{"id":188928,"date":"2025-06-19T17:25:38","date_gmt":"2025-06-19T17:25:38","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/188928\/"},"modified":"2025-06-19T17:25:38","modified_gmt":"2025-06-19T17:25:38","slug":"comment-la-toile-retrouvee-dans-les-reserves-du-musee-de-libourne-a-ete-authentifiee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/188928\/","title":{"rendered":"comment la toile retrouv\u00e9e dans les r\u00e9serves du mus\u00e9e de Libourne a \u00e9t\u00e9 authentifi\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Le tableau n\u2019a pas encore d\u00e9voil\u00e9 tous ses secrets\u2026\u00a0\u00bb Caroline Fillon, directrice du mus\u00e9e des Beaux-Arts de Libourne, aime \u00e0 d\u00e9finir l\u2019aventure comme une enqu\u00eate polici\u00e8re. Une enqu\u00eate faite d\u2019hypoth\u00e8ses, de fils \u00e0 d\u00e9rouler, d\u2019analyses scientifiques, d\u2019indices parfois myst\u00e9rieux \u00e0 exploiter, les faits rassembl\u00e9s formant un faisceau de preuves suffisant pour \u00e9tablir une conviction. Et celle du comit\u00e9 scientifique r\u00e9uni autour de cette repr\u00e9sentation d\u2019\u00ab\u00a0Atalante et Hippom\u00e8ne\u00a0\u00bb, illustration d\u2019un r\u00e9cit issu des \u00ab\u00a0M\u00e9tamorphoses\u00a0\u00bb d\u2019Ovide, est d\u00e9sormais r\u00e9solue. La toile retrouv\u00e9e dans les r\u00e9serves du mus\u00e9e des Beaux-Arts de Libourne, \u00e0 l\u2019occasion du r\u00e9colement des collections, est un original. <a href=\"https:\/\/www.sudouest.fr\/lieux\/gironde\/libourne\/la-toile-qui-dormait-dans-les-reserves-d-un-musee-de-gironde-est-bien-celle-d-un-maitre-italien-du-xviie-siecle-24837358.php\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Une \u0153uvre du ma\u00eetre italien de la peinture baroque du XVIIe\u00a0si\u00e8cle Guido Reni.<\/a> \u00ab\u00a0Le Guide\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Non seulement il s\u2019agit d\u2019un original, mais elle pourrait \u00eatre la premi\u00e8re version de ce chef-d\u2019\u0153uvre, \u00e0 partir desquelles ont \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9s les autres exemplaires connus\u00a0\u00bb, s\u2019enthousiasme Philippe Buisson, maire de Libourne. L\u2019\u00e9lu ne veut y voir \u00ab\u00a0ni une proclamation, ni une vantardise\u00a0\u00bb, mais le fruit d\u2019un travail pluridisciplinaire, du coll\u00e8ge international d\u2019experts r\u00e9uni autour de l\u2019\u0153uvre du Guide, mais aussi du laboratoire d\u2019analyses scientifiques.<\/p>\n<p>La preuve par 1110<\/p>\n<p>Les \u00e9l\u00e9ments de preuve\u00a0? La pr\u00e9sence de repentirs, trahissant l\u2019intervention du ma\u00eetre, des changements de composition peu compatibles avec une copie, mais aussi l\u2019utilisation de pigments sp\u00e9cifiques pr\u00e9cieux, \u00ab\u00a0on\u00e9reux \u00e0 l\u2019\u00e9poque\u00a0\u00bb, et d\u2019une toile sans coutures \u00ab\u00a0rare et pr\u00e9cieuse\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>        <img decoding=\"async\" id=\"23626232\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/20250313183525-davt73.jpg\" alt=\"Sophie Jarrosson s\u2019est compl\u00e8tement investie dans la restauration de cette \u0153uvre exceptionnelle du XVIIe\u00a0si\u00e8cle. \u00ab\u00a0Un acm\u00e9 dans ma carri\u00e8re.\u00a0\u00bb\" itemprop=\"contentURL\"\/><\/p>\n<p>    Sophie Jarrosson s\u2019est compl\u00e8tement investie dans la restauration de cette \u0153uvre exceptionnelle du XVIIe\u00a0si\u00e8cle. \u00ab\u00a0Un acm\u00e9 dans ma carri\u00e8re.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>archives Thierry DAVID\/SO<\/p>\n<p>Il y a \u00e9galement ce num\u00e9ro cryptique, \u00ab\u00a01110\u00a0\u00bb, d\u00e9couvert en bas \u00e0 gauche de la toile. Une \u00e9nigme encore il y a quelques mois. Et finalement un alli\u00e9 pr\u00e9cieux dans le travail d\u2019authentification. Ce num\u00e9ro d\u2019inventaire, rappellent les experts, a permis d\u2019identifier la toile comme appartenant au marquis de Legan\u00e9s en 1641, puis \u00e0 la famille Madrazo, avant de devenir propri\u00e9t\u00e9 du marquis de Salamanca, dont la collection sera dispers\u00e9e en 1867. La toile est r\u00e9put\u00e9e rachet\u00e9e par son mandataire avant de dispara\u00eetre dans la nature. Elle ressurgit lors de la donation effectu\u00e9e \u00e0 la Ville de Libourne en 1949 par la veuve de Guillaume Chastenet de Castaing, ancien d\u00e9put\u00e9 de Gironde.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Originaux multiples\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La question d\u2019une \u0153uvre r\u00e9alis\u00e9e de la main m\u00eame de l\u2019artiste reste enti\u00e8re. Mais pas r\u00e9dhibitoire. Guido Reni avait autour de lui, rappellent les experts, un groupe d\u2019\u00e9l\u00e8ves et de collaborateurs de grand talent. \u00ab\u00a0Les \u0153uvres de l\u2019\u00e9poque \u00e9taient souvent collaboratives\u00a0\u00bb, rappelle Corentin Dury, charg\u00e9 des collections anciennes au mus\u00e9e des Beaux-Arts d\u2019Orl\u00e9ans, qui a dirig\u00e9 une exposition consacr\u00e9e au Guide. \u00ab\u00a0L\u2019imagerie du peintre travaillant son art seul dans son atelier remonte au XIXe\u00a0si\u00e8cle. Cela se passait diff\u00e9remment au XVIIe.\u00a0\u00bb<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0C\u2019est un sujet rare au XVIIe\u00a0si\u00e8cle. Avec une part de nu importante, m\u00eame pour l\u2019\u00e9poque\u2026\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>Le peintre n\u2019h\u00e9sitait pas, de fait, \u00e0 r\u00e9aliser plusieurs versions de ses toiles. Des \u00ab\u00a0originaux multiples\u00a0\u00bb, reprend Corentin Dury, qui sont m\u00eame une marque de fabrique. Trois autres versions de cet \u00ab\u00a0Atalante et Hippom\u00e8ne\u00a0\u00bb sont aujourd\u2019hui identifi\u00e9es. L\u2019une est conserv\u00e9e au mus\u00e9e de Capodimonte \u00e0 Naples, l\u2019autre au mus\u00e9e du Prado \u00e0 Madrid, le dernier ayant \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9 au sein d\u2019une collection particuli\u00e8re italienne.<\/p>\n<p>Qui est le commanditaire\u00a0?<\/p>\n<p>Ce formidable travail de documentation de l\u2019\u0153uvre, \u00ab\u00a0mal fait au moment de la donation, ce qui a laiss\u00e9 penser qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une copie\u00a0\u00bb, rappelle Matthieu Dussauge, conservateur en chef du patrimoine, a \u00e9t\u00e9 essentiel. Ce dernier loue le travail de Caroline Fillon, \u00ab\u00a0avec une pens\u00e9e pour Estelle Moulineau\u00a0\u00bb, r\u00e9gisseuse du mus\u00e9e qui s\u2019est pos\u00e9 les bonnes questions au moment du r\u00e9colement. Mais aussi des experts du Centre de recherche et de restauration des mus\u00e9es de France (C2RMF), dont les recherches ont permis de faire avancer la datation de l\u2019\u0153uvre.<\/p>\n<p>Des questions subsistent malgr\u00e9 tout. Qui a command\u00e9 ce tableau exceptionnel \u00e0 cet artiste tr\u00e8s en cour\u00a0? \u00c0 quelle fin\u00a0? \u00ab\u00a0C\u2019est une \u0153uvre co\u00fbteuse, rappelle Corentin Duty. C\u2019est aussi un sujet rare au XVIIe\u00a0si\u00e8cle. Avec une part de nu importante, m\u00eame pour l\u2019\u00e9poque\u2026\u00a0\u00bb L\u2019enqu\u00eate n\u2019est pas termin\u00e9e.<\/p>\n<p>    Un appel au m\u00e9c\u00e9nat<br \/>\n\u00ab\u00a0Le tableau va rester \u00e0 Libourne et trouver sa place au mus\u00e9e des Beaux-Arts\u00a0\u00bb, assure le maire Philippe Buisson. Sa restauration par Sophie Jarrosson, plus longue qu\u2019envisag\u00e9e, va d\u00e9sormais se poursuivre \u00e0 huis clos. Il faudra ensuite la prot\u00e9ger et l\u2019encadrer. \u00ab\u00a0Tout cela va co\u00fbter quelques dizaines de milliers d\u2019euros suppl\u00e9mentaires\u00a0\u00bb, estime l\u2019\u00e9lu. Il lance aujourd\u2019hui un appel \u00e0 m\u00e9c\u00e9nat pour boucler le budget. \u00ab\u00a0Nous avons d\u00e9j\u00e0 des propositions \u00e9manant de quelques personnalit\u00e9s.\u00a0\u00bb Rendez-vous est donn\u00e9 mi-novembre pour un accrochage officiel.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00ab\u00a0Le tableau n\u2019a pas encore d\u00e9voil\u00e9 tous ses secrets\u2026\u00a0\u00bb Caroline Fillon, directrice du mus\u00e9e des Beaux-Arts de Libourne,&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":188929,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1358],"tags":[1348,1384,1385,1386,58,59,1011,27],"class_list":{"0":"post-188928","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-arts-et-design","8":"tag-arts","9":"tag-arts-and-design","10":"tag-arts-et-design","11":"tag-design","12":"tag-divertissement","13":"tag-entertainment","14":"tag-fr","15":"tag-france"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114711201332502887","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/188928","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=188928"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/188928\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/188929"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=188928"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=188928"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=188928"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}