{"id":188343,"date":"2025-06-19T11:59:09","date_gmt":"2025-06-19T11:59:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/188343\/"},"modified":"2025-06-19T11:59:09","modified_gmt":"2025-06-19T11:59:09","slug":"une-installation-tentaculaire-et-gratuite-a-voir-au-109-a-nice","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/188343\/","title":{"rendered":"Une installation tentaculaire et gratuite \u00e0 voir au 109 \u00e0 Nice"},"content":{"rendered":"<p>En foulant, dans une obscurit\u00e9 quasi-compl\u00e8te, le sol de la Grande Halle des anciens abattoirs recouvert de sable, la sensation de perte de rep\u00e8res se fait instantan\u00e9ment.<\/p>\n<p>Amplifi\u00e9e par ce que l\u2019on d\u00e9couvre au fur et \u00e0 mesure que notre vision s\u2019adapte \u00e0 la p\u00e9nombre: d\u2019\u00e9tranges cr\u00e9atures aquatiques flottant dans les airs, tandis qu\u2019\u00e0 nos pieds des sculptures hybrides, \u00e0 la fois translucides et lumineuses, aux allures d\u2019aliens, font s\u2019entrelacer, sur fond sonore lancinant, la fiction et le r\u00e9el.<\/p>\n<p><strong>Prix Bernar Venet et Jeux olympiques<\/strong><\/p>\n<p>Ainsi nous appara\u00eet, au c\u0153ur du 109, \u00ab\u00a0La zone de minuit\u00a0\u00bb, une exposition faisant partie de la Biennale des arts et de l\u2019oc\u00e9an, La mer autour de nous. Et qui a vu le jour gr\u00e2ce \u00e0 une carte blanche donn\u00e9e par le Mamac, (dans le cadre de sa programmation hors les murs) le 109 et la Station \u00e0 l\u2019artiste Ugo Schiavi. Ce Toulonnais d\u2019origine, dipl\u00f4m\u00e9 de la villa Arson et qui vit d\u00e9sormais \u00e0 Marseille, est laur\u00e9at du prix Bernar Venet 2011. Artiste international, Ugo Schiavi a particip\u00e9 notamment au Voyage \u00e0 Nantes en 2021, la Biennale de Lyon en 2022 et a re\u00e7u la commande de la sculpture Euphoria pour le village des athl\u00e8tes \u00e0 l\u2019occasion des Jeux olympiques de Paris en 2024.<\/p>\n<p><strong>Son bio acoustique<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J\u2019avais d\u00e9j\u00e0 travaill\u00e9 autour de la question de la mer, des oc\u00e9ans, de la pollution, de l\u2019empreinte de l\u2019homme dans cet environnement-l\u00e0, distille-t-il. Mon expo \u00e0 Arles s\u2019int\u00e9ressait aussi \u00e0 ces sujets-l\u00e0, la question du Rh\u00f4ne, de la M\u00e9diterran\u00e9e. En revanche, les abysses, c\u2019est la premi\u00e8re fois que je m\u2019y plonge.\u00a0\u00bb Quant au c\u00f4t\u00e9 immersif, il est ax\u00e9 sur un parti pris: \u00ab\u00a0J\u2019avais la volont\u00e9 d\u2019utiliser le lieu, mais aussi de l\u2019amener ailleurs, afin que m\u00eame les gens auquel il est familier ne puissent pas le reconna\u00eetre.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Une exp\u00e9rience dont le son a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u en collaboration avec un bio acousticien dont les recherchent portent principalement sur l\u2019enregistrement et l\u2019\u00e9tude des sons des abysses. Afin de comprendre l\u2019impact de la pollution sonore humaine sur les grands mammif\u00e8res marins. Mix\u00e9 avec des \u00e9l\u00e9ments travaill\u00e9s de fa\u00e7on purement digitale, cet habillage se fait enveloppant.<\/p>\n<p><strong>Mod\u00e9lisation 3 D et num\u00e9risation<\/strong><\/p>\n<p>Pour obtenir les cr\u00e9atures-sculptures, Ugo Schiavi les a d\u2019abord mod\u00e9lis\u00e9es en 3D, puis mat\u00e9rialis\u00e9es, avant de les faire revenir \u00e0 leur \u00e9tat num\u00e9rique, afin qu\u2019elles deviennent les protagonistes d\u2019un film en images de synth\u00e8se. Dans un va-et-vient continu entre le monde virtuel et le monde physique. Pour aboutir \u00e0 cet univers compl\u00e8tement fantasm\u00e9. \u00ab\u00a0On conna\u00eet 3% \u00e0 peu pr\u00e8s de ce qui se passe sur nos pieds. Pourtant, c\u2019est l\u2019origine de la vie. Mais on pr\u00e9f\u00e8re aller dans le ciel, sur Mars, sur la Lune, qu\u2019explorer la mer.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Suspendues aux structures m\u00e9talliques qui accueillaient autrefois des carcasses animales, les cr\u00e9atures sculptures (dont le verre est le mat\u00e9riau principal (1)) d\u00e9voilent par transparence un r\u00e9seau complexe de c\u00e2bles et de dispositifs technologiques. Des d\u00e9chets qui \u00e9voquent les c\u00e2bles courant le long des fonds marins comme des veines artificielles. L\u2019installation rappelle \u00e0 la fois que nous sommes connect\u00e9s par des flux multiples, tout en mettant en lumi\u00e8re nos responsabilit\u00e9s envers la plan\u00e8te.<\/p>\n<p><strong>Entre 1.000 et 4.000m\u00e8tres de profondeur<\/strong><\/p>\n<p>Quant au titre, \u00ab\u00a0La Zone de minuit\u00a0\u00bb, il est une mani\u00e8re po\u00e9tique d\u2019\u00e9voquer la zone bathyp\u00e9lagique, qui est la couche de la colonne d\u2019eau situ\u00e9e entre 1.000 et 4.000m de profondeur et dont la temp\u00e9rature ne d\u00e9passe pas les 4\u00b0C. Une zone qui abrite de nombreux animaux abyssaux comme les baudroies abyssales, les chim\u00e8res, les calmars g\u00e9ants et les calmars colossaux. Un constat s\u2019impose: alors que nous nous \u00e9tions imagin\u00e9 un monde de t\u00e9n\u00e8bres, celui-ci brille en r\u00e9alit\u00e9 de particules et autres explosions luminescentes. Par analogie, les sculptures produisent leur lumi\u00e8re, seules sources lumineuses d\u2019une installation plong\u00e9e dans l\u2019obscurit\u00e9. Telles d\u2019\u00e9tincelants bijoux mis en vedette sur l\u2019\u00e9cran noir de La zone de minuit.<\/p>\n<p>1. Les pi\u00e8ces en verre ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es au Centre international de recherche sur le verre et les arts plastiques (Cirva) \u00e0 Marseille.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"En foulant, dans une obscurit\u00e9 quasi-compl\u00e8te, le sol de la Grande Halle des anciens abattoirs recouvert de sable,&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":188344,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2819],"tags":[1111,11,251,1777,674,8202,1011,27,12,2401,882,25],"class_list":{"0":"post-188343","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-nice","8":"tag-actu","9":"tag-actualites","10":"tag-culture","11":"tag-eu","12":"tag-europe","13":"tag-expos","14":"tag-fr","15":"tag-france","16":"tag-news","17":"tag-nice","18":"tag-provence-alpes-cote-dazur","19":"tag-republique-francaise"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114709919368079457","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/188343","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=188343"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/188343\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/188344"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=188343"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=188343"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=188343"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}