{"id":189287,"date":"2025-06-19T20:41:10","date_gmt":"2025-06-19T20:41:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/189287\/"},"modified":"2025-06-19T20:41:10","modified_gmt":"2025-06-19T20:41:10","slug":"pourquoi-sept-pays-de-lue-dont-la-pologne-tardent-a-rejoindre-la-zone-euro","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/189287\/","title":{"rendered":"Pourquoi sept pays de l&rsquo;UE, dont la Pologne, tardent \u00e0 rejoindre la zone euro\u00a0?"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" class=\"c-ad__placeholder__logo\" src=\"https:\/\/static.euronews.com\/website\/images\/logos\/logo-euronews-grey-6-180x22.svg\" width=\"180\" height=\"22\" alt=\"\" loading=\"lazy\"\/>PUBLICIT\u00c9<\/p>\n<p>La campagne pr\u00e9sidentielle en Pologne a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 de nombreux clivages et diff\u00e9rends au sein de la classe politique polonaise. Cependant, sur une question, les politiciens \u00e9taient plut\u00f4t unanimes : la Pologne ne devrait pas, du moins pour l&rsquo;instant, rejoindre la zone euro.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il n&rsquo;y a jamais eu en Pologne de d\u00e9bat approfondi, honn\u00eate et factuel sur l&rsquo;adoption de l&rsquo;euro\u00a0\u00bb, explique Jakub Borowski, \u00e9conomiste en chef au Credit Agricole Bank Polska et assistant professeur \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole des hautes \u00e9tudes commerciales de Varsovie. \u00ab\u00a0La campagne pr\u00e9sidentielle en est un bon exemple. En fait, aucun des candidats n&rsquo;a abord\u00e9 ce sujet de mani\u00e8re positive\u00a0\u00bb, poursuit-il.<\/p>\n<p>Dans une interview accord\u00e9e \u00e0 Slawomir Mentzen avant le second tour, Rafal Trzaskowski, candidat de la Coalition civique (KO), consid\u00e9r\u00e9 comme un lib\u00e9ral pro-europ\u00e9en, et Karol Nawrocki, pr\u00e9sident \u00e9lu soutenu par le parti Droit et Justice (PiS), ont tous deux exprim\u00e9 leur opposition \u00e0 l&rsquo;euro.<\/p>\n<p>Cela refl\u00e8te l&rsquo;aversion du public polonais pour la monnaie unique. Selon une \u00e9tude du Warsaw Enterprise Institute, <strong>74 % des Polonais interrog\u00e9s sont oppos\u00e9s \u00e0 l&rsquo;introduction de l&rsquo;euro<\/strong>. Cela s&rsquo;explique en partie par le fait que l&rsquo;\u00e9quilibre entre les avantages et les risques li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;adh\u00e9sion \u00e0 l&rsquo;euro est difficile \u00e0 appr\u00e9hender d&rsquo;un point de vue analytique, note Jakub Borowski.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Cependant, il y a un \u00e9l\u00e9ment dans ce d\u00e9bat que le public comprend. Il s&rsquo;agit des inqui\u00e9tudes concernant l&rsquo;augmentation des prix apr\u00e8s l&rsquo;entr\u00e9e dans la zone euro\u00a0\u00bb, explique-t-il. \u00ab\u00a0Pour chaque pays qui est entr\u00e9 dans la zone euro, des \u00e9tudes ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es pour d\u00e9terminer si les prix avaient augment\u00e9. Si les prix augmentaient, c&rsquo;\u00e9tait de quelques dixi\u00e8mes de pourcentage\u00a0\u00bb, explique l&rsquo;\u00e9conomiste.<\/p>\n<p><strong>Quels sont les pays qui n&rsquo;utilisent pas l&rsquo;euro, \u00e0 part la Pologne, et pourquoi ?<\/strong><\/p>\n<p>20 des 27 \u00c9tats membres de l&rsquo;UE ont adopt\u00e9 l&rsquo;euro. <strong>Le dernier pays \u00e0 avoir rejoint l&rsquo;Union mon\u00e9taire est la Croatie, en 2023.<\/strong> Sept pays de l&rsquo;UE ne font toujours pas partie de la zone euro. Il s&rsquo;agit de la R\u00e9publique tch\u00e8que, du Danemark, de la Hongrie, de la Pologne, de la Roumanie, de la Su\u00e8de et de la Bulgarie, qui rejoindra l&rsquo;euro le 1er janvier 2026. Il convient de noter que la Bulgarie a rattach\u00e9 le taux de change du lev, sa monnaie, \u00e0 l&rsquo;euro en 1999.<\/p>\n<p>L&rsquo;adh\u00e9sion \u00e0 l&rsquo;euro est th\u00e9oriquement requise par l&rsquo;UE, bien que les trait\u00e9s ne fixent pas de date limite. Certains pays n&rsquo;ont pas rejoint la zone euro en raison d&rsquo;une opposition exprim\u00e9e par r\u00e9f\u00e9rendum ou par manque de volont\u00e9 politique.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Pour entrer dans la zone euro, il faut modifier la constitution et obtenir un vote des 2\/3 \u00e0 la Di\u00e8te polonaise. Ces 2\/3 ne seront plus atteint pendant de tr\u00e8s nombreuses ann\u00e9es\u00a0\u00bb note Jakub Borowski.<\/p>\n<p>En 1993, apr\u00e8s un r\u00e9f\u00e9rendum, le gouvernement danois a n\u00e9goci\u00e9 un m\u00e9canisme dit d&rsquo;option de retrait dans le cadre de l&rsquo;accord de Copenhague, qui exempte le pays de certaines politiques communes de l&rsquo;UE, y compris la monnaie unique. Les Su\u00e9dois ont \u00e9galement vot\u00e9 contre l&rsquo;euro lors d&rsquo;un r\u00e9f\u00e9rendum en 2003, bien que le pays n&rsquo;ait pas formellement n\u00e9goci\u00e9 une \u00ab\u00a0option de retrait\u00a0\u00bb comme le Danemark.<\/p>\n<p>D&rsquo;autres pays, comme la Pologne, ne remplissent pas les crit\u00e8res formels d&rsquo;adh\u00e9sion \u00e0 la monnaie unique, tels qu&rsquo;un faible endettement et une faible inflation.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Si nous devons entrer dans la zone euro, la dette peut \u00eatre sup\u00e9rieure \u00e0 60 % (par rapport au PIB), mais elle doit descendre assez rapidement pour atteindre ces 60 %. Ce n&rsquo;est pas du tout notre cas. Nous nous \u00e9loignerons des 60\u00a0%. Nous avons beaucoup de d\u00e9penses d&rsquo;armement, il y a une forte pression pour augmenter d&rsquo;autres d\u00e9penses et r\u00e9duire les imp\u00f4ts\u00a0\u00bb, explique Jakub Borowski.<\/p>\n<p>En R\u00e9publique tch\u00e8que, le soutien de l&rsquo;opinion publique \u00e0 l&rsquo;adoption de l&rsquo;euro \u00e9tait \u00e9lev\u00e9 lorsque le pays a rejoint l&rsquo;UE en 2004. Cependant, d\u00e8s avril 2019, 75 % de la population s&rsquo;y opposait, craignant une hausse des prix. Certains hommes politiques ont un point de vue diff\u00e9rent. Jeudi, le pr\u00e9sident tch\u00e8que Petr Pavel a appel\u00e9 son pays \u00e0 adopter l&rsquo;euro pour faciliter le commerce et \u00e9viter une situation de marginalisation \u00e9conomique.<\/p>\n<p>En Hongrie, le soutien \u00e0 l&rsquo;euro, autrefois important sous les gouvernements socialistes, a fortement diminu\u00e9. Aujourd&rsquo;hui, apr\u00e8s une p\u00e9riode de d\u00e9ficits et d&rsquo;inflation \u00e9lev\u00e9s, la Hongrie ne remplit plus les crit\u00e8res.<\/p>\n<p>La Roumanie semble \u00eatre sur la bonne voie pour rejoindre l&rsquo;euro, avec un fort soutien public pour le projet. C&rsquo;\u00e9tait \u00e9galement le cas de la Croatie, dont la monnaie avait \u00e9t\u00e9 rattach\u00e9e \u00e0 l&rsquo;euro avant son adoption d\u00e9finitive en 2023.<\/p>\n<p>Quatre pays non membres de l&rsquo;UE (Andorre, Monaco, Saint-Marin et la Cit\u00e9 du Vatican) utilisent l&rsquo;euro en vertu d&rsquo;accords formels avec l&rsquo;Union. En revanche, deux \u00c9tats des Balkans occidentaux, le Mont\u00e9n\u00e9gro et le Kosovo, ont unilat\u00e9ralement adopt\u00e9 l&rsquo;euro en 2002, qui, bien qu&rsquo;il n&rsquo;ait pas cours l\u00e9gal, fait office de monnaie de facto sur leur territoire.<\/p>\n<p><strong>Avantages et inconv\u00e9nients d&rsquo;une monnaie commune<\/strong><\/p>\n<p>Les \u00e9conomistes d\u00e9battent depuis longtemps des avantages et des inconv\u00e9nients de l&rsquo;adh\u00e9sion \u00e0 l&rsquo;euro. \u00ab\u00a0En cas d&rsquo;adh\u00e9sion \u00e0 l&rsquo;euro, les revenus et les d\u00e9penses des Polonais augmenteront plus rapidement. L&rsquo;acc\u00e8s au cr\u00e9dit sera plus important\u00a0\u00bb, analyse Jakub Borowski.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0D&rsquo;autres avantages sont mineurs par nature ou ont des effets significatifs mais indirects. Par exemple, le commerce entre la Pologne et la zone euro augmentera en raison de l&rsquo;\u00e9limination des fluctuations des taux de change. L&rsquo;intensification de nos \u00e9changes commerciaux favorisera le transfert de connaissances et de technologies. Le PIB et les revenus seront alors plus \u00e9lev\u00e9s. La baisse des taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat apr\u00e8s l&rsquo;adoption de l&rsquo;euro se traduira par une augmentation des investissements et de la croissance \u00e9conomique. Mais comment les citoyens ressentiront-ils l&rsquo;effet de ces m\u00e9canismes ? Indirectement. Ils ressentiront le fait qu&rsquo;ils sont plus riches, mais cela ne se fera pas sentir imm\u00e9diatement\u00a0\u00bb, explique l&rsquo;\u00e9conomiste.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0D&rsquo;autre part, la Pologne conserve une plus grande autonomie gr\u00e2ce au comportement du zloty. Elle peut mener une politique mon\u00e9taire et fiscale ind\u00e9pendante, ce qu&rsquo;elle ne pourrait pas faire si elle \u00e9tait dans la zone euro. Voil\u00e0 donc le co\u00fbt de l&rsquo;adh\u00e9sion \u00e0 l&rsquo;euro\u00a0\u00bb, souligne Peter De Grauwe, \u00e9conomiste \u00e0 la LSE de Londres.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le co\u00fbt (de l&rsquo;adh\u00e9sion) est la perte du taux de change en tant que facteur pouvant stimuler les exportations\u00a0\u00bb, note Jakub Borowski. \u00ab\u00a0Sauf que ce r\u00f4le (de la d\u00e9valuation du taux de change) a consid\u00e9rablement diminu\u00e9. Nous avons une part beaucoup plus importante d&rsquo;exportations qui font partie de cha\u00eenes de cr\u00e9ation de valeur mondiales\u00a0\u00bb, explique t-il, en donnant l&rsquo;exemple de l&rsquo;industrie automobile.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous devons d&rsquo;abord importer des pi\u00e8ces et assembler ces voitures, ajouter des composants nationaux et les envoyer \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, et si nous importons beaucoup pour exporter, alors ces exportations ne sont plus sensibles au taux de change. En d&rsquo;autres termes, si le zloty s&rsquo;affaiblit, les biens interm\u00e9diaires import\u00e9s sont plus chers, ce qui r\u00e9duit l&rsquo;impact de l&rsquo;affaiblissement du zloty sur la comp\u00e9titivit\u00e9 des constructeurs automobiles\u00a0\u00bb, ajoute-t-il.<\/p>\n<p><strong>La monnaie unique : crises et r\u00e9formes<\/strong><\/p>\n<p>Les \u00e9chos de la <strong>crise financi\u00e8re qui a frapp\u00e9 la zone euro<\/strong> au d\u00e9but de la d\u00e9cennie pr\u00e9c\u00e9dente, et en particulier des pays comme la Gr\u00e8ce, l&rsquo;Espagne et le Portugal, r\u00e9sonnent encore. Si le surendettement a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;une des principales causes de la crise, certains m\u00e9canismes de la monnaie unique y ont \u00e9galement contribu\u00e9.<\/p>\n<p>L&rsquo;un d&rsquo;entre eux est la politique mon\u00e9taire unique men\u00e9e par la Banque centrale europ\u00e9enne (BCE) en d\u00e9pit des diff\u00e9rences \u00e9conomiques entre les pays. De plus, la politique controvers\u00e9e dite \u00ab\u00a0d&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb, qui vise \u00e0 r\u00e9duire les d\u00e9ficits principalement par des coupes dans les d\u00e9penses publiques, a \u00e9t\u00e9 impos\u00e9e aux pays en crise. Cette politique a contribu\u00e9 \u00e0 <strong>une faible croissance \u00e9conomique et \u00e0 un taux de ch\u00f4mage \u00e9lev\u00e9 dans ces pays.<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;Union europ\u00e9enne a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 un certain nombre de changements afin d&rsquo;accro\u00eetre la r\u00e9sistance aux crises. \u00ab\u00a0La premi\u00e8re grande \u00e9tape a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;annonce par la BCE en 2012 du programme dit OMT (op\u00e9rations mon\u00e9taires sur titres), qui consistait en un engagement \u00e0 acheter un nombre illimit\u00e9 d&rsquo;obligations souveraines\u00a0\u00bb, explique De Grauwe.<\/p>\n<p>Il explique aussi que la BCE est alors devenue de facto le \u00ab\u00a0pr\u00eateur en dernier ressort\u00a0\u00bb, ce qui a r\u00e9duit la panique sur le march\u00e9. Une situation similaire s&rsquo;est produite lors de la pand\u00e9mie de coronavirus, lorsque la BCE a mis en place un programme appel\u00e9 Pandemic Emergency Purchase Programme (PEPP).<\/p>\n<p>Un autre probl\u00e8me est l&rsquo;absence d&rsquo;une politique budg\u00e9taire unifi\u00e9e au niveau de l&rsquo;UE pour r\u00e9pondre aux chocs \u00e9conomiques dans les diff\u00e9rents pays par le biais des d\u00e9penses et des investissements publics. Certains programmes ont \u00e9t\u00e9 mis en place, comme le fonds \u00ab\u00a0Next Generation EU\u00a0\u00bb (NGEU), dot\u00e9 d&rsquo;environ 800 milliards d&rsquo;euros pour la relance post-pand\u00e9mique, mais certains \u00e9conomistes estiment que ce n&rsquo;est pas suffisant.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je pense que nous devons avancer dans cette direction, pas \u00e0 pas, vers une union fiscale\u00a0\u00bb, d\u00e9clare Peter De Grauwe.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Deuxi\u00e8mement, nous devons r\u00e9former les r\u00e8gles fiscales qui permettent aux gouvernements de r\u00e9aliser des investissements publics et de les financer en \u00e9mettant des obligations. Aujourd&rsquo;hui nous avons besoin d&rsquo;investissements publics dans les domaines de l&rsquo;environnement, du climat et de la transition \u00e9nerg\u00e9tique. Le fait que ces investissements doivent (actuellement) \u00eatre financ\u00e9s par des imp\u00f4ts ou par une r\u00e9duction des d\u00e9penses publiques ailleurs, est un fardeau pour le syst\u00e8me\u00a0\u00bb, conclut l&rsquo;\u00e9conomiste.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"PUBLICIT\u00c9 La campagne pr\u00e9sidentielle en Pologne a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 de nombreux clivages et diff\u00e9rends au sein de la classe&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":189288,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1586],"tags":[11,1777,674,1779,590,1011,27,12,25,1778,364],"class_list":{"0":"post-189287","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-europe","8":"tag-actualites","9":"tag-eu","10":"tag-europe","11":"tag-european-union","12":"tag-finance","13":"tag-fr","14":"tag-france","15":"tag-news","16":"tag-republique-francaise","17":"tag-ue","18":"tag-union-europeenne"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114711972190039316","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/189287","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=189287"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/189287\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/189288"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=189287"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=189287"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=189287"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}