{"id":187347,"date":"2025-06-19T02:37:11","date_gmt":"2025-06-19T02:37:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/187347\/"},"modified":"2025-06-19T02:37:11","modified_gmt":"2025-06-19T02:37:11","slug":"un-point-de-deal-et-de-prostitution-un-ancien-restaurant-de-lavenue-villermont-a-nice-est-squatte-depuis-2023-et-inquiete-le-quartier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/187347\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Un point de deal et de prostitution\u00a0\u00bb: un ancien restaurant de l\u2019avenue Villermont \u00e0 Nice est squatt\u00e9 depuis 2023 et inqui\u00e8te le quartier"},"content":{"rendered":"<p>Dans ce quartier, d\u00e9crit auparavant comme tranquille par les habitants et commer\u00e7ants, la vie devient de plus en plus difficile. D\u00e9chets, d\u00e9jections humaines, seringues \u00e0 terre, fortes odeurs, prostitution\u2026 Plusieurs riverains de l\u2019avenue Villermont ont alert\u00e9 les \u00e9lus locaux \u00e0 de nombreuses reprises. Selon eux, sans r\u00e9sultat.<\/p>\n<p>Le dernier point de crispation: le local du restaurant Mon petit jardin, ferm\u00e9 depuis l\u2019\u00e9t\u00e9 2023, d\u00e9sormais squatt\u00e9. L\u2019\u00e9tablissement a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9 en cessation de paiement le 31 ao\u00fbt 2023 et n\u2019a plus ouvert ses portes.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Un point de deal et de prostitution\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Au d\u00e9but, c\u2019\u00e9tait paisible. Puis en hiver, un ou deux SDF ont trouv\u00e9 le truc et sont venus squatter la terrasse. \u00c7a allait, sauf qu\u2019ensuite, c\u2019est devenu un point de deal. Et depuis six mois, c\u2019est carr\u00e9ment devenu un lieu de prostitution\u00a0\u00bb, regrette Jean-Pierre Pessina, pr\u00e9sident de plusieurs conseils syndicaux de l\u2019avenue Villermont et r\u00e9sident du quartier depuis 62 ans. Face aux nombreux t\u00e9moignages de riverains et commer\u00e7ants, il s\u2019est constitu\u00e9 porte-parole.<\/p>\n<p>Impossible d\u2019acc\u00e9der \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du restaurant. Mais la terrasse ext\u00e9rieure est bien occup\u00e9e. Les vitres sont cass\u00e9es, auparavant \u00e0 demi couvertes par des b\u00e2ches de fortune flottants aux quatre vents, avant que tout soit arrach\u00e9 par une riveraine exc\u00e9d\u00e9e ce mardi 17 juin. \u00c0 l\u2019int\u00e9rieur, un amas d\u2019objets et de couvertures, une forte odeur, et surtout plusieurs personnes allong\u00e9es dont l\u2019agitation autour ne trouble pas le repos.<\/p>\n<p>D\u00e9sormais, plusieurs commer\u00e7ants du quartier affirment avoir aper\u00e7u des seringues usag\u00e9es et des filles entrer et ressortir une quinzaine de minutes plus tard. \u00ab\u00a0C\u2019est toute la nuit\u00a0\u00bb, fulmine une restauratrice des environs. \u00ab\u00a0Avant, c\u2019\u00e9tait un restaurant agr\u00e9able et \u00e7a faisait une rue sympathique. Maintenant, les gens peuvent se dire qu\u2019il ne faut pas rentrer trop tard pour rester en s\u00e9curit\u00e9\u00a0\u00bb, poursuit-elle. Une autre commer\u00e7ante, proche du restaurant abandonn\u00e9, affirme qu\u2019elle aper\u00e7oit parfois des r\u00f4deurs autour de sa voiture. \u00ab\u00a0Il y a une voisine qui se l\u00e8ve tous les jours entre trois et quatre heures du matin pour v\u00e9rifier qu\u2019il n\u2019y a pas le feu \u00e0 la terrasse\u00a0\u00bb, assure-t-elle. Car au num\u00e9ro 23, le local est int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 un immeuble, avec cinq \u00e9tages de logements.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C\u2019est l\u2019inertie la plus totale\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La Municipalit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 avertie par de nombreux mails et courriers depuis deux ans. Jean-Pierre Pessina sort un \u00e9pais dossier, de plusieurs centim\u00e8tres. Inscrit au marqueur sur la couverture: \u00ab\u00a0Dossier SDF\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Voil\u00e0 tous nos \u00e9changes. Mais honn\u00eatement, rien n\u2019a boug\u00e9 depuis. C\u2019est l\u2019inertie la plus totale\u00a0\u00bb, bougonne le repr\u00e9sentant de l\u2019avenue.<\/p>\n<p>              <img ci-src=\"https:\/\/www.nicematin.com\/vie-locale\/protec\/DATA_ART_15741343-ZkTTUBB3.jpg?vh=4e06e0&amp;ci_seal=ba0cbc1706\" alt=\"\"\/><br \/>\n        \u00c0 l\u2019int\u00e9rieur du local, un amoncellement d\u2019objets.  <strong>Photo Jean-Pierre Pessina.<\/strong> <\/p>\n<p>Dans une r\u00e9ponse en juin 2024, la Ville, affirme avoir saisi la cellule Squat de la police municipale (<a href=\"https:\/\/www.nicematin.com\/vie-locale\/une-cellule-squat-un-dispositif-unique-en-france-a-nice-pour-enqueter-sur-les-lieux-occupes-illegalement-725683?t=1747755977\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">en place depuis 2009<\/a>). Plus r\u00e9cemment, en janvier, Christian Estrosi a m\u00eame pu accompagner Jean-Pierre Pessina pour constater la situation. \u00ab\u00a0J\u2019ai soulev\u00e9 la b\u00e2che, je lui ai montr\u00e9 l\u2019int\u00e9rieur. Il m\u2019a dit que \u00e7a ne pouvait pas durer. La police municipale m\u2019a rappel\u00e9 en me disant qu\u2019ils allaient prendre le probl\u00e8me \u00e0 bras-le-corps. Mais \u00e7a fait cinq mois\u00a0\u00bb, ironise le Ni\u00e7ois.<\/p>\n<p>La police municipale intervient souvent, contr\u00f4le ce qui se passe. Mais uniquement de l\u2019ext\u00e9rieur. Le restaurant \u00e9tant un lieu priv\u00e9, elle n\u2019a pas le droit d\u2019y p\u00e9n\u00e9trer sans autorisation. C\u2019est bien l\u00e0 le hic. \u00ab\u00a0La police municipale n\u2019a pas manqu\u00e9 de contacter le propri\u00e9taire des lieux pour l\u2019inviter \u00e0 engager une proc\u00e9dure de mani\u00e8re \u00e0 mettre un terme \u00e0 cette situation. Pour autant, celui-ci s\u2019y refuse. Nous ne pouvons donc pas intervenir outre mesure\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise la Ville dans un courrier adress\u00e9 \u00e0 Jean-Pierre Pessina. Autrement dit: sans d\u00e9p\u00f4t de plainte ou de saisie de la justice, aucune action n\u2019est possible.<\/p>\n<p>La pr\u00e9fecture agira \u00ab\u00a0prochainement\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Depuis, selon la Ville de Nice, le propri\u00e9taire des lieux aurait engag\u00e9 une proc\u00e9dure d\u2019expulsion, \u00ab\u00a0avec une d\u00e9cision favorable obtenue en septembre 2024\u00a0\u00bb. Un commissaire de justice serait intervenu, sans succ\u00e8s. La Ville de Nice a donc d\u00fb se tourner vers la pr\u00e9fecture des Alpes-Maritimes pour demander une expulsion de force.<\/p>\n<p>Mais sur ce point, les deux institutions se renvoient la balle.<\/p>\n<p> \u00ab\u00a0La Ville ne peut prendre en compte la d\u00e9faillance de l\u2019\u00c9tat pour accepter qu\u2019une telle situation perdure et engendre d\u2019importantes nuisances pour le voisinage\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise-t-on en mairie. R\u00e9ponse de la pr\u00e9fecture des Alpes-Maritimes: \u00ab\u00a0La demande d\u2019expulsion transmise en d\u00e9cembre 2024 n\u2019a pas pu \u00eatre accord\u00e9e faute de compl\u00e9tude du dossier. Une nouvelle demande conforme a \u00e9t\u00e9 depuis transmise et le concours de la force publique sera octroy\u00e9 par le pr\u00e9fet prochainement\u00a0\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Dans ce quartier, d\u00e9crit auparavant comme tranquille par les habitants et commer\u00e7ants, la vie devient de plus en&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":187348,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2819],"tags":[1111,11,1777,674,1011,27,12,2401,882,25,3366],"class_list":{"0":"post-187347","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-nice","8":"tag-actu","9":"tag-actualites","10":"tag-eu","11":"tag-europe","12":"tag-fr","13":"tag-france","14":"tag-news","15":"tag-nice","16":"tag-provence-alpes-cote-dazur","17":"tag-republique-francaise","18":"tag-vie-locale"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114707709487367896","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/187347","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=187347"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/187347\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/187348"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=187347"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=187347"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=187347"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}