{"id":178115,"date":"2025-06-15T10:06:12","date_gmt":"2025-06-15T10:06:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/178115\/"},"modified":"2025-06-15T10:06:12","modified_gmt":"2025-06-15T10:06:12","slug":"au-victoria-and-albert-museum-les-visiteurs-peuvent-manipuler-des-oeuvres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/178115\/","title":{"rendered":"Au Victoria and Albert Museum, les visiteurs peuvent manipuler des \u0153uvres"},"content":{"rendered":"<p>Ouvert au public le 31 mai, un nouvel espace interactif de l\u2019institution londonienne abrite 250\u00a0000 pi\u00e8ces issues des r\u00e9serves, dont certaines peuvent \u00eatre mani\u00e9es avec des gants de protection.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Une \u0153uvre provoquera-t-elle la m\u00eame \u00e9motion si elle peut-\u00eatre manipul\u00e9e? Un nouvel espace interactif du\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/musique\/a-londres-le-victoria-and-albert-museum-recrute-un-specialiste-de-taylor-swift-20240227\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"Article\" rel=\"noopener\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">Victoria and Albert Museum<\/a>, situ\u00e9 dans l\u2019est de Londres, offre aux visiteurs la possibilit\u00e9 d\u2019acc\u00e9der sur demande \u00e0 des milliers d&rsquo;objets issus de ses r\u00e9serves. L\u2019objectif du mus\u00e9e, faire tomber les barri\u00e8res physiques et mentales pour accueillir tous les publics, dont les jeunes. \u00ab\u00a0C&rsquo;est fantastique\u00a0! Et tellement mieux qu&rsquo;un mus\u00e9e ordinaire\u00a0\u00bb, s&rsquo;enthousiasme Jane Bailey. Cette professeure de physique \u00e0 la retraite n&rsquo;arrive pas \u00e0 d\u00e9tacher son regard de la batterie de Keith Moon, batteur du l\u00e9gendaire groupe de rock des ann\u00e9es 1960-1970, The Who.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">\u00ab\u00a0J&rsquo;aimerais le ressusciter pour qu&rsquo;il puisse nous jouer un morceau, ce serait fabuleux\u00a0\u00bb dit-elle en pointant du doigt l&rsquo;impressionnante batterie noire et rouge dispos\u00e9e sur une palette, elle-m\u00eame pos\u00e9e sur une \u00e9tag\u00e8re m\u00e9tallique. \u00c0 c\u00f4t\u00e9, des dizaines d&rsquo;objets pr\u00e9cieux &#8211;\u00a0c\u00e9ramiques, tableaux, jouets issus du r\u00e8gne des Tudor&#8230; &#8211; se partagent l\u2019espace aux airs de hangar commercial.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Cet endroit, c&rsquo;est la Storehouse du Victoria et Albert Museum, une antenne de ce grand mus\u00e9e londonien des arts d\u00e9coratifs, qui a ouvert le 31 mai. Mardi, elle a re\u00e7u la visite de\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/flash-actu\/une-nouvelle-statue-de-cire-de-la-princesse-kate-devoilee-chez-madame-tussauds-a-londres-20250521\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"NewsFlash\" rel=\"noopener\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">la princesse Kate<\/a>, marraine de l&rsquo;institution. Situ\u00e9e sur l&rsquo;ancien site des Jeux Olympiques de 2012, dans l&rsquo;est de la capitale, elle abrite quelque 250\u00a0000 pi\u00e8ces issues des r\u00e9serves du mus\u00e9e, r\u00e9parties sur quatre \u00e9tages, soit un cinqui\u00e8me de sa collection totale.<\/p>\n<p>Manipuler les \u0153uvres avec des gants<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Certaines pi\u00e8ces comme Le train bleu, impressionnant rideau de sc\u00e8ne pour le ballet du m\u00eame nom, long de douze m\u00e8tres et peint d&rsquo;apr\u00e8s un tableau de Picasso, n&rsquo;ont quasiment jamais \u00e9t\u00e9 expos\u00e9es. Ici, pas de vitres protectrices, toutes les \u0153uvres sont accessibles au public, sept jours sur sept, gratuitement. Mais surtout, des milliers de pi\u00e8ces peuvent \u00eatre r\u00e9serv\u00e9es sur le site internet du mus\u00e9e. Une fois la r\u00e9servation effectu\u00e9e, elles sont mises \u00e0 la disposition du visiteur, qui peut les manipuler \u00e0 l&rsquo;aide de gants fournis par l&rsquo;institution. Le tout sous l&rsquo;\u00e9troite surveillance de membres du personnel.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">\u00ab\u00a0Notre collection appartient \u00e0 tout le monde, et tout le monde doit pouvoir y avoir acc\u00e8s librement\u00a0\u00bb, explique Georgia Haseldine, l&rsquo;une des conservatrices du mus\u00e9e, affirmant que cette initiative est \u00ab\u00a0une premi\u00e8re mondiale\u00a0\u00bb. Reste que le projet a d&rsquo;abord suscit\u00e9 les craintes d&rsquo;une partie du personnel, redoutant des d\u00e9gradations. \u00ab\u00a0Mais une fois que nous avons expliqu\u00e9 le projet en insistant sur la n\u00e9cessit\u00e9 de nous ouvrir et de regarder vers l&rsquo;avenir\u00a0\u00bb, ces derni\u00e8res se sont envol\u00e9es, assure-t-elle.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Selon la conservatrice, \u00ab\u00a0le fait de pouvoir \u00e9tudier l&rsquo;arri\u00e8re d&rsquo;un objet, regarder \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;une robe&#8230; toutes ces choses participent \u00e0 notre fa\u00e7on d&rsquo;appr\u00e9hender notre culture mat\u00e9rielle\u00a0\u00bb. Ce projet est \u00ab\u00a0assez inhabituel\u00a0\u00bb, souligne aupr\u00e8s de l&rsquo;AFP Kate Hill, chercheuse sp\u00e9cialiste de l&rsquo;histoire des mus\u00e9es \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Lincoln en Angleterre. Si les grands mus\u00e9es commencent \u00e0 se lancer dans des \u00ab\u00a0visites guid\u00e9es\u00a0\u00bb de leurs r\u00e9serves, elles se limitent souvent \u00e0 des d\u00e9ambulations \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;\u0153uvres hautement prot\u00e9g\u00e9es. \u00ab\u00a0Elles sont visibles mais pas accessibles\u00a0\u00bb, r\u00e9sume-t-elle.<\/p>\n<blockquote class=\"fig-quote&#10;    \">\n<p class=\"fig-quote__text\">\u00ab Les \u0153uvres d\u2019art ne devraient pas \u00eatre derri\u00e8re une vitre.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>            Gemma Glaister, une visiteuse\n    <\/p><\/blockquote>\n<p class=\"fig-paragraph\">En pleine fl\u00e2nerie dans la r\u00e9serve du Victoria and Albert, Gemma Glaister a un avis tranch\u00e9 sur le sujet. \u00ab\u00a0Les \u0153uvres d&rsquo;art ne devraient pas \u00eatre derri\u00e8re une vitre, loin des gens, je pense qu&rsquo;elles devraient \u00eatre proches, interactives\u00a0\u00bb, soutient la jeune femme de 28 ans. M\u00eame sentiment pour Manu Garza, un New-Yorkais install\u00e9 \u00e0 Londres depuis janvier, qui ne sait o\u00f9 donner de la t\u00eate. Selon lui, l&rsquo;avenir des mus\u00e9es r\u00e9side dans le fait d&rsquo;avoir \u00ab\u00a0acc\u00e8s aux \u0153uvres\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Contrairement \u00e0 un mus\u00e9e traditionnel, il n&rsquo;y a ici pratiquement pas de pancartes explicatives. Mais des QR codes ont \u00e9t\u00e9 diss\u00e9min\u00e9s sur le parcours. Ils renvoient au catalogue, permettant au visiteur de se renseigner sur l&rsquo;\u0153uvre qu&rsquo;il vient de contempler. \u00ab\u00a0Vous pouvez voir un objet que vous ne connaissiez pas il y a cinq minutes mais qui a attir\u00e9 votre attention et soudain vous voulez en savoir plus. C&rsquo;est formidable\u00a0\u00bb, dit Jane Bailey. Pour Kate Hill, l&rsquo;ouverture des r\u00e9serves est une fa\u00e7on de faire du visiteur un acteur et non plus le r\u00e9ceptacle passif d&rsquo;un savoir dispens\u00e9 par des experts. \u00ab\u00a0C&rsquo;est une invitation \u00e0 participer \u00e0 la conversation\u00a0\u00bb, conclut-elle.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Ouvert au public le 31 mai, un nouvel espace interactif de l\u2019institution londonienne abrite 250\u00a0000 pi\u00e8ces issues des&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":178116,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1358],"tags":[47,1350,1348,1384,1385,1345,650,251,1386,58,59,1349,1346,1011,27,1351,4534,3048,873,252,1347,1352],"class_list":{"0":"post-178115","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-arts-et-design","8":"tag-actualite","9":"tag-architecture","10":"tag-arts","11":"tag-arts-and-design","12":"tag-arts-et-design","13":"tag-cine","14":"tag-cinema","15":"tag-culture","16":"tag-design","17":"tag-divertissement","18":"tag-entertainment","19":"tag-expositions","20":"tag-films","21":"tag-fr","22":"tag-france","23":"tag-litterature","24":"tag-londres","25":"tag-musee","26":"tag-musique","27":"tag-television","28":"tag-theatre","29":"tag-urbanisme"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114686825920873325","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/178115","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=178115"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/178115\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/178116"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=178115"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=178115"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=178115"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}