e9sultat final de mon \u0153uvre\u00a0\u00bb, avoue Harry James.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Depuis lundi, les street artistes sont au travail dans les rues de La Seyne. 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